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Forum : Il était une fois un flic...

Sujet : Avis


De Freddie D., le 11 mars 2006 à 19:48
Note du film : 5/6

Quel plaisir, que cette comédie policière un peu rétro, mais sauvée par le trio formé par Constantin, Darc et le petit Hervé Hillien. Dans un rôle à la Ventura, Constantin apporte un petit plus : son physique de gorille buté, sa voix monocorde, qui en font une espèce de roc insensible, bourré de défauts (avare, susceptible), qu'on a doublement plaisir à voir s'humaniser. Quelques plans – quand l'enfant lui prend la main dans la rue, par exemple – sont franchement émouvants. Lonsdale est hilarant en commissaire courtois et maître de lui, et quelques "tronches" comme Venantino Venantini en flingueur américain, viennent mettre de l'ambiance. Même Delon vient faire coucou : il sonne à la porte, Constantin demande qui c'est, et Darc répond "C'est rien". Le côté "guerre des polices" est un peu insistant, voire répétitif, le film a parfois du mal à trouver son équilibre entre le polar pur et dur et la comédie, mais Il était une fois un flic a beaucoup de charme, le dialogue de Veber est excellent, les situations sont souvent heureuses, et le film fait sourire du début à la fin. Si on veut faire la fine bouche, on pourra dire que certaines séquences sont longuettes (le meurtre du top model), que la musique est agaçante, que les bagarres ont pris un petit coup de vieux, mais ce n'est que broutille. C'est sans doute le meilleur film de Lautner. Pas le plus "culte", mais le meilleur.


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De paul_mtl, le 2 septembre 2007 à 18:54
Note du film : 5/6

Oui Freddie :)
sur Allociné j'avais écris un petit commentaire:
Constantin en célibataire endurci qui doit jouer les pères de famille pour son enquete est vraiment drôle. On sent l'empreinte du scénariste Francis Veber. Une bonne comédie-policier française à revoir ou découvrir.

Petit détail, j'aime assez la parodie des deux tueurs américains dont l'un est interpreté par l'acteur italien Venantino Venantini qui jouait aussi dans Le Corniaud. A chaque fois qu'on voit le duo on a une musique spéciale comme un refrain "mafia US" qui revient.

La scene de la fille qui fait un bronzage est certe un peu longue et nous indique l'âge du film mais en même temps elle montre bien la patience, l'ingéniosité et le sang froid de ces 2 tueurs professionnels. Et puis ca fait aussi un peu partie de la parodie.


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De fretyl, le 27 novembre 2009 à 13:34
Note du film : 2/6

A l'opposé de nombreuses comédies réalisés au même moment, par Georges Lautner, ce Il était une fois un flic parait un rien daté. Les bagarres ou l'accident de voiture avec les deux Portugais sont objectivement mal filmé, et puis il y a ce long passage, mal foutu ou un top model se fait abattre, sur une musique pop.
Les gags : un cadavre dans une voiture pleine de lait, des grosses baffes… Sont rarement drôle. Quand au duo de flic empoté incarné par Henry Guybet et Jean-Jacques Moreau censé être hilarant, on le croirait sortit tout droit d'une comédie de Philippe Clair

Heureusement il reste les acteurs principaux ; pas génial, mais sympathique. Mireille Darc nettement moins aguichante que dans les autres rôles qu'elle tenait à l'époque, Constantin broussailleux et vieux garçon ou Lonsdale qui visiblement s'amuse plus que d'habitude et qui pour une fois joue un type bien. Bizarrement je ne l'ai toujours vu jouer que des salauds ou des crapules.

Bizarrement dans le domaine du polar, tantôt sérieux, tantôt comique, Georges Lautner sera bien mieux inspiré, lorsqu'il réalisera sept ans plus tard, Flic ou voyou ; toujours sur le thème du flic de choc qu'on vient emmerder pendant une enquête.


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De gilou40, le 15 février 2011 à 14:44
Note du film : 5/6

Je crois pouvoir me faire l'interprète de beaucoup en disant que, quand on voit arriver au détour d'un plan la dégaine de Michel Constantin, une petite chaleur au fond de nous vient nous murmurer que si le film est mauvais, ça ne sera surement pas de sa faute…Il faut dire que depuis Le trou de Becker jusqu'à Ville à vendre de Mocky qui fut sa dernière apparition au cinéma, Michel Constantin a promené sa grande carcasse dans tous les films ou ça bastonnait sec. Dans souvent n'importe quoi, mais nous avons une telle sympathie pour lui que même ses films les plus nases nous laissent comme une tendresse dans le souvenir. Le front court entre des cheveux crépus et un nez de mataf, des oreilles en choux-fleurs, des sourcils broussailleux, et une façon de marcher reconnaissable entre mille, des bras immenses et un timbre de voix de ténor qui se réveille, l'homme nous est familier. Tellement familier. Et pourtant jamais un metteur en scène, pas un producteur n'a posé un kopeck sur sa trogne pour en faire une grande vedette .

