Forum - Anthony Zimmer - Prenant de bout en bout
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Forum : Anthony Zimmer

Sujet : Prenant de bout en bout


De speedy, le 28 août 2006 à 09:28
Note du film : 4/6

On prend beaucoup de plaisir à suivre ce thriller, certes un peu court en durée mais prenant de bout en bout. Certains crieront au sous-Usual suspect mais ne boudons pas notre plaisir. Un thriller français qui bouge et en plus qui force à se creuser un peu les méninges, il ne faut pas se plaindre.

La réalisation est impeccable et une mention toute particulière pour Yvan Attal qui n'a jamais été aussi bon. On devine la fin, on l'espère puis on l'applaudit grâce à lui !


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De cicione, le 31 août 2006 à 18:46
Note du film : 5/6

J'ai beaucoup aimé ce film,c'est vraiment du bon suspens a la française.

De plus j'adore et apprécie Sophie Marceau,qui nous montre une autre facette de son talent d'actrice dans ce film aux accents particuliers.

Un bon film a recommander.De plus ce film prouve que le cinéma français a encore des ressources avec pour ne pas le citer des personnes de la qualité de Yvan Atal.

Merci de me lire.


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De Tamatoa, le 29 octobre 2012 à 23:24
Note du film : 2/6

Quand on aborde un sujet pareil, qui par ailleurs n'a rien d'exceptionnel, on enfile les gros sabots Lautneriens ou les babouches Weberiennes. Ou encore et pourquoi pas, les pantoufles bons enfants d'Yves Robert. Mais traité avec les bottes de Monsieur Jérome Salle, bottes Salliennes et très sérieuses donc, ce film est d'un ennui assez grave ! C' est une cuisine, par vraiment indigeste, mais qui veut nous abreuver de trop d'ingrédients, de trop de styles. Finalement, sans goût précis.

Avec, au service, un Yvan Attal anesthésié, une Sophie Marceau qui monte fort bien les escaliers, surtout vue de dos, (c'est, comme dit "Cicione", une autre facette de son talent d'actrice ) mais qui a très nettement la tête ailleurs, on nage mollement dans le fadasse le plus pénible. Ca se voudrait un thriller très sérieux, c'est juste le petit brun avec un air éteint réalisé par Max Pécas. Et que c'est long ! Et que ça se traine ! Le suspense ? Je l'attends encore. Jérome Salle aime beaucoup prendre l'hélicoptère pour filmer les routes d'en haut. C'est joli, mais pour ça nous avons Yann Arthus-Bertrand. Sophie Marceau fait Boum dans notre coeur tant elle a su si bien grandir…Mais à quoi pensait-elle en tournant ? La scène de drague dans le TGV est assez rébarbative. En tous cas, nous, on pense vaguement à Hitchcock pendant certaines scènes. Illusion d'optique ? Ou hommage appuyé plus ou moins adroitement par le réalisateur ? J'en sais fichtre rien . Peut-être que tout celà relève du pur hasard mais ce serait troublant. Quant' à Sami Frey, on l'a toujours connu en beau ténébreux, mais là, il frise le ridicule tant il en rajoute dans le mystère et l'affalement des paupières. Et puis, tout est tellement prévisible, téléphoné. Tout ça… pour ça !…Je n'ai pas aimé. Soporifique et pas très vraisemblable. Et puis un mélange de genres qui nuit au bon équilibre du film. On sent bien que Jérome Salle est un authentique cinéphile (!), mais trop de culture cinématographique peut nuire à la culture..

Mais j'aimerais beaucoup, beaucoup, que Sophie Marceau vienne s'asseoir en face de moi dans le TGV. Je lui dirais que je l'ai vu dans ce film. Et, tant pis, je lui mentirai. Parce qu'une femme qui monte les escaliers comme ça..


