Forum - Goldfinger - Le charme de Pussy Galore
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Forum : Goldfinger

Sujet : Le charme de Pussy Galore


De Guillaume, le 24 mars 2006 à 19:11

C'est probablement le James Bond qui est le plus connu et c'est en tout cas l'un des plus gros succés de la série. Si le film en lui même est très bon, Goldfinger créve l'écrant, il faut regarder le film rien que pour la musique qui est vraiment, vraiment superbe.


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De RdT, le 25 mars 2006 à 11:37
Note du film : 4/6

Je ne peux tout de même pas m'être aventuré à laisser mon avis sur les fiches de Some Girls do, Trahison à Stokholm et Lucky, el intrepido, les parodies de James Bond, avec Beba Loncar sans faire un détour sur le modèle initial. Ici les moyens sont à la mesure du résultat. Goldfinger redonne à son spectateur son âme d'enfant. Le film a pu être tourné, en partie à Fort Knox même… En outre j'avoue que je suis loin d'être indifférent à la façon dont Honor Blackman dit à Sean Connery, dans le jet privé où il se réveille, «My name is Pussy Galore»

Et ce qui est épatant, c'est la manière dont cette femme glaciale est quand même séduite à la fin par James Bond. Goldfinger est une machine parfaitement huilée, un modèle de cinéma grand public, et une réussite parfaite dans ce genre. Evidemment tout est cliché et lieux communs. C'est du Ian Fleming : un alignement de banalité qui restera un témoignage sur les idées reçues qui circulaient dans les années soixante. Pas étonnant qu'on ait essayé de le caricaturer dans de multiples séries B, X, ou Z.


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De PM Jarriq, le 25 mars 2006 à 12:11

Pussy Galore, une "femme glaciale" ? Une femme lesbienne, surtout ! Et l'exploit de 007 qui finit par lui faire virer sa cuti, est un des vieux fantasmes machos véhiculés par Goldfinger. Cela rend le film encore plus kitsch et amusant au second degré, et il est vrai que Honor Blackman a une sacrée personnalité. Elle retournera avec Connery dans le lamentable Shalako de Dmytryk.


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De verdun, le 25 mars 2006 à 15:14
Note du film : 6/6

C'est vrai que Goldfinger est un film jubilatoire.

Cela a fait sourire en son temps mais Robert Bresson avait un avis enthousiaste: Goldfinger n'est pas loin d'être un film important et il citait la scène d'ouverture où OO7 voit son ennemi dans un reflet.

Goldfinger multiplie les images inoubliables à un rythme soutenu avec une verve feuilletonesque grandiose.

C'est un peu une rupture et la série à partir de cet épisode va basculer dans une démesure qui hélas rendra la série de plus en plus indigeste: toujours plus de femmes, de gadgets, de sensualité…

Pour ma part, voici mon avis sur la série en général: moi qui aimé gosse toute la série, je n'aime aujourd'hui que les films des sixties. A cause de Sean Connery, de l'élégance qui se dégage alors qu'une certaine vulgarité émanera par la suite, à cause d'une profondeur parfois inattendue dans la psychologie et les enjeux.James Bond, c'est les années 1960, la mode de l'époque et aussi le contexte de l'époque celui de la guerre froide. LA mission globale de OO7 était non pas de combattre systématiquement l'URSS mais de mettre hors d'état de nuire ceux qui affaibliraient le bloc occidental, à savoir l'organisation SPECTRE.

Soulignons le travail du décorateur Ken Adam du concepteur des génériques Maurice Binder et du musicien John Barry, qui d'une certaine manière sont les vrais "auteurs" de la série.

Dr. No et Bons baisers de Russie ont sans doute un peu vieilli mais c'est justement leur charme et ils ont l'aspect de séries B presque "bressoniennes" par rapport à la surenchère ultérieure de la série.

