Forum - Le Deuxième souffle - Avis
Accueil
Forum : Le Deuxième souffle

Sujet : Avis


De David-H, le 13 mai 2006 à 13:02

A quand le remake du ' Clan des Siciliens' avec Depardieu, Auteuil et Dujardin? A quand la reprise de 'Touchez pas au Grisbi' avec Depardieu, Cassel et Huster? Et quand la rererevisite des Misérables avec Depardieu, Auteuil, Dujardin, Cassel, Huster et Bellucci?

Cinéastes français, des milliers d'excellents romans dorment dans les bibliothèques du monde (Audiard le disait déjà) alors, de grâce, cessez de toucher à votre patrimoine et innovez. Où, sans apport de la moindre originalité, vous conduirez votre art à sa pure perte.

D'avance merci.


Répondre

De paul_mtl, le 13 mai 2006 à 14:29

Oui certes mais au bout d'un siecle de films et + de 20 siecles de litterature ca devient dure de vraiment innover. En plus le cinema est un art populaire avec des contraintes financieres importantes.

Les nouvelles et bonnes comedies originales n'ont pas tjs le succes merité aupres du public francais qui preferent voir Les Bronzés 3 a par ex Le Plus Beau Jour De Ma Vie, Emmenez-moi

Alors a qui la faute ?


Répondre

De Arca1943, le 13 mai 2006 à 15:01

C'est un art populaire, voilà qui est juste. Mais ce que dit David Hainaut est vrai : pourquoi se limiter à ce qui est déjà fait? Je pense souvent à Pierre Boulle, par exemple. Deux de ses romans, Le Pont de la rivière Kwai et La Planète des singes sont devenus des classiques du cinéma. Les critiques littéraires bardés de Barthes et de Duras ne vous parleront jamais de l'oeuvre de Pierre Boulle, c'est certain. Mais combien de bons films potentiels dorment dans ses romans ! Pourquoi aucun cinéaste français n'a allumé? Comment ça se fait que «Un Métier de seigneur», par exemple, n'ait jamais été porté à l'écran ? Ou «Les Vertus de l'enfer», une de ses plus ironiques réussites (le titre est d'ailleurs tout un programme) qui ferait un sacré film d'aventures?


Répondre

De PM Jarriq, le 13 mai 2006 à 15:14
Note du film : 1/6

Le remake, dans le fond, pourquoi pas ? S'il s'agit d'améliorer l'oeuvre originale, de la remettre au goût du jour, de l'adapter aux sensibilités contemporaines… Mais dans les faits, combien de fois est-ce vraiment arrivé ? On est toujours ravi devant Le Schpountz, et on se sent offensé par son remake, on adore La poison et on fuit l'infâme resucée, on admire Planet of the apes et on s'afflige devant la chose de Tim Burton. La liste est longue, très longue…

Quelqu'un a-t-il en mémoire un remake qui aurait surpassé l'original ?


Répondre

De Impétueux, le 13 mai 2006 à 15:19

Dieu sait si Georges Simenon a été adapté au cinéma, mais il reste des dizaines et des dizaines de ses romans et nouvelles qui pourraient servir de trame à un réalisateur !

En fait, le remake systématique est bien dans la veine veule de notre époque : donner du pré-mâché, du déjà vu "revisité" avec de nouveaux acteurs, de nouveaux effets spéciaux, des "audaces" qu'on n'avait pu avoir vingt ans avant (généralement quelques actrices à poil et des scènes de sexe plus explicites) ça ne coûte pas cher, ça peut rapporter gros et ça flatte la fainéantise générale.


Répondre

De verdun, le 13 mai 2006 à 15:45
Note du film : 6/6

Je suis d'accord pour constater qu'il y a encore de nombreux romans qui n'ont pas été adaptés au cinéma, des sujets à traiter, des périodes historiques sur lesquelles se pencher -à quand un film sur La Commune ??

Et je suis hélàs d'accord aussi pour constater que trop souvent les spectateurs ne sont pas assez exigeants, comme s'ils étaient conditionnés par le nivellement par le bas. Le cinéma manque d'enjeux, d'ambition, d'audace (non sur le sexe et la violence mais plutôt au niveau de la dramaturgie) et doit faire un effort prométhéen pour s'arracher de la télévision qui la finance mais aussi la contamine.

