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Forum : Tartarin de Tarascon

Sujet : Avis


De jrquichotte, le 29 mai 2006 à 06:58
Note du film : 4/6

Pour Raimu, Pagnol, la musique de Milhaud.


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De frontine, le 14 septembre 2006 à 10:50
Note du film : 5/6

Je souhaite également la diffusion en dvd de ce film très attachant, classique de la

littérature française.Je souhaite également le sauvetage en DVD d'un très rare et amusant

film de Fernandel réalisé par maurice Gleize: LE CLUB DES SOUPIRANTS dont il semble

ne plus existé…qu'une seule copie, propriété de l'Institut Lumière à Lyon qui le garde

jalousement ! et tant qu'à faire, demandons l'édition dvd de tous les films réalisés par

l'excellent artisant-réalisateur JEAN GOURGUET (injustement ignoré de DVD toile entre autres).


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De Gilou40, le 6 octobre 2011 à 19:50
Note du film : 4/6

Sûrement la meilleure adaptation de l'oeuvre d'Alphonse Daudet ! (Il me semble bien en avoir vu deux ou trois autres, dont une avec Francis Blanche, mais sans commune mesure avec celle-ci). Lequel Alphonse regretta amèrement d'avoir écrit cette histoire qui lui attira un violent courroux de la part des habitants de Tarascon et du peuple méridional en général. Ces gens là sont des fabulateurs, voir des mythomanes comme les Ecossais sont radins ou les Belges des imbéciles. Et les légendes sont tenaces ! Mais, nonobstant la légende, le tout Tarascon détesta ce récit de Daudet, récit qui lui fut inspiré par un cousin dont le nom m'échappe. Un cousin mal inspiré, parcontre…

Mais il eut été dommage que Raymond Bernard ne portât point à l'écran cette pochade pour enfants. Car ce film fit les belles après-midi des jeudis et plus tard mercredis pluvieux de millions d'écoliers. Et aussi enfantine que peut-être cette histoire, c'est avec minutie que Raymond Bernard décortique l'œuvre de Daudet. Et à qui confier tous ces rôles de méridionaux sinon à la fine fleur du genre. Autour d'un Raimu en grande forme, s'agite tout ce que le cinéma compte de "ôh fatche de con !", "Bonne mère", "tu m'estrancines !" "Tu m'escagasses !" et tout le toutim. J'ai nommé : Vilbert, Charpin, Sinoel, Mouriès, Maupi pour les principaux. Ils sont chez eux, ils sont ensemble et, c'est tout juste si ils se rendent compte que la caméra ne les lâchent pas. La voient' ils au moins ? Pas sur ! Ils jouent ! Pour eux, j'en suis sure. Le cinéma ? Pas sur qu'ils connaissent, les bougres . Ou en ont-ils une vague idée…Ils nous régalent de leur accent. De leur colère. Plus menteurs les uns que les autres, baignant comme maîtres nageurs dans une mauvaise foi qui nous enchante. Ils portent tous tartarin de Tarascon au pinacle. Ils sont magnifiques et c'est, chez eux, une bonne, très bonne habitude. Daudet, qui les observe du haut de son nuage, le sait bien, qui s'est réjouit tant de fois de les voir interpreter ses plus belles oeuvres.

Voilà les serviteurs du grand écrivain, une fois de plus mis à l'honneur. Eux même nous offrant la quintessence du labeur du Languedocien. Merveilleux troc béni des Dieux, qui n'a pas fini de nous enchanter. Il fait si beau, chez eux…


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De Florian, le 6 octobre 2011 à 21:23

Dans votre message, Gilou, vous mettez essentiellement l'accent sur le panache de la distribution qui s'en donne à cœur joie (on dirait les joyeux films de Dhéry comme La belle américaine ou Allez France). Et cette bonne humeur méridionale et communicative prend totalement le pas sur le scénario qui, de toute façon, semblait un peu mou.

Écrasés par l'imposante figure de Raimu (un Harry Baur à accent), les autres acteurs n'ont qu'à bien se tenir. Il trouve son équivalent féminin en la personne de l'exubérante Milly Mathis, qui lui tiendra encore tête dans Carnet de bal. Bizarrerie de la distribution que la présence de l'animateur-chanteur Saint-Granier en prince de pacotille, dont il se tire fort bien car ce rôle devait être assez proche de l'excentrique qu'il était. Saint-Granier se trouvait peut-être en mal d'emploi : les années 20 et ses succès avec Mistinguett étaient loin, Ramona aussi, son contrat avec la Paramount (la filiale française se situait à Joinville) avait expiré…

Cette troupe de comédiens marseillais me fait penser, avec quelques réserves, aux futurs Branquignols, voire même un peu au Splendid bien plus tard. Ma scène préférée reste celle du récital, où Blanche Poupon (la femme d'Henri Poupon à la ville, et ERREUR du boîtier du DVD, Henri Poupon n'apparaît aucunement dans le film) joue du piano et chante très bien, mais seule la minuscule et ridicule intervention de Tartarin est bêtement applaudie par une assemblée admirative.


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De Gilou40, le 6 octobre 2011 à 22:01
Note du film : 4/6

Pour ne rien vous cacher, mon cher Florian, je me suis passée et repassée la toute première scène du film X fois. Je me demande si, mais ce n'est pas flagrant, le gars qui renseigne le représentant en armes cherchant la maison de Tartarin , ce n'est pas Henri Poupon… J'hésite encore !

Pour votre comparaison avec les Branquignol ou Le splendid, je pense que nos joyeux drilles méridionaux n'ont rien à voir, ni de près ni de loin avec eux. Plutôt d'accord avec la bonne humeur collégiale de La belle Américaine ou allez France. Pas trop d'accord non plus avec le côté "écrasé" des acteurs face à l'imposant Raimu…Qu' aurait' il fait, Raimu, dans La femme du boulanger sans un Charpin, ou un Robert Vattier pour lui donner de quoi être resplendissant ? Je pense que Raimu avait peut-être cette notion de supériorité, pas les autres. Regardez Maupi qui s'est déssaisi du rôle du Boulanger justement, pour, très intelligemment, convaincre Pagnol que c'était Raimu qui porterait le rôle au pinacle. Et puis, quand je les vois, tellement unis, se connaissant si bien les uns les autres, je ne peux pas penser à de basses rivalités. Vous me direz que…..


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De Florian, le 7 octobre 2011 à 14:24

Je peux vous l'assurer Gilou, le comédien dont vous parlez est en fait Louis Kerly, un acteur habitué aux rôles de rondeurs mort en 1936, revisionnez Faisons un rêve, il y est valet de chambre.

Pour la comparaison avec les Branquignols et autres, je pensais bien sûr à l'esprit d'équipe qui permet à ces groupes d'avoir tant de succès, mais je vous accorde que dans le style et l'humour, tout cela n'a rien à voir. Je reviens aussi sur l'emploi du terme « écrasés », il est effectivement trop fort et ne reflète pas vraiment mon idée. Mais les autres se laissent volontairement dominer par la figure de Raimu, qu'ils savent plus imposant de par sa stature et sa voix, mais il n'était pas question de talent dans ma phrase, j'estime autant Raimu que Maupi, quant à Charpin (qui n'apparait pas), je le tiens pour son égal, un acteur d'une finesse disparue qui donne leurs lettres de noblesse à la Trilogie Marseillaise ou au Schpountz.

Comme vous dites, de basses rivalités n'existaient sans doute pas, avez-vous les images d'archives de l'enterrement de Raimu, on y voit Maupi en larmes, il y a aussi Scotto, Fernandel, Gabin


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