Opération Tonnerre est très fidèle à Ian Fleming et propose de superbes séquences sous-marines. On ne vit que deux fois est l'un des moins connus de la série mais l'un des plus réjouissants grâce au scénario enlevé de Roald Dahl, au cadre asiatique et à certains éléments de Science-fiction.

Au service secret de sa Majesté est le tournant de la série: élégant, avare en scènes d'action et surtout très pessimiste : eh oui, il existe un Bond qui finit mal.

Dés lors la série retombe dans la convention.

Les diamants sont éternels sont poussifs et kitchs malgrè d'excellentes idées et le retour de Sean Connery. Roger Moore arrive: Vivre et laisser mourir et L'Homme au pistolet d'or , pourtant réalisés par Guy "Goldfinger" Hamilton, sont pénibles et parfois d'un racisme déplaisant malgrè la chanson de Mac Cartney pour le premier et Christopher Lee pour le second.

L'espion qui m'aimait est réjouissant comme Octopussy mais Moonraker et Rien que pour vos yeux sont peu emballants. Dangereusement votre aurait pu être bon mais Roger Moore a dépassé la côte d'alerte..

Et les scénarios ne peuvent alors plus compter sur les histoires de Fleming, déjà toutes adaptées..

Les OO7 de Dalton et Brosnan me semblent manquer de saveur mais je ne les ai pas tous vus.

La série a -t-elle encore un but, si ce n'est de faire rentrer de l'argent dans les caisses..


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De Arca1943, le 25 mars 2006 à 15:36

Cela résume passablement ce que j'en pense moi-même. Juste un reproche : vous ne dites rien du joyeux Never say never again

Et en passant, voici déjà une nomination pour le prochain gala des Mulot (qui aura lieu dans un peu moins d'un an) : celui du parallèle le plus audacieux. De Bresson à James Bond, faut l'faire !

Quant aux James Bond récents, je trouve que seuls, les deux épisodes avec Timothy Dalton valent le détour : c'est un très bon acteur (un acteur shakespearien, connu d'abord et avant tout à la scène) qui redonne au personnage de Bond une classe certaine.


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De verdun, le 25 mars 2006 à 16:11
Note du film : 6/6

Ah c'est vrai, j'ai omis Jamais plus jamais mais c'est un cas particulier: il s'agit d'un remake pirate de Opération Tonnerre qui n'a pas été produit par Broccoli et Saltzman et est donc un peu non officiel.

Autre cas similaire: Casino Royale

Sinon pour Timothy Dalton, je conviens qu'il s'agit d'un grand acteur qui a parfois été décrit ici et là comme fidèle à l'image que Fleming se faisait de héros qu'il avait créé.

Et pour le parallèle avec Bresson je veux bien un mulot mais j'y tiens: il faut voir Bresson ni vu ni connu de François Weyergans où l'auteur de Mouchette parle avec enthousiasme de Goldfinger.

Et pour le spectateur d'aujourd'hui abonné à l'action à tout va et aux déluges d'effets spéciaux en tous genres, y a t-il une différence si grande entre les premiers James Bond qui lorgnaient sur Hitchcock ou L'Affaire Cicéron de Mankiewicz mais sans overdose de spectacle et les films de Bresson? Bon je sais que j'exagère et je veux bien mon mulot mais on peut regretter un 007 simple, savoureux, élégant, plus proche que l'on ne croit du cinéma d'auteur et le OO7 actuel dénaturé par les biens tristes canons du cinéma anglo-saxon de grande consommation..


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De RdT, le 25 mars 2006 à 16:50
Note du film : 4/6

«Et pour le parallèle avec Bresson je veux bien un mulot mais j'y tiens: il faut voir Bresson ni vu ni connu de François Weyergans où l'auteur de Mouchette parle avec enthousiasme de GOLFDINGER.»

