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Forum : Les Fantastiques années 20

Sujet : Grand Film


De cormega, le 5 décembre 2005 à 21:34
Note du film : 6/6

Waouh! Voilà le grand film de Raoul Walsh. Vraiment très fort avec un superbe trio d'acteurs: Cagney vraiment excellent dans un rôle de gangster profondément gentil, bogart en crapule finie en très grande forme avant de devenir la star que l'on sait et le troisième qui joue l'avocat (son nom? je ne sais pas). Enfin, un très bon rôle féminin avec celui de Gladys George, la femme qui lance Bartlett (Cagney) dans la contrebande.

La narration de Walsh est superbe; le film s'étalant sur plus de dix ans, Walsh y intègre des parties purement documentaires pour recadrer le film dans son contexte historique, les images y défilent à grande vitesse.

Enorme!


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De vincentp, le 22 août 2008 à 22:22
Note du film : 5/6

Si Les fantastiques années 20 n'atteint pas le sublime de Gentleman Jim, La charge fantastique, ou Aventures en Birmanie, du même auteur, il contient néanmoins de grands moments -émouvants-, que l'on ne dévoilera d'ailleurs pas… Walsh -et ses scénaristes- ont la bonne idée de se servir du genre du "film de gangster" pour passer en revue tout ce qui fut constitutif des années vingt aux Etats-Unis : la démobilisation difficile des soldats de la première guerre, la prohibition, la crise de 29, mais aussi l'insouciance et le puritanisme de cette époque.

Les aventures de quelques personnes sont l'écho habile des événements politiques, sociaux, économiques de toute une décennie. Avec le style si typé de Walsh (rythme soutenu, angles obliques,…) qui confère à l'ensemble un dynamisme et un intérêt sans faille. Admirons -en particulier- comment Walsh oppose le blanc et la lumière des néons -liés à la réussite sociale- au monde ténébreux des basses besognes.

Pour marquer cette opposition, des travellings arrondis -suivant les déambulations de la chanteuse- représentent le premier monde, des angles vifs -et des plans très courts- le second. Cette opposition est nette lors de la séquence cambriolage du dépôt, suivi par le numéro de revue musicale. Une réalisation millimétrée.

Le rôle de Bogart démontre par ailleurs que cet acteur n'était alors pas utilisé à son optimum dans le rôle d'une brute épaisse, à la psychologie limitée. La vedette est ici James Cagney qui réalise une prestation de tout premier ordre…


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