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Sujet : Avis


De PM Jarriq, le 9 février 2006 à 09:53

Le plus drôle, est que je connais encore des gens qui hésitent à lâcher leur vieux magnétoscope, pour se lancer dans le DVD !


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De Impétueux, le 9 février 2006 à 10:55

Ôtez-moi un doute : mes DVD actuels pourront-ils être lus par la nouvelle machine ? Ou faudra-t-il que je fiche tout à la poubelle, comme j'ai jeté mes vieilles VHS ?


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De PM Jarriq, le 9 février 2006 à 11:48

Il semble que les premières générations de lecteurs pourront lire les DVD "normaux". Mais l'évolution sera probablement rapide, et progressivement, cette fonction disparaîtra. Honnêtement, c'est de la folie !


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De Impétueux, le 9 février 2006 à 12:29

"De la folie" est le mot ! J'entends bien que l'image peut être de plus en plus parfaite, le son de plus en plus pur…mais une perfection, une pureté absolument indiscernables à nos yeux et nos oreilles…

C'est la folie technologique dans toute son horreur…

Cela étant, dans un autre domaine, le succès de la Logan montre que le citoyen-consommateur en a souvent sa claque des gadgets…


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De producteur, le 10 février 2006 à 11:19

Vous dites ça en tant que consommateur, mais en tant que producteur, on attend avec impatience cette nouvelle génération qui permettra de profiter enfin à fond des possibilités du DVD, surtout avec les productions en HD qui deviennent de plus en plus nombreuses. Un DVD5 ou 9 est actuellement beaucoup trop limité (vous n'en avez pas un peu assez des coffrets avec 3 ou 4 DVD ?). C'est une évolution "normale" qui accompagne la HD (téléviseur, projo, etc…).

Le problème reste que le passage au Blu-Ray ou au HD-DVD est trop rapproché de celui au DVD de base (mais en même temps est nécessaire par l'évolution du marché !). Et surtout que les grands groupes sont incapables de s'entendre sur une norme unique. Ne vous inquiétez pas, ce n'est quand même pas encore pour 2006 que le grand public sera concerné…


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De PM Jarriq, le 10 février 2006 à 13:53

Je crois que le consommateur de base, dont nous sommes, adore tout ce qui peut améliorer la vision des films. Ne vous trompez pas, ami producteur. Ce qu'il ne faudrait pas, c'est que nos vieux DVD deviennent un produit mort et obsolète, comme le défunt Laserdisc, que les amateurs ont dû jeter à la poubelle du jour au lendemain (les VHS, ça a pris plus longtemps, mais on y est). J'attends avec curiosité les nouvelles technologies, en espérant que les lecteurs pourront TOUJOURS lire les DVD première génération. Et ce, même dans plusieurs années, car il y a des vieux films qui ne gagneront certainement pas grand-chose, à être réédités dans les nouvelles normes, et qu'on gardera en DVD "normal". En tenant compte aussi, qu'une certaine lassitude va finir par s'installer, à racheter indéfiniment les mêmes produits packagés et numérisés autrement.


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De David-H, le 11 février 2006 à 18:13

Tout-à-fait d'accord…

J'ai dépensé des fortunes pour des collections de DVD, en me disant que je les tiendrais plusieurs années, et maintenant, on m'apprend quoi ?

Que mes 67 'Belmondo', mes 40 'Delons', mes dizaines de coffrets pourraient se tenir en 8 ou 9 supports ?

Et alors? Je vais devoir passer mon temps à tout revendre, alors que précisément, certaines collections, comme les Gabin ou les Fernandel, sont en cours?

Déjà que sur 18 mois, j'ai dû jeter un lecteur DVD – peu onéreux, j'avais prévu le coup – pour racheter un enregistreur Dvd de salon (onéreux lui, mais bientôt dépassé donc?) 450 DVd (depuis 2 ans seulement!) à vendre sur Ebay?

Une vaste arnaque internationale oui!

Je suis dégoûté!


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De PM Jarriq, le 11 février 2006 à 19:28

Sans compter que, à ce train-là, combien de temps les HD-DVD et les Blue Ray vont-ils demeurer à la pointe ? Deux ans ? Cinq ans ? Ensuite, il y aura un nouveau format qui va tout balayer, contenir des collections entières de films sur un disque gros comme une puce électronique, etc. etc… Jusqu'à quand le public va-t-il suivre ? La seule solution acceptable, serait que les format co-existent, ainsi chacun aurait le choix. Mais là, on vire à l'utopie naïve.


