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Forum : Fric-Frac

Sujet : Irrésistible


De evsq, le 30 avril 2006 à 14:44
Note du film : 5/6

A ne pas confondre avec Le Passe-muraille.

Ce film sans prétention est irrésistiblement drôle.

Fabuleux acteurs dans le meilleur de leurs formes.

J'aimerais tant revoir la scène où Michel Simon intervient inopinément sur une machine à sous de bistrot pour gagner à coup sûr à la grande stupeur des uatres joueurs…


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De PM Jarriq, le 30 avril 2006 à 14:52
Note du film : 5/6

A éditer de toute urgence, pour revoir le gigantesque Michel Simon dans le rôle de Jo les bras cassés. Scène de beuverie indescriptible avec Fernandel.


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De Freddie D., le 18 février 2007 à 12:09
Note du film : 5/6

Toujours pas de Fric-Frac ? Je ne comprends pas qu'un "monstre" comme Michel Simon, dont le jeu n'a pas pris une ride, ne soit pas mieux représenté en DVD : on a déjà râlé à ce sujet, mais où sont Circonstances atténuantes, La beauté du diable, La fin du jour, La poison, etc. etc. ?


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De Arca1943, le 1er novembre 2008 à 22:22

Michel Simon, Fernandel, Arletty  : ça c'est d'l'affiche, m'sieurs-dames !


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De Lagardère, le 2 novembre 2008 à 02:52
Note du film : 5/6

Et pourquoi devrions ou pourrions nous confondre Fric-Frac avec Le Passe-muraille ??….

A noter que c'est Claude Autant-Lara, à la demande d'Arletty, qui finit le film, Maurice Lehman ayant capitulé devant l'ambiance plus que houleuse du tournage. Fernandel et Michel Simon se détestaient et on se demande comment ils sont parvenus à un tel degré de talent et à un tel résultat final ! Ce fut la première et dernière fois qu'ils jouèrent ensemble. Ils sont tous deux à l'affiche du le diable et les dix commandements, mais ils n'ont pas de scènes communes.


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De PM Jarriq, le 2 novembre 2008 à 11:50
Note du film : 5/6

Eh oui…

Après tous ces votes, tout ce temps, Fric-frac, La fin du jour, La belle équipe, La poison et Carnet de bal brillent toujours par leur inexplicable absence en DVD.


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De Impétueux, le 2 novembre 2008 à 12:44
Note du film : 5/6

Je crains que, pour tous les films d'Autant-Lara, ce soit mal barré, du fait des prises de position politiquement incorrectes qu'il a prises à la fin de sa vie… L'édition DVD ne pouvait pas ignorer L'auberge rouge, La traversée de Paris et En cas de malheur, mais ni Fric-Frac, ni Douce, ni Le mariage de Chiffon, ni Le Rouge et le Noir, ni même La Jument verte ne sont annoncés…

Pour La Poison, qui doit être le dernier grand Guitry inédit, on finira bien par y arriver ; pour les trois opus majeurs de Duvivier, je suis plus inquiet : il y a quelques temps, on nous apprenait ici même qu'un procès concernant les droits d'auteur avait lieu ; quelqu'un a-t-il des nouvelles ? Il est paradoxal (enfin… pas tant que ça !) que des films secondaires (David Golder, La charrette fantôme, Le Diable et les dix commandements) ou même complètement ratés (Marianne de ma jeunesse ou Boulevard) soient édités et que les trois joyaux que vous citez demeurent bloqués…


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De Arca1943, le 2 novembre 2008 à 14:52

« Je crains que, pour tous les films d'Autant-Lara, ce soit mal barré, du fait des prises de position politiquement incorrectes qu'il a prises à la fin de sa vie… »

Sérieusement, Impétueux, vous croyez que des considérations politiques et idéologiques pourraient expliquer, aujourd'hui en France, l'absence de tel ou tel film dans le paysage audiovisuel ? Donc, mon running gag selon lequel on ne trouve aucun Petri sur DVD parce qu'il flirtait avec l'extrême-gauche…? Aha ! J'avais donc raison !


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De Impétueux, le 2 novembre 2008 à 15:13
Note du film : 5/6

Ami Arca, outre que ma crainte n'a rien d'une certitude et que je serais le premier à me réjouir si elle était démentie, il n'est pas concevable que, de l'autre côté de l'Atlantique, vous ne perceviez pas qu'il y a une sorte de fongibilité asymétrique (comme on dit en termes de Finances publiques) entre les positions d'Extrême-Droite et d'Extrême-Gauche.

Avoir été (et demeurer encore, sentimentalement) d'Extrême-Gauche est un droit reconnu à chacun, est assimilé à une sorte de charmant et insignifiant péché de jeunesse ; si vous avez applaudi, comme beaucoup (Jean-Paul Sartre ou Jean Lacouture) à la victoire des Khmers rouges, les plus sanglants génocidaires de l'Histoire (1,5 à 2 millions de morts pour une population cambodgienne de 6 millions), si vous avez jugé que les sanguinolents tueurs d'Action directe ne faisaient que se défendre contre l'Horreur capitaliste, vous serez, sinon approuvé, du moins absous, comme l'inquiétant facteur Besancenot le fait du chef-tueur Jean-Marc Rouillan.

Donc, vous pouvez respirer : si les films d'Elio Petri trouvent un éditeur qui pense se faire quelques sous avec ses films, il sera édité.

Mais si vous avez le malheur de susurrer qu'au Chili, la répression contre le malheureux Salvador Allende (qui ne fut élu qu'avec 36,3% des voix, contre les candidats de la Droite et du Centre, et était donc fort minoritaire) n'a jamais fait que 2279 morts (2279 de trop, personne ne dit le contraire) selon Wikipédia sur plus de 16 millions d'habitants, vous serez classé parmi les stipendiés de Satan et les thuriféraires d'Adolf Hitler. Et vous n'aurez plus jamais accès aux médias, sinon pour vous y faire vertement corriger.

Voilà pourquoi votre fille est muette ! Pour Autant-Lara, je ne puis qu'oser espérer que son anticléricalisme avéré lui ouvrira les portes du Paradis cinématographique ; c'est dire où j'en suis !


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De Arca1943, le 2 novembre 2008 à 16:48

Ah bon ! Merci de m'éclairer. Sur Allende notamment, j'ignorais que le fait qu'une majorité élue soit relative plutôt qu'absolue justifiait un putsch militaire. Voilà qui donne drôlement à réfléchir au citoyen canadien que je suis, puisque nos deux législatures – fédérale et provinciale – sont toutes deux menées par des gouvernements minoritaires ! Ce qu'il est surtout important de souligner, dans cette affaire, c'est le fait – oblitéré tant par la droite que par la gauche, pour des raisons aussi évidentes que symétriquement opposées – que le Chili allait bientôt en élections, qu'Allende était donné perdant dans tous les sondages, et que par conséquent Pinochet devait faire vite, très, très vite avant que des élections n'aient lieu et que la Démocratie chrétienne chilienne ne l'emporte.

Certes, j'avais déjà ma petite idée sur le deux poids, deux mesures que vous décrivez pour ce qui est de la France. J'ai suivi de près les passes d'armes récentes entre la gauche française et la gauche italienne au sujet des membres des Brigate Rosse qui devaient ou ne devaient pas être extradés de France vers l'Italie. Un peu comme les Britanniques ou les Américains pour qui l'Italie ne sera jamais qu'une plage so romantic (ce pourquoi il est toujours si amusant de leur montrer Le Grand embouteillage ou La Peau), la gauche de votre pays se fait des années de plomb en général et des Brigades rouges en particulier une conception romantique qui laisse pantois: c'est encore la thèse cynique des "camarades qui se trompent" (sous-entendu: se trompent en tuant).


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De Lagardère, le 2 novembre 2008 à 19:24
Note du film : 5/6

Paraphrasant Coluche, je dirais : Si j'ai bien tout lu Impétueux….

Bon, d'accord ! Mais cela ne nous explique pas pourquoi certains films de Autant-Lara sont édités et pas d'autres….

Cela étant, je confirme que la société SNC/M6 prévoit la sortie du dvd fric-frac pour le printemps 2009. Dont acte !


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De David-H, le 2 novembre 2008 à 22:54

Pour info, ce film sera diffué jeudi 6 novembre 2008 sur France 3, à 14h50.


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De Impétueux, le 2 novembre 2008 à 23:21
Note du film : 5/6

Merci de l'info, David-H ! Mais Mon curé chez les Thaïlandaises est passé tout à l'heure sur Direct 8 !

A Lagardère : pourquoi les films d'Autant-Lara édités le sont-ils ? Parce qu'ils les seuls trois à l'être, dans une filmographie d'une quarantaine de titres, dont une bonne dizaine intéressants ou davantage  ; et édités parce que commercialement incontournables : Fernandel pour L'auberge rouge; Gabin et Bourvil pour La Traversée de Paris ; Gabin encore et Bardot pour En cas de malheur. Et si Fric-frac, comme vous l'annoncez, est vraiment édité en 2009 ce sera pour Michel Simon, Fernandel et Arletty et on s'en réjouira !… Mais qui ira prendre les risques d'une polémique pour l'Odette Joyeux de Douce et du Mariage de Chiffon, pour la Danièle Gaubert des Régates de San Francisco ?


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De Impétueux, le 9 janvier 2010 à 18:40
Note du film : 5/6

Toutes les digressions et polémiques de ce (déjà long) fil sont désormais inutiles, ou presque, puisque Fric-Frac est désormais là, dans une édition SNC-Les classiques français, assez bonne, malgré des tremblottis d'image et un son quelquefois nasillard, mais toujours audible, et avec des suppléments honorables, sinon prodigieux d'intérêt…

Alors, qu'en dire, si ce n'est que ça ne déçoit en rien nos souvenirs, que c'est un festival d'acteurs, de mots d'esprit, de dialogues épatants, de situations drôles, et que c'est en plus un témoignage délicieux de l'insouciance d'avant-guerre, puisque ça date du printemps 1939 et qu'il faudrait être particulièrement esprit tordu pour trouver la moindre allusion aux quelques questions assez brûlantes, pourtant qui, au même moment, concernent l'Europe et le Monde ; finalement, après coup, on survalorise d'un regard rétrospectif la proximité des catastrophes et on imagine, parce qu'on sait soi-même la suite, que chacun avait les yeux fixés sur les échéances toutes proches ; comme disait Winston Churchill, Les prévisions sont particulièrement difficiles à faire, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir.

Tiré d'une pièce d'Edouard Bourdet, qui fut un fabuleux auteur de théâtre, et un peu plus qu'un boulevardier, le film ne souffre pas trop d'être du théâtre filmé, malgré le côté scènes à faire qu'on sent ici et là ; on y voit largement le talent de Claude Autant-Lara si on n'en sent pas encore l'intrinsèque noirceur ; film de commande, mené par Autant-Lara comme assistant d'un Maurice Lehmann, qui n'a pas laissé d'autre trace notable, mais où l'on sent déjà la patte et le rythme du grand réalisateur.

Il me semble inutile d'ajouter une milliardième glose sur le talent formidable de Michel Simon et de Fernandel (dont il est confirmé dans les suppléments qu'ils ne pouvaient pas se piffer) et sur la beauté gouailleuse d'Arletty ; alors deux mots sur deux seconds rôles ici très brillants : la rondeur salace de Marcel Vallée, qui joue le rôle de Mercandieu, le bijoutier cambriolable, est moins délicieusement exploitée que dans le Topaze de Marcel Pagnol, où il interprète l'immonde directeur de la pension Muche, mais il n'est pas mal du tout. Un mot pour Hélène Robert, que je ne crois avoir jamais vue que dans Fric-Frac, dans le rôle de Renée Mercandieu, qui court après M.Marcel (Fernandel), en fille prête de coiffer Sainte-Catherine, et qui démontre in fine de la finesse, de l'obstination et une agréable rouerie de femme bien décidée à tout faire pour qu'on lui passe la bague au doigt ; je note que sa carrière s'interrompt lors de la guerre et qu'on ne la retrouve ensuite que dans deux réalisations allemandes ou autrichiennes, ce qui laisse supposer que, durant le conflit, elle avait eu quelque bonté pour l'envahisseur… (voilà un point de toute petite histoire qui n'est pas prêt d'être éclairci, je pense).

Charmant film que Fric-Frac, à qui ne manque qu'une dimension plus sarcastique pour aller plus haut…(un instant, lors du minable cambriolage de l'atelier de bijouterie, avec les cambrioleurs dépités devant leur propre nullité, j'ai songé aux grandiose ratage du Pigeon ; non, tout de même, on en est loin…)


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De Impétueux, le 11 janvier 2010 à 19:11
Note du film : 5/6

A qui me pose la question ou fait l'observation, de ces actrices disparues avec la Libération, c'est bien simple : outre que les étoiles de première magnitude, comme le fut Arletty ne subissaient pas tout à fait le même sort que les satellites plus obscurs, il faut bien constater que de très nombreux acteurs ont vu leur carrière cassée en 1944, à tort, que, pour la plupart, ils se soient contentés de voir venir ou que, pour leur malheur, ils aient été un peu plus actifs…

Dans la deuxième catégorie, on va évidemment placer le malheureux Robert Le Vigan, mais aussi la pauvre Mireille Balin, qui avait un amant autrichien et qui fut violée, lors de sa fuite, par des Résistants de la Onzième heure et demie.