Trop souvent quand on dit que le cinéma est moins bien qu'avant, on est critiqué… par des gens qui ne connaissent pas ces "films d'avant". Or ce n'est pas réactionnaire que de faire ce constat, au contraire c'est une façon de réclamer un coup de balais.

Payer son ticket pour voir des films qui sur le plan esthétiques, par leur aseptisation sont des téléfilms, quelle escroquerie!

Au moins les Etats-Unis ont un avantage rare sur nous: la créativité de leurs séries tv et quelques rares auteurs comme Michael Mann ou Clint Eastwood. Mais là aussi, qu'est-ce qui a progressé hormis les effets spéciaux ?

Et ils ne nous ont pas attendu pour faire des remakes déplorables:

La planète des singes de Tim Burton en est l'exemple le plus navrant, de la part d'un des grands talents de Hollywood.

A quand le remake par Joel Schumacher de Il ETAIT UNE FOIS DANS L'OUEST avec Ben Affleck ou Monica Bellucci dans les rôles principaux ?


Répondre

De paul_mtl, le 13 mai 2006 à 17:06

Oui Arca je suis d'accord avec toi.

J'ai juste voulu parler de réelle innovation et pas d'adaptation de livre qui est, si tu pousses a fond le raisonnement, une forme de remake/copie aussi. :D

"Cinéastes français, des milliers d'excellents romans dorment dans les bibliothèques du monde (Audiard le disait déjà), alors, de grâce, cessez de toucher à votre patrimoine et innovez." Je comprend ce que David veut dire et je suis d'accord avec lui.

Si vous avez pas d'idées originales adaptez un bon livre plutot que de recopier le scenario d'un film existant. Mais il y a les remakes officiels et tous les films inspirés de. Generalement je trouve le remake moins bon mais il y a les exceptions qui confirment la regle. Les exemples ne me viennent pas la mais le remake de La poison a d'autre qualité que l'original.


Répondre

De Arca1943, le 13 mai 2006 à 17:54

« Dieu sait si Georges Simenon a été adapté au cinéma, mais il reste des dizaines et des dizaines de ses romans et nouvelles qui pourraient servir de trame à un réalisateur ! »

Ah, j'en rêve parfois… "Marie qui louche" – que je tiens pour son meilleur roman – "L'Âne rouge", "La Neige était sale", "Les Volets verts", "Le Temps d'Anaïs", "Le Petit saint"…


Répondre

De Impétueux, le 13 mai 2006 à 18:19

Juste une note pédante, mon cher Arca : La neige était sale a été adaptée par Luis Saslavsky en 1952 avec, dans le rôle de Frank, Daniel Gelin ; mais je n'ai jamais vu ce film, hélas…


Répondre

De David-H, le 13 mai 2006 à 21:57

Détrompez-vous, je suis toujours étudiant et personne ne m'apparaît vieux jeu ou réactionnaire dans la salle. Il faut effectivement se rendre à l'évidence : hormis l'une ou l'autre exception, le meilleur du cinéma est probablement derrière lui, mais n'est-ce pas propre à beaucoup de choses dans notre société en surplace?

Dans ce forum, j'ai souvent l'impression de lire des gens d'expérience (qui, virulents ou non, m'en apprennent beaucoup), dépassant visiblement la cinquantaine.

Je leur rappellerai toujours, dans leurs quelques peines nostalgiques, le bonheur qu'ils ont eu de connaître les années d'or du septième art (que je nommerais pré-soixanthuitardes, de manière générale).

Je leur rappellerai que moi, comme bien d'autres jeunes – et peut-être plus que vous ne le craignez – devons subir un présent presque dépourvu d'idée et d'idéologie. Au point que nous nous 'contentions' de revivre en permanence ce passé et vivre en marge d'une jeunesse, qui trop souvent, ne se soucie pas de tous ces facteurs.

Et songez, que la vingtaine à peine dépassée, nous allons nous farcir durant cinq ou six décennies entières de bides, de remakes et d'inutilités cinématographiques.