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De dumbledore, le 12 février 2006 à 00:26

Personnellement, je crois que l'avenir appartient à la VOD (Video On Demand) : une vidéothèque à disposition qui pourra évoluer en fonction de la qualité de la diffusion télé.

Certes, cela frustre la jouissance de la possession de l'objet, mais économiquement cela peut être plus intéressant.


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De David-H, le 12 février 2006 à 01:49

Clairement, c'est l'avenir. On nous en parle depuis plusieurs temps.

Mais il y aura toujours je crois, suffisamment de puristes pour permettre au support de survivre, à une certaine échelle.

A titre personnel par exemple, jamais je ne pourrais me satisfaire de ne pas posséder mes films "en main". Et je crois ne pas être le seul cinéphile…

Maintenant j'espère que l'on nous dira vite si nos Dvd actuels seront lisible sur ces futurs lecteurs (H-DVD ou que sais-je…). Dans ce cas, je freinerais considérablement mes achats de Dvd.

Je me disais aussi que cette large démocratisation du prix du DVD avait quelque chose de suspect…


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De Impétueux, le 12 février 2006 à 10:14

Singulier penchant que celui de la possession de l'objet, mais que je suis bien le dernier à critiquer ! Je n'ai jamais pu lire un livre d'importance qui me soit prêté et j'ai la même orientation pour les DVD ! Ma femme dirige une importante bibliothèque-DVDthèque et achète régulièrement les mêmes films que moi et bien d'autres…mais ce n'est pas pour autant que je me priverais d'avoir l'objet en main, de le regarder exposé sur mes étagères, d'aller le reprendre et le caresser, sans même le glisser dans le lecteur… Pourquoi cela ? Goût très fort de l'appropriation ? je ne crois pas…plutôt envie d'être entouré d'amis, livres ou films…

Les motivations économiques devraient conduire la plupart d'entre nous à louer un véhicule, plutôt que d'immobiliser un important capital…et beaucoup de spécialistes estiment que, même en matière immobilière, la rentabilité de l'achat n'est pas certaine….

Cela étant dit, et bien que nous n'y puissions rien, proclamons bien haut et fort que nous ne sommes pas prêts à suivre l'inflation technique jusqu'au point où l'oeil ni l'oreille humaine ne seront plus à même de capter les différences ! A quoi sert une image cinq fois plus nette (que l'image actuelle), mais dont la netteté supérieure n'est décelable que par des instruments de mesure perfectionnés, alors que mon regard ne permet pas de capter mieux que ce que j'ai ?


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De Averell, le 12 février 2006 à 12:57

Je suis d'accord : l'aspect "collection" est essentiel chez l'amateur de DVD cinéphile. S'il suffit de commander les films pour les voir, c'est en gros, un équivalent plus perfectionné du câble télé actuel où en cherchant un peu, on peut voir à peu près n'importe quoi, n'importe quand. Cette discussion est intéressante, parce que si les amateurs éclairés (que nous sommes tous, je crois, sinon nous ne serions pas là) sont furieux et dépassés par cette technologie galopante, qu'en sera-t-il du grand public ? Celui qui, effectivement, continue d'enregistrer sur ses vieilles VHS, ou viennent d'acquérir un lecteur DVD à 100 euros ? Je crois que tout va vraiment trop vite, trop loin, et que cette énorme arnaque organisée, pour vendre et revendre et re-revendre éternellement les mêmes produits, va finir par péter à la figure de ses instigateurs.


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De Freddie D., le 12 février 2006 à 18:08

Qu'est-ce qui vous pousse à un tel optimisme sur la pérennité du "bon vieux DVD", alors que tout le monde est déjà à son chevet ?


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De un producteur, le 13 février 2006 à 19:50

Pour répondre à Impétueux…

Faut-il que vous ayez la vue particulièrement courte, désolé de vous le dire, pour réduire mon avis sur les coffrets DVD aux multiples suppléments comme dans Matrix et autre… Je ne parle pas de ça, celà me semblait couler de source, mais apparement il faut vous préciser certaines réalités. Regardez "La Commune" de Peter Watkins, pour ne citer que lui. Vu là durée du film, impossible de tout caser sur un même DVD. Il en est de même pour nombre d'autres films. Allez mettre du Bela Tarr sur une galette unique, toute double couche qu'il soit… Je n'en finirais plus de vous citer des exemples.

