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Sujet : Et le feu je l'invente?


De Arthur Fauvert, le 25 août 2006 à 14:48
Note du film : 6/6

«Et le feu je l'invente?» cette phrase dite par Radia Daoud à brûle pourpoint à un garçon «idiot» qui la drague est une des belles trouvailles de Jean-Paul Civeyrac et Pierre Erwan Guillaume dans ce magnifique film qu'est Ni d'Eve ni d'Adam: un mot d'auteur qui fait mouche, servi par une jeune adolescente charmante (la reverra-t-on un jour sur les écrans?).

Ce film est le premier long métrage de Jean-Paul Civeyrac est c'est une des plus belles réussites du coffret Jean-Paul Civeyrac. Nombreux sont ceux qui ont fait le rapprochement avec Les Quatre cents coups de François Truffaut pour ce film. On y retrouve en effet un thème commun la révolte d'un adolescent interprété par un admirable Guillaume Verdier dans un jeu plein de fougue et d'instinct.

Mais on y découvre selon moi une écriture proprement «Civeyracienne». Sur un fond de malaise social c'est bien du sentiment amoureux (le thème privilégié de Civeyrac dont il s'agit ici.

Morgane Hainaux en adolescente désirante sans savoir exactement ce qu'elle veut est tout à fait admirable. La force de ce film est d'être porté par des comédiens dont c'est la première apparition à l'écran. Leur jeu, fragile et sensible, donne un émouvant supplément d'âme à ce premier long métrage d'un réalisateur qui comptera dans le futur. Un film que je vous conseille.


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De RdT, le 25 août 2006 à 18:28
Note du film : 4/6

Civeyrac, on allait l'oublier!!! Mais vous me donnez envie de voir ce Ni d'Eve ni d'Adam, et pas seulement pour vérifier si Radia Daoud a inventé le feu…


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De RdT, le 26 août 2006 à 23:15
Note du film : 4/6

«c'est une des plus belles réussites du coffret Jean-Paul Civeyrac.» écrivez vous, M. Fauvert. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous . Si je compare Ni d'Eve ni d'Adam avec Le doux amour des hommes du même Civeyrac (le seul film que j'aivais vu jusqu'à présent de ce cinéaste) je suis un peu désappointé. Visiblement Jean-Paul Civeyrac n'avait pas encore lu Jean de Tinan quand il a écrit son scénario. Je ne retrouve pas la sensiblité, la finesse qui faisait le charme fin de siècle du Doux amour des hommes, ce charmant mélange d'élégance désuette et de jeunesse d'aujourd'hui qui me semblait être la patte de Civeyrac. Ni d'Eve ni d'Adam m'a donné l'impression d'être une sorte de pastiche de Truffaut ou d' Eustache. C'est un peu décevant, et ça me parait insuffisament écrit. La musique de Bach parait être là uniquement pour jouer un rôle de contre emploi, pour faire «décalé», je trouve ce procédé un peu facile, réducteur et vaguement déloyal. La musique de Bach résistant par sa qualité à tous les traitements, la captation d'héritage est aisée. On trouve toutefois des qualités indéniables. La première scène «Vue des pieds des passants» à travers le soupirail d'une cave, est une belle entrée en matière. On peut y voir une allégorie indiquant que ce film va nous faire découvrir le dessous des choses. Les jeunes acteurs sont d'une fraicheur roborative. Comme vous je suis sensible au charme de Radia Daoud la jeune fille à la cigarette. Par son dynamisme Guillaume Verdier porte le film d'un bout à l'autre sur ses épaules, et le charme vaguement boudeur de Morgane Hainaux est attachant. Comme vous je suis également sensible à l'humour de la jeune fille à la cigarette. J'ai passé un agréable moment mais je trouve que le Civeyrac d'avant Jean de Tinan manque un peu de chair. «On a chaud contre la chair moite, la chair qui claque contre votre sueur. On a ses cheveux mouillés dans le nez, on a mal à la nuque et derrière les oreilles, on se dégoûte un peu car on a été bien élevé par sa mère, mais on est aussi un peu fier d'avoir si chaud, parce qu'on est très jeune, parce que la première cigarette semble loin…» Ces phrases sont de Jean de Tinan, elles manquent, selon moi à Ni d'Eve ni d'Adam….


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De Arthur Fauvert, le 27 août 2006 à 16:54
Note du film : 6/6

RdT si Jean de Tinan manque à Ni d'Eve ni d'Adam c'est peut être tout simplement que ce n'est pas le sujet. Et faites attention, le Bach dont il s'agit ici n'est pas celui qui incarna Jules dans Le Martyr de Bougival!!! Pour ma part je ne comparerais pas Ni d'Eve ni d'Adam au Doux amour des hommes mais plutôt à La Vie selon Luc plus proche dans l'esprit.


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De RdT, le 28 août 2006 à 11:04
Note du film : 4/6

..


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De RdT, le 28 août 2006 à 11:04
Note du film : 4/6

En disant que Jean de Tinan manquait à Ni d'Eve ni d'Adam je voulais simplement dire qu'il manquait à Civeyrac une dimension littéraire qui existe dans Le doux amour des hommes. Désolé d'avoir confondu Bach avec Bach mais sur DVDtoile on s'embrouille avec Bach, Bach et Bach on ne sais plus où on en est…


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De Louise, le 6 octobre 2007 à 18:28
Note du film : 5/6

Guillaume Verdier porte ce Ni d'Eve ni d'Adam avec beaucoup de sensibilité. Il faut aller le voir. Et si vous ne savez pas qui est Guillaume Verdier vous pourrez bientôt le découvrir sur les écrans dans Guillaume et les sortilèges de Pierre Léon. Ça sort le 17 octobre.


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