Forum - À cheval sur le tigre - Manfredi, GM Volonte, Adorf & Bussières s'evade
Accueil
Forum : À cheval sur le tigre

Sujet : Manfredi, GM Volonte, Adorf & Bussières s'evade


De paul_mtl, le 16 avril 2006 à 12:55
Note du film : 5/6

Tout fan de Nino Manfredi se doit d'avoir A cavallo della tigre réalisé en 1961. En 2002 ou 2003, j'ai reconnu a Paris presque du premier coup d'oeil Mario Adorf qui discutait en français avec mon père qui lui ne l'avait pas reconnu.

Cet acteur que j'avais vu dans des seconds rôles souvent pour interpréter des costauds naïfs m'avait frappé dans cette comédie au côté de Manfredi, un des mes acteurs favoris avec Sordi bien sur. Né en Suisse en 1930, il a joué dans bcp de films et films TV que ce soit en italien, allemand ou français.

Gian Maria Volonté interprète un criminel passioné. Dans ce trio hétérogène, s'ajoute un acteur français Raymond Bussières qui complète avec originalité et caractère cette bande d'évadés.

Le cinéma américain a fait un remake récemment qui ne mérite même pas que je cite le titre.


Répondre

De Arca1943, le 16 avril 2006 à 15:00
Note du film : 4/6

Je ne savais même pas qu'il y avait eu un remake américain. Par contre, je sais qu'il y a eu tout récemment un remake italien…

J'aime bien la blague des fourmis. Le prisonnier va enfin se faire enlever son plâtre par le type de l'infirmerie. "Ah ben, il était temps! Je commençais à avoir des fourmis dans le bras, moi!" Et tandis que l'infirmier coupe le plâtre le long du bras, on voit des petits machins noirs qui s'enfuient. "T'as raison, c'est plein de fourmis là-dedans!"


Répondre

De paul_mtl, le 16 avril 2006 à 17:11
Note du film : 5/6

Oups tu as raison Arca un remake Italien, j'ai confondu avec le remake américain du Pigeon. Sinon je me souvenais pas de la blague que tu cites.

Manfredi et GM Volonte nous font un vrai numéro dans ce film. Avec un tel casting et scenario, je vous conseille fortement de le voir si vous appréciez l'humour italien.

La VF est assez bonne avec la voix originale de l'acteur français Bussières mais je recommande la VO pour Nino Manfredi.


Répondre

De Arca1943, le 9 mai 2008 à 19:12
Note du film : 4/6

Et le voici enfin ! En DVD Zone 2 le 21 mai courant ! Un des premiers rôles centraux du comique Nino Manfredi, la trop rare Valeria Moriconi, Gian Maria Volontè presque à ses débuts et Raymond Bussières dans une comédie très noire de Luigi Comencini coscénarisée par Age-Scarpelli et Monicelli ! Un bon cru 1961 de la comédie à l'italienne… en attendant les autres, dont La Grande pagaille et Le Grand embouteillage du même réalisateur, toujours pas à l'horizon.


Répondre

De Impétueux, le 18 juillet 2009 à 22:38
Note du film : 5/6

Ah, c'est bien, féroce, subtil, intelligent, cruel, et ce serait même très bien, ça mériterait mon 6 si la seconde partie était de la même eau que la première, si l'ingéniosité du scénario, la méchanceté sans répit des situations, la sauvagerie des rapports humains pouvaient se poursuivre à un rythme identique à celui de la première partie, rythme époustouflant, pétillant, sans faille !

Un soupçon trop long, donc (on a l'impression que le réalisateur, les auteurs, souhaitant tourner en deux chapitres – 1) la prison 2) les évadés – se sont piégés eux-mêmes et ont dû un peu tirer à la ligne pour parvenir à des durées analogues), un soupçon trop long mais d'une drôlerie décapante, désespérante, dans des aperçus narquois et iconoclastes sur la malfaisance intrinsèque de l'individu, dans un regard sans tendresse pour ce ramassis de cinglés, d'imbéciles et de salauds qui, par la magie, le ton de la comédie italienne ne nous sont pas, en fin de compte, tellement étrangers…