Modérez donc vos attaques, je ne suis pas un éditeur de DVD, je ne suis pas un grand méchant commercial qui essaye de fourrer des bonus à tout va, ne vous en déplaise. Je connais juste les réalités du marché et celles, techniques, des exigences d'une édition DVD.

Votre "déraisonnable inflation technique" est assez risible. Qu'est ce que la réalité des films qui se produisent maintenant ? La HD mon cher. Et qui dit HD, dit poids supplémentaires, espaces nécessaires. Et oui, la qualité est au rendez-vous, de manière spectaculaire. Tout ce qui s'édite en DVD est loin d'avoir pour base un tournage en 35mm. Ne vous contentez pas de réduire votre espace de débat à des films déjà tournés. Evidemment que Citizen Kane ne va pas gagner grand chose avec ce nouveau support. Mais il faut voir un peu plus loin que le bout de son nez.

De toute façon, ne vous inquiétez pas, il ne serait économiquement pas viable pour les constructeurs de ne proposer des lecteurs Blu-Ray ou HD-DVD à standart unique sans qu'ils puissent lire les DVD classiques. Sinon ils se cantonneraient au monde des professionnels qui sont, eux, de toute façon demandeurs.


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De un producteur, le 13 février 2006 à 20:04

…et de la chèvre de monsieur seguin !


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De Freddie D., le 13 février 2006 à 20:38

Bon, le débat devient vraiment intéressant : ami producteur, puisque vous semblez vraiment informé, informez-nous. A QUI vont s'adresser les Blue-Ray et autres HD DVD, sinon au grand public ? Vous ne me ferez pas croire qu'une telle armada technique et promotionnelle ne vise que ces fameux "professionnels" inconditionnels, qui doivent se compter par quelques milliers ! Il est évident que le but de ces nouveaux supports est de supplanter les anciens. Sinon, quel intérêt ? Non seulement, les films à venir vont sortir sur ce support, mais les anciens suivront la même voie, avec des nouveaux montages, des suppléments inédits, etc. Combien de temps tiendra le bon vieux DVD ?


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De ledit producteur, le 14 février 2006 à 00:57

Mon cher Vincenttp, je pense que vous n'avez pas compris mon propos. Relisez mon intervention, où suis-je un partisan aveugle de cet aspect du "progrès" ?

Ne nous trompons pas, ne simplifions pas les choses en tout noir ou tout blanc !

C'est un fait que la technologie avance tous les jours, qui de Haute Définition, qui de Très Haute Définition (les Japonais et la NHK ont déjà bien avancé dans ce domaine)… Regardez les télévisions, ou plutôt les écrans. On en est à des aberrations : "HD ready"… Ca ne veut strictement rien dire, sinon attraper les pigeons. Soit c'est HD (et donc "Full HD"), soit pas. Dans le domaine de la prise de vue c'est pareil : HDCam, DVCProHD, HDV… Nouveaux format, 1080i, 720p, etc… Exit le SD et le bon vieux 720*576 en 4/3 ? Généralisation du 16/9 et nouveua problème de diffusion (comment repenser les retransmissions sportives en les filmant non plus en 4/3 mais en 16/9 ?). Etc, etc…

Bref, le Blu-Ray et le HD-DVD ne sont qu'une vague dans un courant beaucoup plus large.

L'intérêt basique est sa capacité accru pour un même espace : qui cracherait sur un DVD capable de contenir 10 fois plus de données ? Pas grand monde je pense. Mais qui dit nouveau support media dit évidemment nouvelle exploitation. Donc pourquoi ne pas mettre des films dessus ?

Constatation : on en parle depuis 2 ans, rien n'est encore fait, les intérêts commerciaux sont tels que les conglomérats se disputent encore. Rappel : avez-vous déjà oublié la façon dont la VHS a pris le pas sur le betamax ? Avis personnel : le Blu-Ray ou le HD-DVD pour le grand public, ce n'est encore pas pour demain. Pourquoi ? Parce que tout le monde est équipé en DVD classique. Que beaucoup reste à faire de ce côté, que les chaînes de production sont rôdé, bref, que ça commence à être rentable pour tout le monde, vendeurs comme clients. "Ils" ne vont pas tuer une telle vache à lait de sitôt.

L'intérêt d'un tel media, je l'ai déjà dit. Donc ne crions pas au loup…à en lire certains, on croirait que le grand méchant Blu-Ray va arriver droit dans vos salons pour manger tout cru vos platines et rendre obsolète vos bons vieux (ou récents) DVD. Il faut être bien naïf pour le croire.

Vous croyez que des éditeurs compétents comme Carlotta ou autre, qui ont investi du temps, de la compétence et de l'argent dans des éditions de qualité vont s'amuser à refaire le même coup pour du Blu-Ray, sur des films déjà remasterisé, 5.1isé, etc, etc… ? Certainement pas. Par contre, un Blu-Ray du Lynch de 2008, ça aurait une sacré gueule sur votre LCD Full HD en 1920*1080 !! Autrement plus que de vous repasser votre vieux DVD SD de Eraserhead sur ce même écran !

Bref, désolé d'avoir été long, mais prenons bien garde à ne regarder que par un bout de la lorgnette. Le DVD n'est que le bout de la chaîne. S'il change, c'est parce que toute la chaîne change. Même ce sur quoi vous visionnez vos films. Donc avant de critiquer à tout va sans réfléchir en amont, trop contents de vous en prendre à quelqu'un qui a le malheur d'être "de la profession" (mais je le redis pour certains, je n'édite pas les DVD, et je ne suis pas un grand méchant loup caricatural, fumant le gros cigare en marchant sur son "auteur" qui lui remplit les poches…), repensez un peu à l'ensemble des domaines que regroupe le cinéma.


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De leditproducteur toujours, le 14 février 2006 à 01:04

Car à y repenser, finalement, si on crie sur le Blu-Ray ou le HD-DVD, il faudrait crier d'abord sur la course à la taille des écrans. Pour parler concrètement, un Blu-Ray sur votre télé cathodique 52cm ne changera pas grand chose par rapport à un DVD classique. Mais sur un LCD comme on en voit de plus en plus avec des diagonales de plus en plus énormes, là, pas besoin d'avoir 10 à chaque oeil pour voir la différence…


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De producteur à FreddieD, le 14 février 2006 à 01:18

Bon, je me suis peut-être un peu emballé, et sans doute n'ais-je pas été très précis pour vous répondre FreddieD.

"A QUI vont s'adresser les Blue-Ray et autres HD DVD, sinon au grand public ? Vous ne me ferez pas croire qu'une telle armada technique et promotionnelle ne vise que ces fameux "professionnels" inconditionnels, qui doivent se compter par quelques milliers !"

Au départ, les professionnels vont être les premiers clients. Ensuite les amateurs fortunés et le grand public. Mais j'ai un doute quand même. Les sorties des nouveautés se feront pendant un moment sur ce support et sur les DVD classiques. Les ré-éditions seront sans doute très rares. Et s'il n'y a pas une offre décente…

"Il est évident que le but de ces nouveaux supports est de supplanter les anciens. Sinon, quel intérêt ? Non seulement, les films à venir vont sortir sur ce support, mais les anciens suivront la même voie, avec des nouveaux montages, des suppléments inédits, etc. Combien de temps tiendra le bon vieux DVD ?"

Comme je l'ai dit, j'ai de gros doutes sur les ré-éditions. A moins que les éditeurs disposent de "bons" masters pour les éditer en BluRay ou HDDVD. Mais là encore, je doute qu'ils aient des masters HD pour les suppléments tournés exprès par exemple. D'où impossibilité d'exploiter à fond le nouveau format. D'où mes doutes…

Il y a une chose intéressante, c'est le prix fixé pour les Blu-Ray. Il est plutôt bas. Donc de 2 choses l'une : soit on table sur une production (et donc une demande) de masse qui réduit les coûts, soit on essaye d'attirer le consommateur grâce à des prix peu élevés (par rapport au coût réel) en pariant sur une rentabilité à plus long terme.

Mais bon, il est clair que les gros groupes se posent pas mal de questions, car c'est un vrai pari. Au niveau du stockage, je pense que le pari sera gagné. Quant à celui de l'édition des films, il leur faudra rentrer vite dans le cercle vertueux (offre + faible prix = demande = baisse des prix = demande acrue), sous peine de prendre un méchant retour de manivelle.

Et oui, les nouveaux lecteurs liront les "anciens" DVD. Sinon qui les achètera ?