Dans la première, outre Sacha Guitry, on classera Viviane Romance, qui fut inquiétée à la Libération, mais relâchée avec des excuses…

A part ceux qui avaient quitté la France (Jean Gabin ou Michèle Morgan, par exemple), je ne vois guère que Danielle Darrieux, qui fut pourtant du si malencontreux voyage à Berlin de 1942 pour être passée entre les gouttes…

Voilà qui n'est pas (du tout !) une liste exhaustive… Disons que, pour bon nombre de vedettes, l'Après-Guerre fut moins brillante que les années d'auparavant (trouvez moi un film où Arletty, Viviane RomanceAlbert Préjean ont été en première ligne de l'affiche après 45…)


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De Nadine Mouk, le 20 novembre 2016 à 19:37
Note du film : 5/6

Je n'avais pas revu Fric-Frac depuis des siècles. S’il est des films qui sont des supports pour de formidables numéros d’acteurs, Fric-Frac en est l’un des plus beaux fleurons. Il réunit des acteurs au jeu particulièrement démonstratif dans des rôles où ils excellent : Arletty, combinaison de charme et de gouaille, le verbe haut, rapide dans la répartie, Fernandel en naïf, sentimental et chevaleresque, Michel Simon qui est tout à la fois derrière sa stature de faux dur bourru. Et puis, comme l'évoque Impétueux, cette charmante actrice, Hélène Robert, la délurée Arlette du Roi des resquilleurs. Elle n'a pas fait une carrière inoubliable, mais chacune de ces apparitions est toujours des plus gracieuses qui soient. Peu de gens se souviennent de son nom. Aujourd'hui, seuls les acharnés que nous sommes peuvent l'évoquer. C'est bien regrettable que des acteurs aussi sympathiques, qui ont grandement servis la soupe à leurs ainés, ne soient plus reconnus. Derrière son air pincé, elle a su fort bien s'adapter à l’humour qui repose sur le choc des cultures et les savoureux dialogues teintés d’un argot très coloré. Par instant, elle est même très émouvante en amoureuse éperdue de son Fernandel d'employé ;

-Mon père pourrait vous intéresser à son affaire…et puis vous associer…puis vous passer la main ..-
-La votre ?-
-Pourquoi pas ….- Et on se fiche éperdument qu'elle ait eu ou non des bontés pour l'envahisseur ! Ne nous érigeons pas en tribunal à une époque où le prochain président de la République se pointera avec un casier judiciaire bien chargé !

L’histoire est totalement improbable mais très amusante. Les quatre acteurs semblent prendre beaucoup de plaisir à jouer. Il est fascinant de voir qu’il ne surjouent jamais ; ils sont parfois à la limite mais ne la dépassent à aucun moment. Les dialogues fusent, l’humour est constant, il n’y a pas une seule scène faible. Fric-Frac n’est pas un "grand film", juste un petit bijou, et quel plaisir de le regarder ! Et pourtant, on dit que le tournage fut un enfer ! Bien que cela ne se ressente pas à l’écran, mais alors pas du tout, Michel Simon et Fernandel ne s’entendirent guère lors du tournage de cette œuvre et c'est un doux euphémisme : stars au sommet, les deux acteurs étaient en rivalité et le fait que Michel Simon parte souvent en improvisation ne devait rien arranger. Arletty, affirme t-on, dut fréquemment jouer les réconciliatrices et apaiser les conflits. Après Fric-Frac, Michel Simon et Fernandel ne retournèrent jamais de film ensemble. C'est la mauvaise histoire, le côté obscur du cinéma… Si ma mémoire est bonne, Fernandel avait aussi dégoûté Bourvil pendant le tournage de La cuisine au beurre. Mais ne nous attardons pas sur ces tristes anecdotes. Fric-Frac est une de ces perles dont nous nous devons de ne parler qu'en bien. La mémoire collective étant déjà bien mal en point ….


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