Vous avez en effet droit à un Mulot pour cela. Je soutiens votre candidature. Que Bresson fasse des éloges de James Bond, cela peut en effet paraitre surprenant quand on oppose «cinéma d'auteur» et «cinéma grand public» Mais les deux notions sont elles nécessairement opposées?Goldfinger c'est du grand cinéma : du cinéma très bien fait. Bresson qui faisait du très grand cinéma (Au hasard Balthasar demeure à mon sens un référence abslolue) ne pouvait qu'être sensible à la qualité de ce travail. Je ne connaissais pas ce Bresson ni vu ni connu de François Weyergans , mais vous appâtez ma curiosité.

Parfaitement d'accord avec vous sur le fait que les derniers James Bond n'ont plus du tout le charme de ces premières réalisations mythiques.

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De vincentp, le 26 mars 2006 à 18:45
Note du film : 5/6

Je partage ce point de vue. Goldfinger est un point de rencontre entre deux cinémas : le cinéma d'auteur et le cinéma grand public.


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De vincentp, le 27 mars 2006 à 21:09
Note du film : 5/6

C'est aussi et surtout (de mon point de vue) un film extrêmement bien mis en scène par Guy Hamilton, qui réussit à trouver un très subtil équilibre entre action et humour, à créer un climat mi-onirique mi-réaliste peu conventionnel, à donner une profondeur psychologique à des personnages qui pourraient n'être que des pantins évoluant dans un banal film d'espionnage. Ainsi chacun des trois personnages féminins possède une personnalité, ce qui sera loin d'être le cas dans d'autres films de la série.

De plus, il dirige très bien ses acteurs (le casting est formidable), et il démontre une grande science en matière de cadrage, celui-ci impulsant au récit -et aux scènes d'action en particulier- un dynamisme maximal.

J'ai déjà signalé ces qualités dans un autre film de Hamilton mes funérailles à Berlin que je trouve aussi très réussi.

Mais Goldfinger est aussi intéressant par son propos sous-jacent, et la qualité du scénario. Il décrit une confrontation entre deux personalités mégalomaniaques : celle destructrice et cupide de Golfinger ; et celle auto-destructrice et machiste de Bond, qui s'en va défier -en prenant des risques inconsidérés- le taureau visiblement plus pour épater la galerie féminine que pour sauver la nation, finissant par s'écraser en voiture contre sa propre image, et étant à deux doigts de se faire castrer par le laser de Goldfinger, qui a bien compris le trait de caractère principal de son adversaire. Les deux musiques phares du film (la chanson de S Bassey et le générique ronflant) mettent particulièrement bien en évidence les personnalités respectives de ces deux personnages.

Je suis plus réservé concernant les James Bond précédents (Bons baisers de Russie, Doctor No), réalisés par Terence Young, et qui me paraissent avoir vieilli. Opération Tonnerre et Jamais plus jamais, postérieurs à Golfinger, sont néanmoins d'excellents divertissements.


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De Impétueux, le 11 juin 2006 à 10:40
Note du film : 6/6

Chers jeunes amis qui n'avez pas eu la stupéfaction et le bonheur de découvrir à l'orée des années Soixante ce nouveau genre de films d'action qui survenait dans un monde entièrement dominé par les westerns, les péplums, les moyennageuseries (ce n'était pas mal, je sais, mais si récurrent !), chers amis qui ne perçoivent pas qu'il fut un temps où l'homme d'action était uniquement représentée par la ringardise absolue d'Eddie Constantine et de ses épigones, si vous saviez ce que James Bond a représenté pour notre adolescence boutonneuse !

En un instant, il nous donnait l'émerveillement des paysages exotiques et des îles de rêve, des hôtels de luxe, de l'élégance vestimentaire, des matériels sophistiqués, des voitures raffinées, des filles si belles qu'on les suivrait à genoux (l'apparition en bikini blanc d'Ursula Andress sur la plage de Dr. No a durablement traumatisé ma génération…).

En plus, les premiers films de la série s'appuyaient sur l'oeuvre originale de Ian Fleming, romans d'espionnage et de fantasmagorie solidement charpentés, mieux capables que n'importe quel ouvrage de faire partager l'émotion du joueur de baccara et les émois de l'amateur de Dom Pérignon 1954.