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De Impétueux, le 18 septembre 2017 à 22:30
Note du film : 3/6

Je ne suis nullement d'accord avec le cher Tamatoa, qui a malheureusement disparu du site (et peut-être disparu tout court), avec qui je partageais pourtant beaucoup de goûts. Mais là, j'aurais aimé donner une assez bonne note à Anthony Zimmer, parce que je ne m'y suis pas ennuyé une seconde et parce que j'y ai apprécié le jeu toujours intelligent d'Yvan Attal et l'invraisemblable capacité séductrice de Sophie Marceau.

Bon film de série, certes, bien charpenté, bien rythmé, bien conduit, avec tout ce qu'il faut de séquences brutales pour frapper l'imagination, tout ce qu'il faut d'images de palace pour qu'on puisse s'y prélasser virtuellement, juste ce qu'il faut d'assassinats et de courses poursuite pour qu'on puisse y trouver son content d'adrénaline.

Et malheureusement une idée scénaristique tordue sur quoi on constate, après coup que repose tout le film et qui est révélée dans les derniers instants. Un peu comme dans Usual suspects, si l'on veut, un truc qui fait qu'on se remémore tout le film en se disant Bon Dieu, mais c'est bien sûr ! comme dans les antiques défuntes Cinq dernières minutes, alors même que le cerveau fait l'impasse sur des tas d'invraisemblances et d'anomalies qui, sous le coup de la déflagration révélatrice, ne tiennent pas vraiment la route.

Cette révélation finale fiche tout par terre par son caractère absolument artificiel. Elle m'a tellement agacé que je suis à deux doigts de la divulguer et il faut que je fasse appel à des trésors de charité chrétienne pour résister à la tentation ; on sent que le réalisateur, ayant trouvé son idée de génie en a fait pipi dans sa culotte de plaisir et a tourné son film dans un espèce d'état second orgasmique tout entier dirigé vers la surprise décontenancée et jouissive des spectateurs découvrant le fin mot de l'histoire, s’estimant alors très malins et glissant à leur voisin qu’ils avaient, de leur côté, tout compris depuis longtemps.

Bon. Je le dis, qui est Anthony Zimmer ? Ah ah ah ! C'est un escroc international poursuivi à la fois par les Douanes françaises et par la mafia russe. Comme il s'est fait refaire le visage, personne ne peut dire à qui il ressemble, même pas sa maîtresse, Chiara (Sophie Marceau) qui communique avec lui par le truchement des petites annonces du Herald tribune ; pour détourner les fauves qui le poursuivent Chiara brouille les pistes en choisissant au hasard, dans un TGV, un type anonyme, François Taillandier (Yvan Attal) qui, dès lors va amasser sur sa tête tous les orages possibles, se sortir par miracle de situations épouvantables, manquer être assassiné de cent façons, cavalcader pieds nus dans les rues de Nice, constituer en quelque sorte l'appât idéal.

Le thème du brave type dépassé par les événements qui s'en sort par un grand courage et – il faut le dire – une accumulation de coups de chances considérable, n'est pas rare au cinéma. Me revient en tête l'excellent Marathon man de John Schlesinger où, pareillement, Thomas Lévy (Dustin Hoffman) est le jouet, l'appât qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. On pourrait, dans un autre registre, citer aussi Paul Hackett (Griffin Dunne) dans After hours de Martin Scorsese. Et même Richard Walker (Harrison Ford) dans Frantic de Roman Polanski. Et sûrement d'autres. Forcément entre de braves gens qui ne demandent rien à personne et nous, spectateurs, s'établit une certaine empathie tant nous pouvons facilement nous mettre à la place de ceux dans la vie de qui le bruit, la fureur et le sang font irruption sans prévenir.

Pendant que j'y suis, pour montrer l'incongruité mais aussi l'efficacité de ces situations pour l'agrément du cinéphage, je pourrais aussi citer, dans un registre plus léger et plus drôle, deux films où une créature de rêve – en fait une call-girl – paraît se jeter à la tête d'un quidam qui n'en revient pas : Mireille Darc dans Le téléphone rose d'Édouard Molinaro, Clio Goldsmith dans Le cadeau de Michel Lang, les deux fois au bénéfice (ou au détriment ?) de Pierre Mondy.

Voilà qui fait beaucoup de citations pour un film qui n'en demande pas tant.


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