Donc de grâce, mesurez votre chance et continuez vos âpres mais instructives, conversations. Même moqueuses vis-à-vis de certains novices du site…

Pour en revenir à nos remakes, rappelons encore que le cinéma français se porte très bien (voir ailleurs sur le site), en nombre d'entrées s'entend, surtout pour les comédies de cette année (Jean-Philippe, La Doublure, Oss 117 Le Caire nid d'espions, Camping). Ce Deuxième Souffle apparaît dans cette période encore plus inutile. A titre personnel, c'est que l'on touche à un film de Ventura qui m'effraie, en espérant que les Gabin, De Funès, Bourvil (…) ne soient bientôt contaminés…


Répondre

De Impétueux, le 13 mai 2006 à 23:23

Mon cher David-Hainaut, votre plaidoyer pro domo est sympathique et lucide et je vous jure que je l'ai lu sans ironie, bien conscient que ma génération (né en 47, j'avais donc 21 ans en 68) a été une des grandes chanceuses de l'histoire de l'humanité !

Vous avez raison, il y avait à cette époque de revigorantes controverses idéologiques, des espérances et des craintes que nous pensions immortelles et qui se sont révélées les unes et les autres dérisoires (et le drame, c'est que certains acteurs de cette époque sont restés englués dans leurs certitudes puériles), controverses que je ne vois plus aujourd'hui, sauf à croire que José Bové a de l'avenir ce qui m'amuserait beaucoup.

Mais pour le cinéma, qui est ce qui nous rassemble ici (et je suis sûr que, sinon, si nous parlions d'autre chose, nous serions aussi rarement d'accord !), pour le cinéma, qui nous unit, donc, dans le même amour, c'est beaucoup plus grave et sans doute avez-vous raison de penser que sa grande époque est derrière lui…

Resteront réalités virtuelles, jeux vidéos, films de spectacle et d'éclaboussement, pleins de punch et d'images déroutantes. Restera Matrix en plus spectaculaire encore.

Mais on ne refera jamais Autant en emporte le vent, ou Quai des Orfèvres ; on ne refera jamais non, plus, remarquez, Bérénice, Le Neveu de Rameau, la Légende des Siècles, la Recherche du Temps perdu

Déjà, au milieu du dernier siècle, on se disait, et on savait que le théâtre avait du plomb dans l'aile, on parlait de la mort du roman ; quant à la poésie ! croyez-vous qu'il y avait à la mort de René Char le centième de l'émotion qu'il y avait eue pour Victor Hugo ou Lamartine ?

Si David Lynch – que je tiens pour un très grand d'aujourd'hui – a la malchance de vivre trop vieux (il n'a qu'un an de plus que moi), il sera enterré sans personne derrière son cercueil…


Répondre

De paul_mtl, le 13 mai 2006 à 23:33

David, de nos jours, il a bcp plus de films qui sortent chaque année donc bcp plus de films mediocres mais aussi noyé de tres bons films qui n'ont rien a envier aux anciens classiques.

Ca prend du temps pour les critiques a faire le tri et la nostalgie n'opere pas encore.

Bien sûr certain cinema (italien,..) ont souffert de la machine hollywoodienne qui a produit "Autant en emporte le vent" et maintenant des films de plus en plus violents.

Le probleme qui se pose est pour la masse qui forme son gout avec ces films violents a succes, les series TV, la tele etc …

Cette generation est deja la clientelle de cinema et influence aussi les films a venir car il y a interaction.

Les films subtils, humoristique et interessant qui me plaisent existent dans le passé comme dans le present mais j'ai parfois des craintes pour l'avenir de n'avoir plus qu'un cinema americain qui deteint sur tous les autres cinema. Ca n'arrivera pas mais le risque existe. Les critiques francais ont trop encensé le cinema americain qui a aussi ses lacunes. Je les connais que trop bien. Pourquoi ne le voient ils pas aussi ? Sans doute pour l'exotisme, l'evasion qu'ils n'ont pas avec le cinema europeen. Sauf que les critiques US ne le font pas bcp avec le cinema europeen pas parce qu'il est inferieur mais parce qu'ils ne le connaissent pas bien. Pour t'en convaincre reguarde les encyclopedies du cinema qu'ils font. :D

Résultat sur les forums italiens, tu as aujourd'hui 90% de titres italiens sont des films etrangers. C'est mieux sur les forums francais mais par ex. les comedies populaires francaises sont trop souvent meprisé au profit des comedies populaires americaines. C'est a pleurer de rire !