Grand rire sans dégoût, mais sans espérance sur la nature humaine (un peu comme dans L'auberge rouge d'Autant-Lara), formidable mise en valeur de l'égoïsme de quelques canailles, de leur brutalité, de leur indifférence à la souffrance (le pinson aux yeux crevés), de leur barbarie fondamentale, mais aussi de leur ingéniosité, de leur détermination, de leur subtilité manigancière…

La saleté et la dureté de la prison, ses caïds, ses trafics, sa population sordide, l'évasion, pleine de péripéties farfelues, invraisemblables, mais géniales et profondément jubilatoires (la photographie de la cellule paisible disposée devant l'œilleton qui abuse le gardien et lui fait croire que les quatre détenus roupillent alors qu'ils sont en train de scier les barreaux de la fenêtre), tout cela est formidablement mis en scène, formidablement enlevé, diaboliquement habile…

Si je trouve Nino Manfredi un rien trop grimacier et excessif, les autres acteurs majeurs sont impeccables : Gian Maria Volontè, maladif obsessionnel, monomane de la vertu de sa fiancée, Mario Adorf, brute traquée et fraternelle, Raymond Bussières, inquiétant d'inventivité, sale type dont Comencini aurait sans doute pu accentuer encore le côté malsain (j'ai toujours regretté que ce physique hors norme ait été le plus souvent utilisé pour jouer le prolo au grand cœur, alors qu'il pouvait être parfait dans l'ambiguïté perverse : le voir dans le rôle du forçat La Ficelle dans le Chéri-Bibi de Marcello Pagliero).

A signaler un générique exemplaire des années Soixante, animé, tout de lignes géométriques horizontales et verticales, de découpes de l'image, très typiquement moderniste, accompagné d'une musique jazzée agréable: on sent qu'on sort d'une époque un peu figée, traditionnelle, respectueuse de codes plus anciens, qu'on estime périmée : tout va de pair et les clivages entre tragédie et comédie sont de moins en moins absolus : c'est toute la grâce et le talent de la comédie italienne, hilarante et désespérante à la fois…


Répondre

De Arca1943, le 21 juillet 2009 à 00:29
Note du film : 4/6

« Ce troisième film (…) était-il trop sombre, trop viril pour attirer un large public ? »

C'est probablement l'explication, en effet. Émoustillé par le message d'Impétueux, je viens de revoir avec délices A cheval sur le tigre (que je connaissais bien déjà grâce à la VHS) et voilà que je découvre – mais où donc étais-je ce jour-là – cette excellente critique de AlHolg, qui rend très bien justice au film.

Oui, probablement trop sombre pour 1961. Et pareillement, je crois, Il boom de Vittorio De Sica (1963), autre commedia all'italiana d'excellente cuvée sur un thème très sombre (un nouveau riche doit vendre un de ses yeux pour maintenir son niveau de vie) et qui fut aussi un échec commercial, contrairement à bien d'autres films du genre qui, pourtant, n'y allaient pas de main morte eux non plus. Ces films ne pouvaient exister sans leur vaste public, mais ils faisaient aussi, graduellement, de film en film, accepter à ce même public l'idée qu'une comédie populaire peut aborder les thèmes les plus sombres, les plus désespérés. Cependant, tout est dans le dosage. Si on y va trop vite, le public ne suivra pas. Alors pour A cheval sur le tigre comme pour Il boom, je dirais : un peu trop fort, un peu trop tôt. Cinq ou dix ans plus tard, à l'époque de Détenu en attente de jugement ou de Pain et chocolat dont l'humour flirte par moments avec l'atroce et qui ont été de vifs succès, eh bien on peut penser que l'échec d'A cheval sur le tigre se serait mué en triomphe !


Répondre

De vincentp, le 26 septembre 2012 à 23:44
Note du film : 5/6

Excellent film, superbement dialogué, réalisé et interprété… Extrêmement drôle par moments (lors de l'évasion, par exemple). L'autorité du directeur de la prison est habilement tournée en dérision, l'abruti et ses complices s'avérant plus malins que lui, décodant parfaitement les rouages de l'administration pénitentiaire. Derrière les péripéties du récit, se dégage une vison décapante de la société italienne. Une très belle réussite de la comédie italienne (même si la seconde partie du film est un ton en-dessous).


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.018 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter