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Forum : Du rififi à Paname

Sujet : Très agréable polar aux allures internationales


De David-H, le 30 décembre 2005 à 00:41
Note du film : 5/6

Deux ans avant le très popularisé « Tatoué », Denis de la Patellière offre au public ce solide polar, lequel se caractérise tout d'abord par une large connotation internationale. Outre l'éternel habitué français du genre, son fidèle Jean Gabin, l'on retrouve un des acteurs anglais de la Grande Vadrouille -la même année qui plus est…-, Claudio Brooks, l'américain George Raft (« Scarface » version authentique), l'allemand Gerd Fröbe (La baleine dans « Le coup du parapluie »), sans oublier l'autrichienne Nadja Tiller (déjà avec Gabin dans « Le désordre et la nuit »), l'ex-Miss de son pays apportant, avec la fraîche trentenaire Mireille Darc, la touche féminine du film.

Il est question ici d'un vaste trafic d'or –…mondial, on s'en doute – que deux bandes se disputent férocement. Un policier parvient, non sans risque, à infiltrer l'une de celles-ci afin de déjouer des plans évidemment bien peu scrupuleux, se voulant par ailleurs, également politiques – il est bon de rappeler que nous sommes en pleine révolution cubaine-.

Encore peu courant pour l'époque – en 1966 -, l'on voyage volontiers : de Tokyo à Londres, en passant par Münich et Paris bien sûr, avec des images étonnantes, plaisantes même – merci au DVD encore une fois – . L'esthétique mise en scène donne assurément un cachet supplémentaire, tout comme l'excellent rythme de cette fiction déjà quadragénaire. Et pour ne pas gâcher notre plaisir, un lot toujours intéressant de seconds rôles bien entendu, tel l'encore débutant Claude Brasseur ou les regrettés Daniel Ceccaldi et Marcel Bozzuffi…


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De David-H, le 26 janvier 2006 à 09:25
Note du film : 5/6

Sachant que Tarantino ne cache pas ses influences pour le cinéma français des années 60, faut-il voir un lien entre l'affiche de ce "Rififi à Panama" et celle de "Kill Bill Vol 1" ?

Les ressemblances sont troublantes, en tout cas…


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De Arca1943, le 30 juin 2008 à 01:27

Ça m'a l'air intéressant. Je suis cependant déçu qu'un film international comme celui-ci ne compte dans sa distribution le légendaire Akim Tamiroff !

Mais non, c'était une blague pour introduire le fait que le tout dernier film tourné par le légendaire Akim Tamiroff est Sabra (Moto Shel Yehudi, 1970) un film du même Denys de la Patellière. Tamiroff y interprète le personnage central, celui d'un commissaire de police arabe chargé de faire parler un agent israélien juste avant le début de la guerre des Six-Jours et qui se lie d'amitié avec lui. C'est scénarisé par Vahe Katcha.


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De Impétueux, le 30 juin 2008 à 16:46
Note du film : 4/6

Le message de David-H ouvre des portes intéressantes et, sans doute, dès que je verrai dans un bac ce Rififi à Paname, je me l'offrirai, mais… pourquoi a-t-on donné pendant tant d'années des titres aussi débiles, de vrais repoussoirs, à des films d'une bonne qualité populaire ? (J'ai fait d'ailleurs la même remarque pour Flic story


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De fretyl, le 30 juin 2008 à 18:34
Note du film : 2/6

C'est avec Denys de La Patellière que Gabin a tourné ses plus mauvais films: Le tatoué, Du rififi à paname et surtout Le tueur. Un seul film reste à sauver de cette collaboration : Le tonnerre de dieu.

A la même époque Gabin a tourné un polar dans la même veine que ce rififi, Le soleil des voyous, les deux films sont pareils ; réglés comme une horloge, carrés mais sans surprises.
La question que l'on peut se poser est celle-ci : que resterait-il aujourd'hui Du rififi à Paname sans la présence de Gabin ?

Assurément pas grand chose….


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De Lagardère, le 30 juin 2008 à 20:17
Note du film : 2/6

D'accord avec l'ami Frétyl…Autant Le soleil des voyous reste un divertissement plutôt bien enlevé , mais sans plus , autant ce Du rififi à Paname est d'une indigence et d'un ennui mortel…Certes , la distribution est prometteuse , mais ça ne va pas plus loin. A voir à l'heure de la sieste.


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De PM Jarriq, le 1er juillet 2008 à 08:53

Pourtant, un film avec des personnages appelés "Jo le pâle" et "Marque Mal", ça avait l'air pittoresque !


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De Impétueux, le 19 juin 2013 à 22:18
Note du film : 4/6

Voilà quelque chose qui se laisse voir, sans excès ni enthousiasme et qui ne décevra pas trop ceux qui aiment voir Gabin gabinant, entouré de quelques vieux routiers expérimentés de la bonne époque (Marcel Bozzuffi, Daniel Ceccaldi, Claude Brasseur, Gert Froebe) et de frais minois jamais désagréables à regarder (Nadja Tiller, Mireille Darc, Dany Dauberson). L'histoire est raisonnablement compliquée, suffisamment pour qu'on n'en décroche pas, les morts pimpantes et bienvenues, la morale sauve. On en a pour ses euros (ses kopecks, ses picaillons, ses maravédis, si l'on préfère) comme pour tout bon film de samedi soir.

Qu'en dire d'un peu original ? Bien peu de choses… on voit pendant quelques séquences un Tokyo qui, en 1966, était aussi pouilleux et mesquin qu'il l'était en 1963 pour Rififi à Tokyo (ce dont j'avais fait mes choux gras et sarcastiques). Et puis ? Orly-Sud filmé comme une sorte de palais fantastique ; il est vrai qu'à l'époque étaient bien rares ceux qui prenaient l'avion, que ces grands halls pleins de lumière paraissaient plus exotiques que ne l'était la Papouasie et que les hardis et fortunés voyageurs qui fréquentaient ces contrées paraissaient aussi étranges que des Jivaros.

Quoi d'autre ? L'évidence que Jean Gabin sait donner des claques comme personne (sauf, peut-être, Lino Ventura : allez savoir si ce n'est pas ce délicieux talent qui a fondé leur estime mutuelle et leur amitié ?). Aussi le talent de dialoguiste d'Alphonse Boudard (dans un bar à hôtesses, l'horizontale avec qui un client éméché veut prendre des privautés : La main au panier pour un Cinzano ! Où tu te crois ?). Et encore une certaine franchouillardise parfaitement assumée, l'artisanat d'art à la française s'opposant à la grosse cavalerie étasunienne.

Et la curieuse personnalité de Walter (Gert Froebe), lié par une amitié vigilante avec Paulo les diams (Gabin), éperdument amoureux de sa femme (Nadja Tiller) qu'il a, si l'on peut dire, récupérée, après que Paulo l'a laissée tomber, et nostalgique d'on ne sait quel passé révolutionnaire puisqu'il aide, dans la mesure de ses moyens et avec un goût du risque qui ne lui vaudra rien de bon, le Cuba de Fidel Castro, à une époque où ce petit État là était un ardillon coincé dans le talon de l'Amérique…

Rien de mémorable, mais rien de déshonorant…


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