Sinon je suis né en 1968. On a l'avantage d'avoir connu aucune guerre mondiale, juste vu des films la relatant ;)


Répondre

De Arca1943, le 14 mai 2006 à 02:26

« Je leur rappelerai toujours, dans leurs quelques peines nostalgiques, le bonheur qu'ils ont eu de connaître les années d'or du septième art (que je nommerais pré-soixanthuitardes, de manière générale). »

Pour ma part, je vais avoir 41 ans. J'avais donc 3 ans en 1968 (et 2 ans et demi en mai). Mon attachement le plus fort au cinéma va à des films qui, pour une large part, ont été réalisés juste avant ma naissance : Italie 60-65, voilà mon Eden audiovisuel. Mais je ne connais cette époque que rétrospectivement. En attrapant, ado, la toute fin de la vague (et les toutes dernières années où le cinéma se voyait d'abord et avant tout en salles) je me suis retourné vers son début… puis j'ai vu (à Paris) Une Vie difficile and the rest, as they say, is history.

Pour moi, la "génération 68" est celle de mes parents. Qui donc parlait de "l'effet grand-père"? C'était peut-être Fruttero et Lucentini? Peu importe. Comme j'ai tendance souvent à vouloir critiquer la droite avec une autre droite (ex : néolibéralisme vs. les positions de Croce ou Arendt) et la gauche avec une autre gauche, eh bien à la génération 68 j'ai tendance à opposer la génération 43 (comme dans 8 settembre 1943) – et "leur" cinéma respectif.

Quant à "mon" cinéma, je suis devenu adulte pendant les années 80, la pire décennie du vingtième siècle pour ce qui est du cinéma ! Les eighties sont tellement toc, avec le passage du temps le vide apparaît tellement à l'évidence derrière le tape-à-l'oeil… C'est fascinant de voir combien le cinéma des années 80 vieillit mal. C'en est même injuste pour cette période si mal représentée, pour ainsi dire mal connue ! Pour moi, dès cette époque (et je n'étais vraiment pas le seul à penser comme ça) les films qui passaient et repassaient à la télévision, et qui dataient souvent de dix ans plus tôt, étaient meilleurs, plus substantiels, plus prenants, que ceux qui sortaient en salles. Au fond, je me suis tourné vers le passé en raison de la criante indigence du présent. (Et j'ai très peur de revoir Siesta, par exemple. J'ai peur que ça ait autant vieilli que La Veuve noire et tant d'autres.)

En revanche, je ne crois pas du tout à une décadence inéluctable du cinéma. Ma théorie, a contraire, est celle du creux de vague : le pire sera bientôt derrière nous. Certes, ça fait dix ans que je répète ça… mais avez-vous vu La Meglio gioventù?


Répondre

De verdun, le 14 mai 2006 à 03:33
Note du film : 6/6

Moi, pour tous vous dire, je suis né en 1981, et lorque j'étais jeune, je n'avais pas forcément des goûts cinématographiques glorieux, aimant beaucoup les films des idoles des années 80, c'est-à-dire Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone. Mais j'étais tellement téléphage que j'aimais aussi les films anciens.Or Il y a encore quelques années juqu'à le fin des années 1990, TF1 pouvait diffuser Les professionnels de Richard Brooks à 20h45. La deuxième chaîne n'était pas en reste. La troisième chaîne nous régalait avec la "dernière séance". Canal + diffusait plus de films anciens, M6 diffusait des péplums (!), des westerns spaghettis ou des polars des années 1970 comme Les flics ne dorment pas la nuit de Richard Fleischer. Et puis la fièvre audimateuse s'est développée. La télé s'est dégradée en général donc les progrAmmations de film aussi se sont détériorées.

A cet égard, relisez des vieilles revues des années 1980 et vous serez estomaqués: des films de Fritz Lang ou Jean Renoir à 20h30 (et non pas 20h45) sur TF1. Tentez donc l'expérience !!!

