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Forum : Gangs of New York

Sujet : Avis


De dumbledore, le 14 août 2003 à 14:47
Note du film : 2/6

Tout à fait d'accord avec l'analyse, même si je trouve Daniel Day Lewis particulièrement cabotin et artificiel dans son rôle. Seul Liam Neeson est parfait dans le film…

J'ai trouvé également que la mise en scène s'est perdue, entre la vue d'ensemble et les personnages. Plusieurs fois, trop souvent, on a droit à des plans larges "regardez comme il est beau mon décor", procédé qui n'est pas habituel chez Scorsese qui jusque là savait rester sur ce qui compte: l'histoire et les personnages.

Par ailleurs, le sujet clairement affiché : "l'amérique est né dans les rues", à savoir ce sont les gangs qui ont fait le pays, n'est pas traité. L'histoire clichée est celle de la vengeance d'un fils dont le père a été assassiné. Rien à voir avec la construction de l'Amérique par les gangs, ce qu'on ne voit nullement, sauf peut-être en arrière arrière…

Scorsese est passé à côté de son sujet et de son histoire.


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De Gaulhenrix, le 14 août 2003 à 15:46
Note du film : 4/6

Vos réserves sur l'ensemble du film sont fondées. Mais je serais sensible aux séquences réussies.

Par exemple, le plan en plongée qui conclut le premier affrontement et efface les différences entre les combattants présentés ainsi symboliquement comme des semblables destinés à devenir les enfants de cette Amérique naissante, et clôt la séquence sur l'idée d'une lutte fratricide.

Je songe à la saisie, dans le même travelling latéral, de l'arrivée des immigrants à peine débarqués et aussitôt enrôlés puis embarqués pour le front de la guerre ; cependant qu'arrivent les cercueils des "morts à la guerre".

J'ai aussi apprécié que le film s'achève sur une dernière trouvaille de Scorsese : le futur de New York (troisième « destin » du film – après ceux des individus et de la Nation – !) est évoqué à travers un étonnant plan fixe de la ville de 1860 (un cimetière ô combien métaphorique!) qui se transforme insensiblement – transcrivant ainsi magnifiquement le passage du temps – jusqu'à l'image du New York contemporain. Le générique enchaîne alors aussitôt sur le film, dont il fait partie, puisque la chanson de U 2 (The hands that built New York / Ces mains qui bâtirent New York) le prolonge en célébrant la ville. Puis le silence se fait et, sur les derniers noms du générique, s'élèvent les rumeurs modernes de la ville, comme un bruit de fond, lointain mais proche et familier. Qui nous murmurerait que l'histoire de New York se continue…

Mais la plupart des films méritent qu'on les revoie. Une seule vision ne peut suffire…


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