Forum - After Hours - Quand l'heure est dépassée...
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Forum : After Hours

Sujet : Quand l'heure est dépassée...


De Rikos, le 18 septembre 2002 à 00:30

Un film génial que je n'ai vu qu'une fois à sa sortie et que je cherche déséspérément en DVD.


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De spontex, le 18 septembre 2002 à 08:20

Salut,

Comme tu peux le voir ci-dessus, il a été annoncé en Zone 1, mais la date reste indéterminée. Patience !


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De polyfr, le 15 octobre 2002 à 14:06

Moi, je l'ai vu la semaine de sa sortie et on était 5 dans la salle ! Assurément selon moi le meilleur Scorsese !

Je l'ai acheté en Laserdisc NTSC il y a quelques années. Malgré tout, j'ai toujours un peu de mal à comprendre l'anglais non sous-titré surtout dans ce film qui va à 200 à l'heure !

Vivement le DVD. Et pourquoi pas en zone 2 !!!


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De Pigeon Lane, le 26 mai 2003 à 09:13

Pas un grand Scorsese, faut pas exagérer, mais un exercice virtuose avec une ribambelle de seconds rôles féminins inoubliable, en particulier Teri Garr qui place des pièges à souris autour de son lit. Ceci dit, indispensable à toute collec. Scorsesienne qui se respecte.


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De djprosper, le 16 février 2004 à 18:30

Ce film est en fait bien trop rare, touchant par son côté clipé "New york by night dans les 80's", il en reste une vrai galerie de personnages tous délicieusement "frappe à dingue",et un divertissement carré et inventif.

C'est un bon Scorcese et aussi c'est assurément le plus drôle !

Pour ma part je marche à chaque vision.


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De Citizen Dave, le 23 août 2006 à 23:58
Note du film : 6/6

Scorsese peut être inégal, mais il y a au moins six films incontournables de lui: Mean streets, Taxi driver, Raging bull, After Hours, La Dernière tentation du Christ, Les Affranchis. Dans After Hours, nous sommes en plein conte fantastique avec cet effet d'annonce quand le barman dit: après telle heure, on ne paie plus. les règles sont changées la nuit… After Hours m'a fait une très forte impression, car j'adore le cinéma dont l'histoire est de pure poésie et où la compréhension se joue sur un plan de rythme symbole plus indépendant par rapport au fil narratif. On devrait plus donner foi à la féerie-poésie dans les films (différent de la féerie-action).


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De Gilou40, le 11 avril 2011 à 12:17

Alors bien évidemment, nous sommes loin de Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants……Avant de visionner ce film hier au soir à la télé, j'ai pris soin de venir lire vos critiques. Et devant l'affluence de notes montant jusqu'au chef-d’œuvre, je pensais pouvoir accéder, moi aussi, au chef-d’œuvre. Mais je suis bien incapable de vous parler de ce film…

Si il est indéniable, comme je l'ai lu, que c'est un très bel exercice de style, ( le plan ou Griffin Dunne sort de chez lui et longe le trottoir sous une pluie battante est magnifique ! ) je n'y vois aucune poésie, et tant pis je me lance, aucun intérêt. Cette succession de personnages plus déjantés les uns que les autres m'ont ennuyé au possible. C'est un cinéma que je ne pige pas. On dirait du Godard Américain. Je n'ai pas assez de recul sur ce genre de façon de faire. C'est ce que j'appelle un film pour cinéphiles. Décrypter, aborder un certain vide en y trouvant un talent certain, voir l'invisible, comprendre que l'on mette tant de moyens et de si beaux acteurs dans une histoire pas même drôle, même si il y règne un certain mystère, il faut être Cinéphile pour ça. Je ne dis pas qu'il y a ça ou Les charlots font l’Espagne, mais il y a quelques justes milieux à déguster dans lesquels je me confine…En revanche, je me suis étonnée d'une chose : De ne pas voir arriver Malcolm McDowell et ses sbires de Orange mécanique, film que j'ai pigé celui-là. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai souvent pensé à eux durant la projection. Étrange ? En tous cas, After Hours, c'est pas mon truc. Je viens de vous le démontrer, non ?


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De Impétueux, le 12 novembre 2013 à 17:27
Note du film : 5/6

Ce que j'aime, dans ce cauchemar psychédélique, en plus de son onirisme de malaise, c'est son aptitude à nous rendre proche du malheureux garçon qui, parce qu'il a cru pouvoir échapper ce soir là à sa solitude et à sa vie rangée passe une nuit à se dépêtrer des fureurs du Destin. Sur un mode plus léger et (bien) moins profond, Paul Hackett (Griffin Dunne) m'a fait songer au Bill Harford (Tom Cruise) de Eyes wide shut, renvoyé sèchement par le milliardaire Ziegler (Sydney Pollack) à sa vie paisible : Ne joue pas dans la cour des grands !.

Ce ne sont évidemment pas les mêmes personnages. Paul Hackett pourrait être un de ces êtres falots décrits par Michel Houellebecq : un boulot convenable, mais ennuyeux, sans doute répétitif ; aucune vie sociale ; pas de liaison ; le soir, un dîner vite avalé dans une cafeteria éclairée au néon, en seule compagnie d'un gros bouquin. L’aborde une drôle de fille, un peu lunaire, un peu fofolle, Marcy (Rosanna Arquette), avec qui il se dit qu'il y a un bon coup à jouer. Commence alors le cauchemar éveillé et l'amoncellement des perturbations, mineures d'abord, puis de plus en plus angoissantes.

Je trouve assez subtils les films où le spectateur a une forte possibilité d'identification moins aux personnages qu'aux situations : en gros, comment réagirais-je, moi, si telle ou telle éventualité (généralement désagréable) me tombait sur le dos ?

Je sais bien que je ne me retrouverai jamais dans la situation des astronautes perdus de Gravity et qu'il y a fort peu de chances que je fasse la folie de jouer au spéléologue comme les pauvres filles de The descent ; même si mon imagination me joue des tours plaisants, je me doute que, tel un Jonathan Harker sidéré, je ne verrai jamais apparaître en haut d'un escalier sombre le comte Dracula. Mais me vient à l'esprit le début de Frantic de Polanski et, dans une certaine mesure, Le projet Blair witch) : ma femme qui disparaît dans une ville étrangère dont je ne connais pas la langue, ma petite troupe égarée dans une forêt d'automne… rien d'impossible : c'est ce qui me glace.

Toutes proportions gardées, ce qui arrive à Paul Hackett n'a rien d'invraisemblable, ou presque : un billet qui s'envole par la fenêtre d'un taxi, la crainte que Marcy, la fille de rencontre porte, dissimulées, de terribles cicatrices de brûlures, la pluie qui tombe en averses, les quelques cents qui manquent pour acheter un ticket de métro, les regards soupçonneux des voisins tétanisés par l'insécurité du quartier… On s'y voit assez.

Évidemment, par le jeu d'un processus cumulatif (et de la loi de l'emmerdement maximum, qui gère tout autant nos vies que la gravité universelle), ces prémisses posées, qui sont relativement anodines, tout se dégrade à grande allure jusqu'à la folie furieuse, jusqu'à voir le pauvre Paul menacé de lynchage par une foule en délire.

C'est bien cela, comme le dit Tom, le barman en n'encaissant pas le prix des cafés : À cette heure, les règles ne sont plus les mêmes ; c'est presque une définition de l'Enfer, n'est-ce pas ?

Ou, comme sur le célèbre carton du Nosferatu de Murnau : Quand il eut passé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre. C'est ce qu'on appelait jadis la morale de l'histoire.


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