La façon dont le pouvoir politique a laissé la télé se délabrer est une catastrophe culturelle dont on n'a pas assez mesuré l'ampleur. Et puis il n'y a pas d'éducation en plus pour l'audiovisuel. Et puis les gens ne peuvent pas aimer les films qu'ils ne connaissent pas puisqu'ils ne savent l'existence que de tel film montré sur telle grande chaîne, certains pensant peut être que le "cinoche" est né en 1990 !!

Donc le problème est que via la télévision, on nivelle les gens par le bas, sans toutefois qu'ils en soient rééllement coupables.Parce que tout est télévision aujourd'hui. Or ma cinéphilie est due à la télévision: qu'en serait-il sans l'aide de la petite lucarne, même si je lis des livres de cinéma qui me donnent la curiosité de voir telle ou telle oeuvre ?

Et puis je le répète, ce n'est pas être réactionnaire que dire que le cinéma est souvent moins riche. Où sont les réalisateurs cultivés soucieux d'apporter UNE VISION du mondes? Et lorsque l'on voit le cinéma italien par exemple, comment ne pas être nostalgique ? Et puis comme je l'ai dit sur le topic pour Le Samourai , quelle place pour le cinéma -intelligent- entre Internet, les jeux vidéos ou la télé qui l'asservit ?

Sinon pour les années 1980, je suis d'accord: les films vieillissent contrairement à ce que croient certains y compris sur le forum, plus mal que ceux des seventies

D'ailleurs, le septième art s'est-il remis de cette périod d'errance? Pas sûr.


Répondre

De Arca1943, le 14 mai 2006 à 04:06

« Or Il y a encore quelques années juqu'à le fin des années 1990, TF1 pouvait diffuser Les professionnels de Richard Brooks à 20h45. La deuxième chaîne n'était pas en reste. La troisième chaîne nous régalait avec la "dernière séance". Canal + diffusait plus de films anciens, M6 diffusait des péplums (!), des westerns spaghettis ou des polars des années 1970.»

Ici, au Québec, les télés francophones ont connu une évolution très semblable. Le dommage le plus grave causé par la raréfaction des vieux films à la télé, c'est d'engendrer des générations de spectateurs dont la mémoire audiovisuelle couvre un arc de temps toujours plus court. Pour cette raison je pronostique un raccourcissement du temps entre un film et son remake. Tenez, le premier (!) Spider-Man date déja de plusieurs années. Il serait temps de démarrer une nouvelle franchise avec des têtes un peu plus fraîches que les vieillissants Tobey Maguire et Kirsten Dunst !


Répondre

De paul_mtl, le 14 mai 2006 à 04:15

@Verdun

La privatisation de TF1 n'a pas aidé non plus. Je crois que le cinéclub etait une bonne chose a condition d'avoir un magnetoscope pour enregistrer le soir tard tous ces lassiques.

@Arca

Ce soir, je viens de revoir "Das Boot" 1981 (la version longue 4h50 en allemand) le meilleur film d'aventure que je connaisse sur les sous-marins. Je suis d'accord que le cinema italien et sans doute d'autre on connu un creux de vague dans les années 80 mais je suis pas du tout certain au niveau mondial.

C'est difficile de faire une generalité tant il nous reste bcp de films a voir et de pays differents. C'est certain que le style change, souvent le rythme s'accelere et l'on sent l'influence internationale. On essaye parfois de copier maladroitement le cinema americain en vogue.

Sinon j'ai trouvé plusieurs films des années 80 dans mes preferés :

Raging Bull 1980 Scorcese

Gandhi 1982

Les Nuits de la pleine lune 1984 Rohmer

Cash-cash 1984 Lester

RAN 1985 Kurosawa

Subway 1985 Besson

A bout de course 1985 Konchalovsky

Le Dernier empereur 1987 Bertolucci

Un Poisson nommé Wanda 1988

et d'autres encore.

Bien sur ca n'indique pas le comportement general que tu estimes en ralentissement.


Répondre

De fretyl, le 19 septembre 2007 à 19:41
Note du film : 1/6

Il parait que Jean Dujardin va peut étre tourné dans un Remake de Borsalino , (à vérifier).