Je tiens, comme beaucoup, Goldfinger pour le meilleur film de la série : Sean Connery dispose désormais d'une totale aisance dans l'interprétation du personnage, Goldfinger (Gert Froebe) est un méchant structuré, parfaitement identifié, revenant tout au long du film pour les séquences de bravoure (la partie de cartes, la partie de golf, le laser, l'attaque de Fort Knox), le personnage du valet mongol à la force exceptionnelle et au chapeau tueur est extraordinairement pittoresque, et l'ambiguïté lesbienne de Pussy Galore (Honor Blackman) rarissime à l'époque est une formidable trouvaille. Tout l'aspect sexuel et machiste du film est remarquablement décrit par les honorables contributeurs de ce fil, Vincentp et PM Jarriq !

On ne s'en lasse pas !


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De droudrou, le 23 avril 2007 à 13:04
Note du film : 6/6

Je relisais les interventions des uns et des autres suite à mes commentaires sur Casino Royale et James Bond contre Dr. No.

Impétueux déclarait, ce me semble, que Goldfinger est le meilleur de la série. Pour le moins, à mon avis, c'est celui qui a conféré à la série toute son aura, sans jeu de mot, et imprimé ses orientations futures en termes de style.

Même si James Bond contre Dr. No est intéressant dans la mesure où il inaugure un phénomène cinématographique, plaçant d'ores et déjà différents critères qui vont concerner James Bond et son univers que l'on aura plaisir à retrouver par la suite : générique – musique – exotisme – personnages féminins conquêtes de notre héro – « M » – Moneypenny, en revanche, avec Bons baisers de Russie on se retrouvait confronté à une réalité présente qui concernait nos rapports avec le bloc soviétique.

C'est vrai que les espions qui venaient du froid (L'espion qui venait du froid) avec James Bond soufflaient le chaud…

La démesure n'existait pas encore. Et quand on voyait la mère Klebb, agent N° 3 et Kronsteen agent N° 5 du KGB, on sentait pertinemment que l'on se trouvait confronté à cette vision qui nous était particulière, à cette même époque, du bloc de l'Est et de ses serviteurs et quelle source de réflexion le SMERSH (prononciation : « Smiert chpionam ! »), qui signifie « Mort aux espions ! ». SMERSH était le nom utilisé pour désigner les départements de contre-espionnage de l'Union Soviétique durant la Guerre patriotique. Elle était chargée d'éliminer les "traîtres, déserteurs, espions et éléments criminels" de l'Armée Rouge.) a pu représenter pour le SPECTRE…

La mère « Klebb » représentait le « chien de garde » idéal d'une certaine idéologie que les films d'espionnage ont caricaturé à souhait…

En revanche, avec Goldfinger on se trouve bien plonger dans cet univers qui va devenir si caractéristique de James Bond avant que les prouesses sportives du héro et des méchants ne viennent s'intégrer dans la trame, notion qui semblerait désormais s'appliquer à nombre de films d'action.

Un prologue qui donne déjà le rythme de l'intrigue à venir ; un générique où l'image et la musique renforcent les impressions premières ; enfin une intrigue dans laquelle nous reviennent des figures connues comme aussi des personnages tels Félix Leiter qui changent très vraisemblablement grâce à la chirurgie esthétique…

C'est vrai qu'à partir de Bons baisers de Russie les gadgets font partie de l'univers James Bondien. Déjà le personnage de « Q » fait son apparition et il fera partie de ces visages que l'on attend quand on visionne un épisode des aventures du héro. Les gadgets évolueront de plus en plus avec plus ou moins de bonheur.

Mais puisqu'il est question de Goldfinger il convient peut-être de resituer le contexte de la fameuse Aston Martin, revue et corrigée par « Q ». Elle est de fait la représentation matérielle du rêve de tout automobiliste face à celui qui l'emmerde sur la route : un viseur, un lance-missiles ou mitrailleuse, un petit contact… et hop : l'intrus est délité. Pour moi qui ai toujours respecté les limitations de vitesse (un ange passe…) mais qui respectais les gens sérieux, c'était un réflexe que j'avais ramené de mon service sous les drapeaux : « disposer d'un bazooka et hop ! ». C'est une réaction instinctive quand on veut éradiquer le mal !… l'étape suivante se retrouvant dans Opération Tonnerre pour le motocycliste pressé…

A cette même époque, l'automobile représente une part importante de la vie de chacun et dans la mesure où les déplacements se multiplient, le rêve est de pouvoir disposer d'un appareil qui vous amène directement à votre lieu de destination. Malheureusement, je ne pense pas qu'à l'époque de la sortie de Goldfinger les satellites permettent de faire face aussi efficacement à cette attente, mais pour le moins, depuis, cette réalité est venue s'insérer dans notre quotidien…

Quant au siège éjectable pour se débarrasser des intrus, c'est vrai qu'à cette même époque, à bord de ma super Dyane 2 CV Citroën, j'aurai souhaité pouvoir bénéficier de ce gadget quand j'emmenais ma belle-mère en commissions… et qu'étant dans l'octave de Ben-Hur les jantes de l'Aston Martin peuvent être équipées d'ailettes spéciales pour mettre dans le décor (appréciez le jeu de mots ! ) ceux qui vous font encore un peu plus d'obstruction sur la route quand les munitions sont épuisées…

Toujours aussi respectueux de mon prochain, après l'avoir invectivé de tous les noms, l'avoir dépassé subrepticement et m'être rabattu par une splendide queue de poisson (de préférence un bar ou un beau cabillaud…) il est tout à fait normal que celui-ci, à son tour, me traite de censuré, qu'il me tire dessus et, à ce moment, j'ai mon bouclier pare-balles qui se positionne à l'arrière de la voiture tandis qu'une flaque d'huile épaisse et visqueuse vient polluer la chaussée…

Mes amis Impétueux et Gaulhenrix me diront qu'à cette même époque il y avait un certain cheik qui, en remplacement d'une Turbotraction qu'il maîtrisait très mal, avait hérité d'un splendide véhicule offert par Spirou et Fantasio et qui était déjà équipé d'un viseur (mécanique) et d'une pompe pour asperger les contractuels récalcitrants tandis que la plaque minéralogique commence à dérouler divers numéros bidon qui affolent quelque peu les responsables de la circulation…

Quant à la Rolls-Royce toute en or, elle fait partie de la légende Hollywoodienne enclenchée grâce à Une Cadillac en or massif tandis qu'il me semble bien qu'un véhicule dans le cinéma français reprendra ce type de carrosserie qui se mettra à fondre à la suite d'un incendie dont je ne me souviens plus du titre et de la cause… Et il me semble bien que ce gag fera partie du Le Corniaud de Gérard Oury

Et quand on sortait de la salle, que le générique de fin défilait, on attendait néanmoins avec impatience de savoir quel serait le titre de l'opus suivant !…

Vive James Bond !

Pour compléter l'intervention de mon ami Impétueux, à l'époque, (je gagnais particulièrement bien ma vie), à défaut, vu ma taille, de pouvoir acheter un costume James Bond, pour le moins je m'étais payé une chemise et le noeud papillon… que j'arborais fièrement !

J'omettais : à cette même époque, on se trouve encore confronté à cette notion de revanchards nazis dont Auric Goldfinger serait une "incarnation idéale" et du trésor du Reich évacué on ne sait où. Par rapport à notre imaginaire, il est bien certain que Goldfinger était bien cette représentation attendue par tout un chacun…

 

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De Gaulhenrix, le 24 avril 2007 à 00:32
Note du film : 5/6

Eh oui ! Après tant d'éloges droudrouesques et impétueusques sur Goldfinger, je n'ajouterai pas mon grain de sel ; préférant célébrer l'ineffable Ibn Mazoud et la nouvelle Turbotraction, dont la plaque d'immatriculation arrière lui permettait, aussi, à sa convenance, d'insulter d'un "triple v…(censuré) les victimes de son caractère impulsif…


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De droudrou, le 29 avril 2007 à 22:29
Note du film : 6/6

Eh bien, je viens de revoir Goldfinger grâce à la promotion proposée par Le Monde.

