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Forum : Don Camillo et les contestataires

Sujet : Rude mais honorable succession de Fernandel


De David-H, le 20 août 2006 à 22:06
Note du film : 3/6

Après la disparition de Fernandel pendant le tournage, dont découlèrent les renoncements successifs du réalisateur Christian Jacque et de Gino Cervi (Peppone), les producteurs rappelèrent au pied levé le réalisateur Mario Camerini, ainsi que de nouveaux acteurs, en la personne de Gastone Moschin (Don Camillo) et de l'américain Lionel Stander (Peppone). Fatalement, c'est toute l'âme incommensurable du film qui s'en alla ainsi. Alors bien sûr, beaucoup prétexteront qu'un Don Camillo sans Fernandel n'a pas lieu d'exister, mais ce serait faire fi du travail fourni par leurs substituts, notamment par Gastone Moschin, admirable dans sa tentative inespérée de reprise du mythique rôle de Fernandel. L'acteur italien y a mis du cœur et cela se sent : de la démarche caractéristique aux mimiques précises sans omettre le fameux mouchoir, les moindres détails du célèbre curé apparaissent. Sa prestation est donc largement défendable, certes peut-être un peu moins pour Peppone. Et sept ans après le cinquième épisode, il n'est pas inintéressant de remarquer l'évolution générale de Brescello, désormais coloré : de l'apparition des voitures aux nouvelles habitudes post-soixanthuitardes, en passant par la présence de boutiques d'électroménager ou de la rénovation de l'église…Dans ce patelin de campagne longeant le Pô, tout a décidément bien changé, pas que pour notre déplaisir nécessairement, et y compris la musique d'ailleurs, particulièrement mélodieuse…


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De Arca1943, le 20 août 2006 à 22:16

« …certes peut-être un peu moins pour Peppone. » Je n'ai pas votre courage pour ce qui est d'essayer des O.C.N.I.s de ce genre, mais je suis désolé de lire que selon vous, Lionel Stander n'est pas à la hauteur. Car et acteur américain à la tronche assez unique a livré de truculentes performances au cours de sa (relativement longue) carrière italienne : dans Casanova, un adolescent à Venise, Il était une fois dans l'Ouest, Les Aventures de Pinocchio ou encore Miracle à l'italienne… Une fois admise l'idée de remplacer l'irremplaçable tandem comique Fernandel-Cervi – il me semblait que pour jouer Peppone, c'était un bon choix. Vous m'en voyez bien marri. Mais peut-être avez vous tort, qui sait ? Zut, il va falloir que je vérifie…


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De David-H, le 20 août 2006 à 22:34
Note du film : 3/6

Oh, je n'ai rien contre l'acteur en question.

Je voulais simplement dire que dans ce cas-ci, il m'avait moins convaincu que son adversaire curé.

C'est simplement un avis personnel, et que je défends, voilà tout.

Libre à vous de le contester, bien sûr.


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De Arca1943, le 20 août 2006 à 22:45

« Libre à vous de le contester. »

David-Hainaut et le contestataire ? Eh bien, nous le saurons peut-être quand j'aurai vu cet étrange sequel…


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De David-H, le 20 août 2006 à 22:51
Note du film : 3/6

Vous pouvez dire 'Les', car j'entends déjà d'ici l'avis de notre cher Impétueux.

Pourtant, croyez-moi, je suis un fervent opposant des remakes et des suites inutiles. Mais que voulez-vous, des paradoxes existent…


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De Impétueux, le 20 août 2006 à 23:45

Je vous laisse en tête-à-tête ; bien que réalisés par l'honnête (et un peu mieux !) Carmine Gallone, les opus 3 et 4 de la série ( La Grande bagarre de Don Camillo et Don Camillo… Monseigneur) m'avaient paru déjà bien fades et le filon bien épuisé ; et ce n'est pas parce que Luigi Comencini a réalisé Don Camillo en Russie que je suis remonté dans le bateau ; alors, pour ces Contestataires, vous bavarderez sans moi !


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De Arca1943, le 20 août 2006 à 23:53

« Pourtant, croyez-moi, je suis un fervent opposant des remakes

et des suites inutiles. »

Pour ma part, les remakes non paseran ! Je suis même plutôt dogmatique à ce chapitre. Par contre – assez curieusement, peut-être – je ne vois pas les sequels du même sale oeil. Faire une suite est une entreprise bien plus humble, elle n'est pas pour moi nimbée de la même prétention arrogante que le remake. Ainsi, dans mes rares moments de lucidité, je suis capable de reconnaître que les épisodes 3, 4 et 5 de Don Camillo, bon, ne sont peut-être pas toujours aussi bons que les deux premiers, mais ces films me sont plutôt sympathiques, alors que la lamentable tentative de Terence Hill m'est odieuse. En réalité, la différence entre les deux entreprises n'est pas si grande, pourtant seule la seconde me braque, me hérisse (avant même d'avoir vu le film), parce qu'elle prétend refaire et non revisiter. Cela dit, presque aucune suite de film n'a été à la hauteur d'un premier épisode, à de rarissimes exceptions près (comme Le Parrain 2, Terminator 2 et Les Invasions barbares

D'ailleurs, la chose finit par être vraie de Guareschi, hélas : les deux premiers livres sont de valeur égale (Piccolo mondo "Don Camillo" et Don Camillo et ses Ouailles) mais je me rappelle soudain – eh oui, voilà que ça me revient – avoir essayé de lire "Don Camillo et les contestataires" et d'avoir été plutôt déçu par le ton moralisant et trop manifestement idéologique : l'égalité entre les deux personnages est brisée, les bonnes blagues se font plus rares… L'Italie de 1969-70 avait trop changé pour Giovanni Guareschi, conteur de génie qui était aussi un monsieur politiquement très, très conservateur. Son truc à lui, c'était ce qu'on appelle "il campanilismo". C'est l'idéologie de la campagne contre la ville. Souvenez-vous de l'épisode où Don Camillo jette une table – et il la jette d'ailleurs fort bien ! – à la figure des communistes de la ville qui le narguent… ce sont eux les vrais méchants pour Guareschi. Tandis que Peppone, bien que communiste, a au moins en sa faveur d'être un authentique produit de l'Italie paysanne, incomparable pour réparer les tracteurs les plus rétifs. En 1970, l'Italie de Guareschi est moribonde et ça ne sent que trop dans le bouquin… malheureusement.


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De cesarino, le 29 août 2006 à 16:52

Les films " Don Camillo " sont des chefs-d’œuvre parce que les rôles sont admirablement interprétés par des comédiens tout simplement inégalables,Fernandel et Gino Cervi, et qui ont immortalisé les personnages à leur propre image! Pour moi,et quelque soit leur valeur,d'autres comédiens pourraient s'essayer mais ils ne seront jamais à la hauteur de l'immense talent de Fernandel et de G. Cervi.

Alors autant que les producteurs changent de titres de films et nous laissent nos "Don Camillo"!


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De memel, le 9 août 2007 à 18:04

En accord avec vous sur la difficulté de remplacer Fernandel et Gino Cervi. Ceci dit ce 6ème opus est plus plombé par une histoire et un scénario dans lequel on ne retrouve l'adversité et les moments d'amitiés entre les deux protagonistes principaux qu'à dose homéopathique.


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