Répondre

De verdun, le 19 septembre 2007 à 20:17
Note du film : 6/6

Borsalino ? Faudrait déjà qu'on nous rende l'original !!


Répondre

De Impétueux, le 22 octobre 2007 à 11:19

Le remake arrive et sera sur les écrans dès cette semaine. Les premiers articles que j'ai pu voir en disent – Dieu merci ! – le plus grand mal. Corneau, qui fit au moins un très bon film (Série noire) et quelques bons, s'avilit chaque année un peu plus.

L'affiche même de cet inimaginable resucée est immonde et entasse tous les acteurs bankables sur qui on estime pouvoir ramasser du flouze. Je veux croire qu'elle contribuera au bide que l'on peut appeler de tous ses voeux… Bizarrement, dans ses tonalités sursaturées elle me fait penser au Grand Orchestre du Splendid : oui, c'est bien ça : on se croirait dans Macao, un de leurs plus grands succès… Bien loin de Melville en tout cas…


Répondre

De jipi, le 22 octobre 2007 à 14:17

Je me souviens de la présence très significative de Christine Fabrega.


Répondre

De fretyl, le 28 octobre 2007 à 20:40
Note du film : 1/6

Je suis allé voir ce film : c'est une véritable horreur . Rien que le fait de mettre l'horrible Cantona qui joue incroyablement faux (reregarder le bonheur est dans le pré) , dans le rôle tenu par Michel Constantin , vous dit tout .

In-sup-por-ta-ble !!!!


Répondre

De droudrou, le 28 octobre 2007 à 22:29

il paraît que côté interprétation, le film va d'un extrême à l'autre… Si c'est ce que notre ami Simon a ressenti, lui-aussi… il fallait aboutir à un avis non journalistique sur le film.


Répondre

De fretyl, le 29 octobre 2007 à 03:34
Note du film : 1/6

Pour Daniel Auteuil et Michel Blanc ca va encore disont que leur jeux se rapprochent un peu de l'interpretation des films de l'époque .

Mais pour les autres Cantona, Monica bellucci,Jacques Dutronc personne n'ose le dire mais ils sont mauvais acteurs et joue trés mal et ce casting de star aussi people soit-il ne nous fera jamais oublié Lino Ventura , Paul Meurisse ,Michel Constantin et Raymond Pellegrin qui n'a pas eu le temp de voir la catastrophe .


Répondre

De Steve Mcqueen, le 3 novembre 2007 à 17:40

Impétueux, vous aviez raison de pressentir un désastre . j'ai vu le film , et c'est sans doute l'un des plus gros ratages du cinéma français (dans le sens où le film pouvait faire saliver: distribution, réalisateur, bande-annonce réussie).

Pour une fois je partage l'avis de Frétyl : le film est catastrophique de la première à la dernière image ( ça me fait mal de le dire car j'aime Corneau, en particulier "Série noire", "Police python 357" et "Le choix des armes"). La première séquence -Auteuil qui s'échappe de prison – donne le ton : carton-pâte hideux, musique grandiloquente, ralenti ridicule sur les jambes d'Auteuil qui court…Deuxième séquence : dans un bar chic, un mec se fait buter au ralenti; Cantona riposte en tirant au ralenti, un pistolet dans chaque main : Corneau pompe John Woo sans vergogne, et en plus il le fait mal.

Les décors et les costumes sont affreusement kitsch : l'histoire est censée se passer dans les années soixantes et Bellucci porte une mini-jupe en cuir noir (?). Les costumes, bien neufs et repassés, sentent encore la naphtaline.

La mise en scène est à la fois académique (champs/contrechamps) et chichiteuse (des mouvements de caméra complètement hors-sujet). La distribution est presque uniformément mauvaise : Cantona tente de la jouer "dur-et-viril-mais-quand-même-sensible" (sans succès), Melki caricature son personnage, et Bellucci (teinte en blonde, quelle faute de goût !) est catastrophique, particulièrement quand elle tente d'insuffler de l'émotion à son personnage. Par contre Auteuil (le meilleur acteur français actuel ?)est très bon : sobriété, efficacité, brisure intérieure. Blanc est également parfait dans le rôle du commissaire débonnaire et enfin Nicolas Duvauchelle (un acteur très "instinctif", le nouveau Dewaere ?) est parfaitement à sa place.