Bien sûr, on voit très bien comment en matière de techniques le cinéma a évolué depuis 1964… La question serait de savoir comment la jeune génération reçoit ce film. C'est un premier point. Ensuite, ce que j'ai remarqué c'est que j'attendais chaque séquence du film tout en sachant ce qui allait se passer. Et j'avoue que ce n'est pas désagréable car, en fait, ce sont des retrouvailles avec les uns et les autres et un Felix Leiter qui a encore changé de visage… et se payerait plutôt une sale tronche !

Si je ne déraille pas, il me semble bien que dans un épisode à venir, Félix Leiter se fera descendre le jour de son mariage et que Bond cherchera à le venger…

Au niveau de l'humour, qui est assez particulier, c'est vrai, il y a ce clin d'oeil avec la minuterie de la bombe qui s'arrête à 007. Et comme c'est avant tout du spectacle, pourquoi s'emm…. à essayer de vouloir analyser plus avant les élipses auxquelles le scénario nous convie ! C'est du spectacle ! A la limite du rêve et de la réalité. C'est tout ce que nous demandons et attendons.


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De vincentp, le 12 décembre 2010 à 00:11
Note du film : 5/6

En revoyant ce soir Goldfinger (pour la 4° ou 5° fois), je remarque des défauts que je n'avais pas vu auparavant. La réalisation n'est pas exceptionnelle (loin d'égaler celle de Richard Brooks dans Les professionnels vu il y a deux jours par exemple) c'est à dire fonctionnelle mais sans plus, la photographie simplement bonne et certains aspects de l'histoire sont datés. Les agents de la CIA ressemblent par exemple à des clowns, il y a des moments d'ennuis, et les combats finaux sont désuets. On peut ajouter que le personnage de Jill Masterson méritait un meilleur sort, d'autant que l'actrice est excellente

Heureusement, le trio Fröbe, Blackman, Connery assure. Blackman, naturelle et resplendissante est l'acteur qui s'en sort le mieux, mieux que Connery dont l'humour compassé fait un peu sourire. La musique (de grande qualité), les gadgets, l'emploi des décors naturels (l'usine suisse si inquiétante) et d'une manière générale l'originalité du concept font que Goldfinger mérite toujours le détour. Mais il est rentré dans le rang, et ne peut pas être considéré comme un film exceptionnel (à mon sens en tous cas).

Ou bien cet avis mitigé est-il du au fait que je n'ai pas vu ce film sur grand-écran. Cela peut arriver, et il faut toujours rester prudent quant à ses impressions… N'empêche, j'ai très largement préféré récemment Delivrance, Scaramouche, Moonfleet, Les professionnels, quand les aigles attaquent et bien d'autres classiques…

Et je partage aujourd'hui à propos de Goldfinger les impressions de l'excellent RdT, que l'on aimerait bien retrouver dans ces colonnes…


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De Gilou40, le 12 décembre 2010 à 15:18
Note du film : 5/6

Les Studios Pinewood (dans lesquels presque tous les films James Bond ont étés tournés) sont situés en Angleterre tout près de Londres, à côté de l'aéroport d'Heathrow dans la ville de Iver Heath. Avant sa transformation en studios de cinéma par Charles Boot et J. Arthur Rank en 1936 le terrain était occupé par une maison Victorienne. Dernièrement, ont été tourné dans ses studios Harry Potter, Tomb Raider ou encore les Batman et Superman.

Quelques anecdotes concernant le film : à retrouver sur James Bond-fr.Com ou je les ai prises pour ceux qui ne connaitraient pas..

L'architecte moderniste Erno Goldfinger menaça de faire un procès lorsqu'il s'aperçut que son patronyme avait été utilisé pour nommer un ennemi de Bond. Furieux, Fleming répliqua en menaçant de remplacer ce nom par celui de Goldprick (connard en or).

Sean Connery était plutôt nerveux durant la scène où 007 est immobilisé sur la table a découper au laser de Goldfinger. Pendant les trois jours de tournage, un membre de l'équipe était caché sous la table pour brûler le trajet du laser au chalumeau.

Le décor de l'entrepôt de Fort Knox était composé de faux lingots d'or, empilés sur une hauteur de 13 mètres, tout en sachant qu'un tel agencement serait impossible dans le véritable entrepôt à cause du poids de ceux-ci. L'équipe du décorateur Ken Adam travaillait constamment à astiquer ces faux lingots pour les rendre très brillants sous les spots du studio.

Dans la copie originale de Goldfinger, le compte à rebours de la bombe atomique de Fort Knox s'arrête à 003. Broccoli fit refaire le plan sur un clin d’œil : 007.

Le premier membre de l'équipe des James Bond a remporté un oscar fut Norman Wanstall, pour ses effets spéciaux sonores.

Je ne suis pas très James Bond mais Goldfinger est surement celui que je préfère. La scène ou Sean Conneryn est caché sous l'immense maquette de Fort Knox, pendant que Gert Fröbe explique son plan à ses complices est magistrale. L'opus que j'aime le moins reste L'homme au pistolet d'or. Mais je ne les ai pas tous vu ! Et j'ai une tendresse toute particulière pour Au service secret de Sa Majesté avec la douce Diana Rigg. Je crois que c'est le seul film ou on voit James Bond se marier…


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De fretyl, le 12 décembre 2010 à 16:53
Note du film : 5/6

Je vous conseille l'excellent On ne vit que deux fois ou James Bond commence à découvrir des gadgets de plus en plus géniaux comme son mini hélicoptère.

J'ai trouvé moyen Opération Tonnerre, mais son remake (pas un vrai 007) Jamais plus jamais fut aussi une très grande réussite, peut-être même un des meilleurs épisodes de la série. Inutile de se leurrer, seul Sean Connery a été James Bond.

J'ai vu il n'y a pas longtemps Daniel Craig dans Casino Royale. J'en suis sortit indigné tant l'esprit de la série est bafoué, ignoré, au service d'un film d'action moderne qui ne vaudrait pas un Kopec si le héros ne s'appelait pas James Bond.


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De Gilou40, le 12 décembre 2010 à 17:11
Note du film : 5/6

Dites moi : Dans quel James bond voit on Sean Connery se battre avec un type et lui lancer un flacon de liquide jaune à la figure ? Liquide qui terrasse le type. Ce flacon se révélant être les propres urines de James Bond . Ou ai-je vu ça ?


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De crego, le 12 décembre 2010 à 17:32

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De Gilou40, le 12 décembre 2010 à 17:39
Note du film : 5/6

Merci, crego. Mais pourquoi dit'on que ce Jamais plus jamais n'est pas un James Bond officiel (!) au même titre que Casino Royale ?


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De fretyl, le 12 décembre 2010 à 17:42
Note du film : 5/6

Jamais plus jamais n'a pas été produit par Harry Saltzman et Albert R. Broccoli.

Le film ne commence pas par Bond qui tire en direction du spectateur avant que l'écran ne se remplisse de sang, le générique est différent que ceux des Bond traditionnels et puis on entend pas à un seul moment le fameux thème musical de 007.


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De Gilou40, le 12 décembre 2010 à 17:50
Note du film : 5/6

Ouuuuaaaaah !…Ce site est rempli de types savants et je sens la honte qui m'encombre…


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De Impétueux, le 12 décembre 2010 à 19:00
Note du film : 6/6

La honte m'encombre, écrivez-vous, Gilou40 ? Y'a de quoi, y'a intérêt, rien que de normal !