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De producteur, le 14 février 2006 à 11:13

Mon cher Impétueux, si je voulais entrer dans votre petit jeu consistant à prêter à d'autres des propos qu'ils n'ont pas tenu, je vous taxerai aisément de tenant de TF1 et de supporteur des chaînes américaines et de leur coupure pub toutes les 20 minutes. Mais au lieu de disserter sur la moyenne de pause-pipi durant le visionnage des films de 3 heures et plus, restons constructif si vous le pouvez : qui dit longue durée dit plusieurs dvd, et donc surcoût. Hors lorsque vous allez au cinéma, vous payez le même prix pour un film de 1h30 ou de 3h30. Ce n'est pas le cas lors du passage au dvd des films longues durées (hors promo et hors matraquage des blockbusters, bien entendu).

Laissez aussi le choix à ceux qui s'équipent de plus en plus en installation grand format. Si vous voulez restez sur vore téléviseur 70cm, très bien. Mais ceux (et avec les années, ne vous en déplaise, ils seront fatalement à terme la majorité) qui auront un dispositif plus large préfèreront sans aucun doute les nouveaux média plus adaptés. C'est bien de ne pas dire amen au progrès. C'est bien aussi de ne pas être exagérément passéiste. Car finalement, et vous me permettrez cette pique, je constate que vous devez être pas mal scotché à votre canapé pour ignorer (volontairement ou non, je ne sais pas) autant d'aspects entrant en ligne de compte.

Sinon, si cette petite discussion a pu vous faire découvrir un cinéaste comme Peter Watkins, nous aurons au moins trouvé une utilité au Blu-Ray.

Et pour poursuivre votre réflexion sur le "Singulier penchant que celui de la possession de l'objet", je vous conseille en toute amitié de lire, si vous ne l'avez déjà fait, "84 Charing Cross Road" d'Helen Hanff, qui nous livre des propos très pertinents et plutôt drôles, non pas sur le DVD, mais sur les livres (l'analogie est très vite faite).


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De producteur, le 14 février 2006 à 12:51

Mais arrêtez de mefaire dire ce que je nai pasdit, c'est une vilaine habitude dont vous devez vous défaire !!!

Au contraire, il n'y avait rien d'ironique ni aucun jugement dans ma remarque. Lisez le livre dont je parle et vous comprendrez ! Moi aussi je suis attaché à la possession de l'objet, je préfère regarder dans la bibliothèque les tranches des DVD plutôt que de consulter une liste informatique.

"Cette discussion est vaine, parce que votre rationalité ne prend guère en compte tout l'émotif et l'erratique des comportements…" dites-vous… Mais qu'en savez-vous nondidjou !!! Vous avez un de ces côtés donneurs de leçons des plus agaçants. Contentez-vous de regarder les films, car visiblement vous ne savez pas comment ils se font pour porter de si rapides jugements…


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De Impétueux, le 14 février 2006 à 15:43

Je ne voudrais pas paraître encore plus archaïque et benet que je ne suis, mais au moins, pour ce qui me concerne, clore la polémique sur votre dernière phrase : si j'ai bien compris, les nouveaux lecteurs pourront lire les anciens DVD (au moins pour les quelques années qui me restent à vivre). Parfait ! Je ne demande rien d'autre et je n'ai pas encore besoin d'écran super-large ni même de son perfectionné pour le cinéma que je regarde ; comme je n'ai toujours vu aucun film de l'hexalogie de La guerre des étoiles, il m'étonnerait beaucoup que j'aie envie, d'ici dix ans, de voir le remake qui ne manquera pas d'en être tiré. En revanche, j'achèterai sûrement le Lynch prochain, mais, bien franchement, mon intérêt pour ce cinéaste ne sera pas diminué si je le vois encore sur mon 16/9 qui doit faire péniblement 70 cm, et peut-être moins.

L'argument selon lequel on ne peut pas mettre tout ce qu'on voudrait sur les actuelles galettes me paraît d'une terrible fausseté ; ma DVDthèque personnelle doit atteindre 500 films aujourd'hui : UN SEUL FILM nécessite que j'aie à me lever de mon fauteuil pour aller retourner la galette : c'est Autant en emporte le vent qui date de 1939 : malgré l'effort immense qui consiste à faire deux mètres, à m'accroupir pour éjecter le disque, le poser sur l'autre face et retourner m'asseoir, j'estime que je suis encore assez ingambe pour y consentir.