J'ai une cassette vidéo ou on le voit revenir, avec Paul Crauchet sur les lieux du tournage des grandes gueules. S'appuyant sur une canne, et le verbe lent, c'est bien la première fois que je le voyais vieux. Parce que depuis ce fameux Trou, ou on voit bien qu'il faudra faire et compter avec cet acteur, et presque jusqu'à la fin, il me semble qu'il n'a pas bougé d'un iota. De passage dans Ne nous fâchons pas, ou il demandait à Ventura : "-Alors, l'Anglais ? on le plante, on le flingue, on le brûle, on le bute, on en en fait quoi ?-" ou en croisière chez Les morfalous de Verneuil ou il expliquait à Villeret : "- Ça veut dire que la guerre, ça dure pas toujours. Et que quand ce sera fini, c'est pas au "Palais de la viande" que j'irai te dire bonjour mais au palais de justice…-", il est égal à lui-même. Un peu comme quand il explique à Mireille Darc, dans La valise :"-Je ne suis pas raciste et j'aimerais que l'on cesse de le penser ! Mais je voudrais voir un peu des grands blonds, des Suédois de temps en temps !-" Il ne force pas. Il est là. Juste là. Il lui suffit d'être là et c'est du bonheur.. Jean Yanne dans Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ en avait fait une espèce de CRS romain avec une tenue des plus bizarres (pour le moins) et qui lui allait non pas comme un gant mais comme une moufle. Mais même là, il était chez lui, tranquille. Voilà, c'est le mot : Michel Constantin: Tranquille…Moi il me rassure. Je crois bien qu'il me rappelle mon père..Constantin, on a eu plus souvent besoin de lui que le cinéma ne nous l'a offert. (C'est Français ça ?). Et en cherchant bien, il aurait pu remplacer haut la main nombre d'acteurs dans bien des films à succès.

Et voilà qu'en 1972, Lautner daigne quand même lui proposer un rôle en or, d'abord, et en vedette. Et si bien sur Il était une fois un flic fleure bon et fouette carrément le Lautner, c'est surtout un récital Michel Constantin. Et pas question pour moi d'aller analyser, décortiquer, (déjà que je ne le fais pas avec les chefs-d'œuvre) le jeu des acteurs, l'intrigue (!), machin et couffin. Moi, je regarde Constantin enfourner les éclairs au chocolat en prenant à peine soin de les mâcher. Je vois son visage effaré quand le car de police miniature qu'il achète pour son soi-disant enfant, se met à hurler chez Vanoni, le truand qu'il doit coincer. Je l'entends râler sur le prix des tomates au pays de la tomate. Je le regarde, ému, devant un dessin d'enfant. Ou les yeux très gourmands devant une Mireille Darc très en beauté. J'entends l'impact des châtaignes qu'il distribue avec tant de facilité. Je le vois arpenter la rue, marchant les pieds en dedans ou en "Marcel" dans sa salle de bain pleine de ces produits obligatoires pour les hommes, passé la cinquantaine. "- M'man ! Y l'a la bouche pâteuse, l'commissaire ! Et puis y craint des pieds !-"

Michel Constantin est là ! Et c'est normal. Et c'est bien. Et si le film est raté, nous dit la petite chaleur…Et il ne l'est pas. Et si il devait l'être, peut importe. Ce sera la faute à Lautner !

J'adore Michel Constantin !!


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De fretyl, le 15 février 2011 à 16:56
Note du film : 2/6

Michel Constantin n'avait aucun talent ! Mais Michel Constantin avait une présence indéniable, une présence physique qui en a fait un acteur. Si Michel Constantin avait eu le physique de Charles Denner ou Michel Blanc on peu douter qu'il aurait pu faire du cinéma. Mais Michel Constantin avait une gueule, une sacré gueule, une grande gueule qui le rendait indispensable.
J'aime son rôle de truand dans Les hommes, son splendide rôle de salaud dans La traque ; Lautner nous l'aura à trois reprises présenté sous un angle sympathique, sous l'angle du bon copain dans Laisse aller…c'est une valse !, dans La Valise et dans Il était une fois un flic….

Dommage que votre hommage dithyrambique soit posté sur le plus mauvais des trois.


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De Arca1943, le 15 février 2011 à 19:38

« J'adore Michel Constantin. » – Gilou40

Ah ben quelle coïncidence, je suis justement en campagne électorale pour Deux grandes gueules, qui manque cruellement de votes à sa fiche…


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