Quand on ose écrire L'opus que j'aime le moins reste L'homme au pistolet d'or. Mais je ne les ai pas tous vus ! Et j'ai une tendresse toute particulière pour Au service secret de Sa Majesté avec la douce Diana Rigg. Je crois que c'est le seul film ou on voit James Bond se marier… , il y a de quoi être gêné !

On peut certainement vous absoudre d'avoir de la dilection pour Au service secret de sa Majesté, dont le scénario – qui reprend très étroitement le fil du roman de Ian Fleming, ce qui n'est pas toujours le cas – est magnifique.

On peut vous absoudre, grâce à Diana Rigg, sublime, et se dire même que George Lazenby n'était pas un si mauvais choix que ça ; un choix de deuxième main, un choix par défaut, un choix par dépit, mais un choix beaucoup plus admissible que celui de Roger Moore qui a tiré le rôle vers une désinvolture prétentieuse qui ne correspond pas du tout à l'esprit de l'œuvre (certains ont dit que Daniel Craig avait retrouvé la brutalité assez sauvage du vrai Bond ; je n'irai pas jusque là)…

Parce qu'évoquer L'homme au pistolet d'or sur le même rang que Goldfinger, même si c'est pour écrire qu'on n'aime pas le film, c'est déjà un sacrilège. Dès que Connery est parti, la série était morte…

Autant valait d'ailleurs, voir du côté de James Coburn, et de la trop courte série (deux opus, en fait) des Flint, qui étaient parodiques et excellents : Notre homme Flint et (surtout) F comme Flint


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De Gilou40, le 12 décembre 2010 à 19:34
Note du film : 5/6

….rempli de types savants et d'autres, hargneux, vindicatifs, haineeuuuuuuuuux, qui auraient du rester sous leurs couettes, paralysés par leurs trois misérables centimètres de neige avec lesquels la télé nous enquiquine depuis quatre jours !

Mais c'est vrai que James Bond a pris un sacré coup dans l'aile quand le beau Sean a prit sa retraite ! Quant à Roger Moore, je ne l'ai supporté que dans Ivanhoé…Mais nous évoquions les James Bond. Alors, hé ! J'évoque !…

Et dans les parodies, il y avait aussi Matt Helm, agent très spécial, avec Dean Martin non ? Ce n'était pas de la même verve ?


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De fretyl, le 12 décembre 2010 à 20:23
Note du film : 5/6

Attention Roger Moore a quand même tourné un épisode de qualité.

L'Espion qui m'aimait retrouve par moment le gout et l'esthétique des épisodes avec Sean Connery.


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De vincentp, le 12 décembre 2010 à 23:06
Note du film : 5/6

Je m'aperçois que je n'apprécie pas les films recadrés (semble-t-il le cas pour Goldfinger) et que le respect du format d'origine (2:35 : 1 comme pour Les professionnels) est ultra-important. Le cinéma et les grands écrans ont de beaux jours devant eux…


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De verdun, le 12 décembre 2011 à 21:03
Note du film : 6/6

Revoyant récemment le film à la télévision- celà faisait des lustres que je n'avais pas vu un film sur un petit écran- je me disais "oh Goldfinger, ça a vieilli" je pense.

Et quelle ne fut pas ma surprise de voir un film réalisé avec grand talent, où les séquences d'anthologie s'accumulent en peu de temps: le pré-générique, la chanson de Shirley Bassey et John Barry, la mort de Jill Masterson, la présentation de l'aston martin, etc.. Presque 50 ans après sa réalisation le film apparaît bien plus rythmé et plus inventif que bien des films récents. Quelques effets spéciaux (incrustations) ont vieilli mais rien de bien méchant. James Bond est le plus souvent séquestré, loin de l'être invulnérable des épisodes suivants.

Certains éléments apparaissent un peu gros mais on peut dire ça de films plus récents comme les Die Hard.


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