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Forum : Runaway Train - À bout de course

Sujet : Avis


De paul_mtl, le 11 mai 2006 à 17:49
Note du film : 5/6

Quel performance d'acteur de Jon Voight !

J'ai vu 2 fois ce Runaway Train qui a une force extra-ordinaire.

Bien sur on perd en finesse ce qu'on gagne en intensité dans ce désir de liberté plus fort que tout.

Ce que j'aime moins c'est la vision pessimiste du cineaste.

Mais dans ce genre on peut difficilement faire plus intense, plus tragique et captivant.

Avec un meilleur interprete qu'Eric Roberts, j'aurrais mis la note maximale.


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De JIPI, le 28 septembre 2006 à 15:12
Note du film : 5/6

Deux hommes à bord d'un train fou n'ont que peu de temps pour élaborer une esquisse d'humanité. Sous un blizzard intense la vitesse du convoi augmente irrémédiablement, les techniciens sont désemparés devant la faiblesse du réseau ferroviaire trop faible pour supporter la masse grandissante de ce convoi sans machiniste.

Les deux fuyards sont mathématiquement condamnés à une mort affreuse. Ils ne le savent pas encore.

Mannie (John Voight) est hyper violent en guerre contre le monde entier comme il le dit lui-même il supporte contraint et forcé Buck (Eric Roberts) compagnon d'évasion admiratif de cet homme en pleine rébellion.

Après quelques sérieux accrochages, Mannie donne un peu de lest et communique avec ce jeunot dont il entreprend une formation sommaire avec des mots primaires mais venant du cœur.

Sara (Rebecca de Mornay) employée aux chemins de fers véhiculée malgré elle dans ce convoi de la mort représente le renouveau que Mannie dans un éclair de clémence sauvegardera avant l'échéance finale.

Un policier hyper motivé suit le train à la trace, sa détermination lui sera fatale.

Ce train en cavale est la rédemption de Mannie, sachant enfin qu'il va mourir il évacue ses derniers excès de rage avant de s'assagir peu à peu envers Buck.

Tout en conservant sa hargne envers les éléments d'aciers de ce train incontrôlable, il choisi d'affronter la mort en atténuant cette haine dévorante envers l'humanité.

Une indulgence soudaine apparaît chez cet homme qui aura comme récompense finale le droit d'offrir sa vie pour Sara et Buck.

Mannie debout et immobile sur la motrice les bras en croix aura glaner enfin le droit de souffler dans une sérénité retrouvée.

Runaway train est un ultimatum, dans sa fureur décuplée il offre paradoxalement l'apaisement à une entité sans foi ni loi qui n'a que peu de temps pour réacquérir la définition d'homme.

La toile de fond des conditions atmosphériques extrêmes accentue l'image de la sauvagerie d'une machine à la dérive qu'un homme enfin apaisé entoure de ses bras.


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De Steve Mcqueen, le 17 mars 2011 à 20:03
Note du film : 5/6

Un très grand film d'aventures selon moi, mélange de film catastrophe et de film d'action. Le début du film, dans un pénitencier situé au milieu d'une étendue glaçée, est saisissant : Konchalovski saisit avec une rare acuité la violence bestiale de Jon Voight, être frustre, bloc de monolithisme dont la violence est le seul moyen d'expression. Il faut à ce propos souligner la performance époustouflante de l'acteur, qui fait littéralement corps avec son personnage et lui confère, comme le note judicieusement Alholg, une primitivité animale. La gestuelle de l'acteur, sa façon d'occuper l'espace, sont remarquables. Le tout jeune Eric Roberts ne démérite pas, et donne à Buck une innocence touchante. L' affrontement, autant verbal que physique, entre les deux acteurs donne lieu à des séquences impressionnnantes d'intensité. Le personnage féminin est sous développé, mais il apporte une touche d'émotion dans un film où la testostérone trnaspire à chaque image. Enfin John P. Ryan, dans un rôle caricatural, est impressionnant de détermination quasiment suicidaire.

Le film enchaîne les séquences déjà vues mais les traite avec maestria. Là où il devient passionnant, c'est quand les trois personnages s'affrontent alors que le train fonce vers un précipice mortel. Konchalovski distille une sorte de malancolie résignée, avec ces somptueuses images du train fou filmé de loin, monstre de tôles qui fonce à travers la neige et le brouillard, apparition quasi fantastique…

Le mano-à-mano entre Voight et Ryan est le point d'orgue du film, deux bêtes sans conscience qui s'affrontent violemment, duel à mort entre deux ennemis intimes. A la fin, Jon Voight, debout sur le toit du train fou, bras levés en croix, se dirige vers sa Fin, unique échappatoire pour un fauve inadapté au monde des hommes. Le film se clôt sur une image admirable, empreinte de résignation et de mélancolie profonde.

Deux heures de suspense qui prend aux tripes, une immense performance d'acteur, une réalisation brillante…Que demander de plus ?


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De gilou40, le 17 mars 2011 à 21:11
Note du film : 5/6

Le film se clôt sur une image admirable, empreinte de résignation et de mélancolie profonde.

Oui, une image et une musique absolument sublime ! Un rêve éveillé… Peu de films offrent ce genre de fin qui oscille entre le sacrifice de soi et la résignation devant une vie sans but qui va enfin se terminer comme elle a été vécue : Dans l'immensité d'un néant blanc et le froid glaçial d'une âme que rien ni personne n'est venu réchauffer. J'avoue qu'il m'est difficile de contenir une larme devant cette séquence qui nous cloue ! Et si quelqu'un peut me dire oû il est possible de trouver cette splendide envolée lyrique, je lui en serai vivement reconnaissante . J'ai recherché dans la discographie de Trevor Jones sans succès.

PS : D'accord avec paul_mtl, Eric Roberts aurait pu être remplacé par un Ben Affleck, par exemple.


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