Vous semblez appeler de vos voeux un monde où l'on demeurera scotché sur son siège afin de pouvoir regarder quatre, cinq, six heures de spectacle ; diable ! il m'arrive d'aller pisser, me servir à boire, grapiller une rondelle de saucisson, parler à quelqu'un, lire…

Et j'ai le regret de n'avoir jamais entendu parler de Peter Watkins et pas davantage de Bela Tarr; je perds quelque chose ? Comme pour Civeyrac ? Doux Jésus !


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De Impétueux, le 14 février 2006 à 15:47

On ne va pas gloser des années là-dessus ; deux ou trois remarques cependant : les films de très longue durée (plus de trois heures) sont comme les poissons volants : ils ne constituent pas la majorité de l'espèce ! Comme je suis profondément attardé, mais sûrement pas tout à fait au point où vous l'imaginez, je sais bien qu'il y a aujourd'hui une vogue des "versions longues" ; qu'on veuille voir Le seigneur des anneaux avec les douze douzaines de coupures pratiquées pour la présentation en salles est un choix respectable, mais qui ne s'applique pas à tous les films, moins encore aux films du patrimoine ; car si nous bénéficions de soixante-dix ans de films parlants, on peut faire chaque année un sévère écrémage et je ne suis pas certain que Brice de Nice ou Titanic, pour ne parler que de grands succès français survivront dans cinquante ans, comme le font tant d'autres oeuvres dont nous parlons abondamment ici.

Autre remarque : j'ai acheté en 2000 un 16/9 de 70 (ou 76, je ne sais plus) centimètres ; cet appareil fonctionne parfaitement bien, peut-être un peu trop, parce que je me verrais mal m'en débarrasser pour le remplacer par un écran plat ; soyez rassuré sur mon alacrité mentale : quand mon actuel poste cassera, ce sera bien un écran plat dont je ferai l'emplette ; un grand ? un très grand ? un 110 centimètres ? J'ai la chance de ne pas connaître de problème financier… mais j'ai des problèmes de disposition de mon salon et je doute pouvoir faire entrer un si grand format, sauf à changer d'appartement… On ne va pas faire tout tourner autour du poste, non ?

Quant à la (détestable ?) soif de possessivité que vous paraissez tenir en piètre estime… j'en reconnais bien là les faiblesses et les absurdités… au moins au point de vue économique. Qu'est-ce que ça change au fait que j'ai envie d'avoir tous ces objets autour de moi ? Cette discussion est vaine, parce que votre rationalité ne prend guère en compte tout l'émotif et l'erratique des comportements…


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De Impétueux, le 15 mars 2006 à 09:48

Est-ce que je n'en ai pas assez avec "Un coffret avec 3 ou 4 DVD" ? Mais qu'est-ce que ça vient faire dans notre discussion ? Je sais bien qu'il existe, pour des films insignifiants, comme Matrix, ou plus intéressants, comme la trilogie du Seigneur des anneaux des éditeurs roublards qui cinglent sur la naïveté universelle de benets incultes et leurs vendent douze, ou quinze heures de bonus ; à part quelques fanatiques, ou cinglés (est-ce différent ?) pouvez-vous me dire qui regarde ces suppléments soporifiques et inutiles, qui présentent les recettes de fabrication comme si, hors pour un spécialiste, elles avaient la moindre importance ? C'est comme s'il fallait se payer deux cents pages de commentaires, souvent oiseux, dès qu'on lit un conte de Maupassant !

Et si c'est là la seule justification que vous donnez à la déraisonnable inflation technique, le fait de n'avoir plus qu'un DVD là où vous en trouviez trois, avouez que c'est un peu mince pour nous faire mettre à la poubelle nos lecteurs et nos galettes !

L'image va être plus claire ? le son plus envahissant ? Ah bon… Qu'est-ce que ça va apporter à La règle du jeu, à La fin du jour, à Citizen Kane, à Autant en emporte le vent, à La prisonnière du désert, à La maman et la putain ? Ce sera mieux pour regarder Spidermann 14 ou Hulk 17 ? Grand bien fasse aux amateurs….

Mais PMJarriq le dit excellemment : laissez nous avec nos actuels engins…. et éditez de nombreux, très nombreux titres (voir les pétitions de DVDToile) qui n'ont pas besoin d'un son polyphonique, mais seulement d'un respectueux nettoyage…


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De Impétueux, le 7 octobre 2008 à 23:38

Je relis, trente mois après cette polémique où nous avions été plusieurs à être pris de haut par un Producteur qui s'y connaissait en technique et nous renvoyait dans nos buts avec un petit air agacé tout à fait déplaisant.

Depuis lors, le HD-DVD a disparu, le Blueray ne s'impose pas vraiment (les linéaires de la FNAC consacrés à ce support progressent à la vitesse de la tortue), j'ai toujours mon 16/9ème cathodique acheté en 2000, et nous tonnons régulièrement contre la malfaisance de René Château.

Il paraît que le monde change. Mais pas toujours comme les esprits forts l'avaient prévu.


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De vincentp, le 8 octobre 2008 à 14:53

La Haute-définition s'impose en douceur et progressivement dans tous les foyers… et votre télé cathodique, même de qualité, incapable de déchiffrer cette technologie, ira rejoindre les aspirateurs anachroniques de Fernadel au rang des antiquités.

La haute définition, nous l'avons constaté, apporte un plus à des classiques très bien restaurés. La HD peut servir de prétexte à une bonne restauration. Pour des films plus récents, comme ceux de la série Jason Bourne, la différence n'est pas énorme, sauf dans les plans larges, avec de nombreux détails en arrière-plan.


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De Impétueux, le 8 octobre 2008 à 15:42

Mais, Vincentp, où avez-vous lu que, quand ma télé de 2000 aura clamsé, je me démènerai pour acheter la même ? Il est bien certain que j'achèterai un écran plat muni de tous les perfectionnements disponibles ! Je pense que nous sommes nombreux à n'être pas ces cinglés de nouveautés qui, sans en avoir besoin, vendraient leur chemise pour avoir toujours le dernier modèle et font la queue des nuits entières devant les magasins qui ouvrent à minuit pour proposer la console la plus récente ! J'aurais sûrement plaisir à avoir la TNT intégrée, et non plus reliée par des fils à tout mon fourbi, à avoir un écran plus large, des couleurs plus vives, etc. J'attends simplement que la chose arrive : mais à la première panne, oust, le 16/9ème !

Quant à la bonne restauration des films anciens, que dire ??? !!!

S'il y avait déjà une restauration, tout court ! (Voir nos échanges sur Un revenant ou Entrée des artistes !)


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De vincentp, le 8 octobre 2008 à 21:59

Il est facile de vous opposer des arguments contraires.

1) Il ne s'agit pas de foncer comme un dératé vers les dernières nouveautés, comme un banquier va foncer vers les subprimes ! Pour ma part, je me contente par exemple du son Dolby digital ou du dts. Passer au son haute définition nécessiterait de changer télé, lecteur, ampli puisqu'il faut de l'HDMI 1.3. Je me suis contenté d'acheter des produits légèrement obsolètes, et bradés. Le lecteur blu-ray ? Je l'ai adopté au BHV comme on recueille un vieux toutou abandonné à la SPA. Pas de carton, un modèle de démo… Personne n'en voulait…

2) Concernant les restaurations de classique, seuls les titres les plus accrocheurs bénéficieront de réédition en HD. Et là croyez-moi, pour un certain nombre de titres, cela vaut vraiment le coup. Les 3 trois jours du Condor par exemple revit et le travail des auteurs, des collaborateurs en est magnifié. On est loin des piteuses éditions vhs et on peut considérer qu'il s'agit-là de réédition définitive, comme il peut en exister en musique ou en littérature.

3) De plus, la HD peut pousser aussi les éditeurs à faire des efforts quant à la restauration dvd d'oeuvres plus modestes, en simple définition, car le public va devenir de plus en plus exigeant.

4) Contrairement à ce que vous dites, la HD prend une place physique importante dans les rayons de la FNAC, et le marché est plutôt porteur en France.

Les deux supports vont certainement co-exister pendant longtemps…

Nb : vous nous dites, "J'attends simplement que la chose arrive : à la première panne, oust, le 16/9ème !". Cette technologie a fait ses preuves, et votre télé cathodique risque de survivre au cinéphile (catholique ?) que vous êtes !


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De Impétueux, le 9 octobre 2008 à 10:08

Je ne perçois pas bien nos désaccords, Vincentp ! Il est si évident que toute amélioration est bonne à prendre, et que, sauf à être maboule, personne n'envisagerait d'acheter aujourd'hui un produit technologique d'hier !

J'ai écrit simplement que le progrès, annoncé de façon souvent tonitruante, avance dans des directions imprévues ; des gens plus qualifiés que moi ont écrit ici, par exemple, que BlueRay et HD-DVD ne s'imposeront sans doute pas, parce que, dans quelques mois ou années, ce sera un téléchargement numérique encore bien meilleur qui l'emportera… J'ai connu – sans en posséder – le Laserdisc ; j'ai, en revanche, acheté un lecteur de CDI (CDInteractif) et quelques films de ce type ; tout ça n'a pas duré bien longtemps.

Je me préoccupe donc de savoir si mes quelques centaines de DVD – y compris ceux salopés par René Chateau – pourront continuer à me donner satisfaction. Et je l'espère !

Quant à citer comme une œuvre ancienne Les 3 Jours du condor, qui est un film de 1975, donc très récent, je vous suis mal ! Quid de Boudu sauvé des eaux, qui m'intéresse infiniment plus, et qui est de 1930 ?

Et puis enfin, pouvoir distinguer la myriade de détails d'une image, le moindre brin d'herbe, c'est sûrement bien, mais ça n'impacte pas plus l'intérêt qu'on porte pour un film, pas plus qu'une glose savante ou une impression sur vélin gaufré n'influe sur l'émotion qu'un poème peut vous faire ressentir ! Même avec son haché, avec image grumeleuse, un Guitry ou un Duvivier d'avant-guerre m'intéressera toujours davantage que Spidermann ou Magnolia parfaitement présentés ! Question d'âge, sans doute…


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De vincentp, le 9 octobre 2008 à 10:36

Le laser disc n'était pas un concept intéressant, mais le blu-ray (sans e) l'est en revanche, car il apporte un plus au niveau de l'image et du son. Dématérialisation totale du support HD : on peut en douter, en tous cas pas pour un proche avenir.

On peut se contenter effectivement d'une excellente restauration en définition simple pour des classiques d'avant-guerre du cinéma français. Mais cela coute cher, et ce brave René Chateau -votre cible préférée !- n'est pas un enfant de coeur ! Pourquoi investirait-il des sommes importantes pour des oeuvres qui ne se vendent qu'à des petites sommes ? Qui va acheter L'amant de Bornéo -oeuvre type du catalogue de Chateau-à 30 euros, comme c'est le cas pour les éditions MK2, qui rééditent avec soin ? René Chateau vise visiblement le public des grandes surfaces, celui qui embarque un dvd avec sa lessive et son camembert, voire le public des maisons de retraite, et pas le public cinéphile -exigeant et emmerdant pour les éditeurs (voir à ce sujet l'édito du magazine "les années lasers" de octobre 2008)-.

Le problème est aussi que vous avez des goûts artistiques populaires avec des exigences bourgeoises ! C'est comme si vous réclamiez à corps et à cri une ré-édition de SAS ou de Bob Morane dans la Pléiade !


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De Impétueux, le 9 octobre 2008 à 11:26

Vos dernières lignes, Vincentp montrent clairement que vous ne me comprenez pas, ou faites mine de ne pas me comprendre : Bob Morane n'a rien à faire dans La Pléiade, pas plus que n'y auraient à faire Arsène Lupin ou Rouletabille ; mais, précisément, ces deux personnages ont trouvé un abri idéal dans la collection Bouquins.

Au cinéma, ce devrait être à peu près les mêmes choses, alors que règne la cacophonie et l'incohérence : MK2 édite La chaleur du sein de Jean Boyer, à grands frais, et avec de grands efforts de restauration ; René Château édite French cancan de Jean Renoir, de façon à peine passable !

Que Chateau – je l'ai dit et écrit vingt fois ici ! – édite Stengel, Berthomieu, Loubignac et tous les nanards que j'ai la faiblesse d'aimer ; mais que les grands, les très grands, les Renoir, Duvivier, Ophüls aient droit à des éditions de qualité ! C'est ce que fait Pathé classique, par exemple…

Mais j'ai l'impression de remettre toujours mon métier à l'ouvrage !


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De vincentp, le 9 octobre 2008 à 11:40

Vous avez raison sur ce point : Chateau a acquis les droits sur de grands classiques qui n'ont sans doute pas leur place chez cet éditeur. Cela date peut-être de l'époque VHS, quand les copies étaient anonymes ou presque d'un éditeur à l'autre. A l'heure du dvd, les différences de traitement sautent aux yeux et malheureusement des classiques sont maltraités.

En ce qui me concerne, je regretterais plutôt que des classiques -comme ceux de Bresson- soient vendus trop chers en dvd.

Il est difficile de contenter tout le monde.


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