Corneau aurait dû moderniser le contexte, ce qui nous aurait évité de subir un film anachronique, compassé, sans aucune émotion, bref un film totalement inutile. Comment un ancien "maître" du polar sec et sans fioritures (Police python), capable de diriger parfaitement des monstres sacrés (Montand, Depardieu,Deneuve) peut-il donner l'impression d'un tel laisser-aller dans sa mise en scène et sa direction d'acteurs ?

Quel dommage, alors qu'on tenait là un polar français capable de réconciler puristes et grand public , que le résultat soit si mauvais ! Corneau s'est laissé piéger par son trop grand respect pour le genre, ce qui nous vaut un film où tout sonne faux, des décors aux acteurs en passant par la réalisation. Espérons que Corneau retrouvera l'inspiration qui donnera un "deuxième souffle" à sa carrière…

 

Répondre

De fretyl, le 3 novembre 2007 à 18:30
Note du film : 1/6

Le dernier bon Corneau date de 1997 Le cousin avec Patrick timsit .


Répondre

De Steve Mcqueen, le 3 novembre 2007 à 19:09

A l'époque je n'avais pas du tout accroché au "cousin" : dans sa volonté de réalisme, le film est lent et sans action (d'interminables séquences de filature en voiture).à revoir, peut-être…


Répondre

De fretyl, le 3 novembre 2007 à 19:53
Note du film : 1/6

Moi j'ai toujours trouvé que pour les années 90 Le cousin est un des seuls polar à réussir à trancher avec les séries policières de tf1 sans tomber dans les habituels clichés sur la police.


Répondre

De Steve Mcqueen, le 3 novembre 2007 à 20:12

Oui, mais je n'ai pas trouvé que Chabat et Timsit étaient très convaicants dans leurs contre-emplois respectifs…


Répondre

De fretyl, le 3 novembre 2007 à 20:38
Note du film : 1/6

Timsit joue un rôle à la Pesci et Chabat un flic alcoolique, me semble t'il avec un certain talent .

Mais il est vrai qu'il faut apprécier l'ambiance noire du film.

Revoyez le. La première fois que je l'ai vue, j'avais été moi même un peu dérouté par le changement de registre des deux acteurs, ainsi que par la monotonie volontaire du scénario un peu ressemblante de celle de l'excellent Série noire .


Répondre

De Steve Mcqueen, le 3 novembre 2007 à 21:35

Comme quoi, quand vous ne faîtes pas de "provocation", vous êtes très intéressant, Frétyl…


Répondre

De PM Jarriq, le 3 mai 2008 à 17:36
Note du film : 1/6

Si on voulait être méchant, on dirait que Le deuxième souffle ressemble à un épisode de Maigret réalisé par Tsui Hark. Mais le pire, c'est qu'on n'a pas envie d'être méchant, ni de tirer sur l'ambulance. Tout le mal qui a pu être dit sur ce film, est hélas justifié, tous les sarcasmes sont mérités… Et la sortie DVD risque de relancer la volée de bois vert, au lieu de réhabiliter le travail de Corneau, jadis vrai défenseur du polar, qu'il galvaude ici sans rime ni raison.

Mal conçu de bout en bout, de la photo criarde et hors-sujet, au dialogue ampoulé, du casting au traitement de la violence, jusqu'au rendu "vidéo" de l'image, Le deuxième souffle est une sorte d'anachronisme sur pattes, parfois risible (les marmonnements de Cantona, Dutronc et de l'affligeante Bellucci, qui rendent la plupart de leurs répliques inaudibles), parfois juste ennuyeux à mourir (la pauvre attaque de fourgon). Auteuil se traîne, Blanc fait n'importe quoi…

Le film de Melville n'avait nul besoin d'être refait, en tout cas pas de cette façon-là.

Une purge.


Répondre

De xaintrailles, le 25 avril 2009 à 13:29
Note du film : 2/6

Le seul intéret de ce film, c'est de faire valoir, par comparaison, le génie de Melville qui apparait particulièrement dans les scènes où les dialogues sont exactement les mêmes…


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.052 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter