Forum - Le Gorille vous salue bien - « Inoubliable héros hélas dénigré aujourd'hui... »
Accueil
Forum : Le Gorille vous salue bien

Sujet : « Inoubliable héros hélas dénigré aujourd'hui... »


De David-H, le 12 novembre 2005 à 10:38
Note du film : 3/6

A l'entame de sa riche carrière, l'image de Lino Ventura ne dépassait pas encore celle de simple force de la nature. Le « Gorille » était donc en 1957 un rôle en conséquence pour cet alors tout frais champion d'Europe de catch, et l'on pardonne que l'acteur ait poliment refuser de tourner l'épisode suivant, par crainte d'être emprisonné dans le rôle. Le futur plus vieux flic de France, Roger Hanin, allait s'en charger admirablement bien, de toute façon. Réalisé par Bernard Borderie (voir les « Angélique »), ce film d'espionnage autrefois idolâtré avec sa flopée de règlements de compte a largement fait son temps, ce qui est probablement l'une des raisons de son dénigrement total de la part des chaînes de télévision, actuellement. Certes, si les moyens mis en œuvre semblent risibles aujourd'hui, notamment pour les scènes de « combat », les acteurs restent quant à eux bien immortels – outre Lino, Charles Vanel par exemple – . Et encore une fois, tout cinéphile se doit de connaître ce classique du cinéma français, fresque pleinement représentative du temps où ce dernier vivait essentiellement de ces fameux « héros »…


Répondre

De Impétueux, le 30 mai 2006 à 18:03
Note du film : 2/6

Une petite adjonction, par rapport à votre message, dont je pourrais par ailleurs reprendre bien des termes : Le gorille vous salue bien est le premier film dont Lino Ventura est tête d'affiche, mais il a derrière lui, déjà, de sacrés rôles, et en premier lieu – à tous les sens du termes – celui d'Angélo, dans l'admirable Touchez pas au grisbi de Jacques Becker qui révèle son exceptionnel tempérament. Puis il enchaîne sur l'assez bon Razzia sur la chnouf d'Henri Decoin et alterne rôles (quelquefois petits) de truands et de policiers (dans Maigret tend un piège ou Ascenseur pour l'échafaud par exemple).

Et puis, s'il a l'habileté de ne pas se laisser enfermer dans le personnage du Gorille, son film suivant, Le fauve est lâché, de Maurice Labro est tout de même assez copie conforme…


Répondre

De Impétueux, le 19 juin 2012 à 23:20
Note du film : 2/6

Comme je n'ai pour l'instant pas encore cédé à la résistible envie d'acquérir l'intégrale de la série des Angélique, qui passe assez souvent à la télévision les mois d'été, Le gorille vous salue bien est l'unique film de Bernard Borderie qui figure dans mon assez imposante DVDthèque.

Et à dire le vrai, c'est très bien ainsi parce que, hors le témoignage quasi ethnographique qu'il représente, le film, premier d'une série assez mince (je n'y recense ensuite que La valse du Gorille et Le Gorille a mordu l'archevêque) n'est qu'un tout petit truc de samedi soir, ce qui tombe fort bien, puisque c'est ainsi que je l'ai aujourd'hui revu.

Ça ne commence pas trop mal, bien au contraire : une évasion, un bois feuillu automnal, du côté de Fausse-Reposes ou des Étangs de Hollande, un pavillon noirâtre de banlieue pourrie, quelques trucidés bienvenus et spectaculaires, une auberge de ce qui était alors la Seine-et-Oise, (dont on imagine les plats-vedettes de la carte : croustade aux champignons, filet de bœuf sauce périgourdine, poire belle Hélène). On ignore – ou on feint d'ignorer, plutôt – un bon moment que Géo Paquet, le Gorille (Lino Ventura), dont la force physique est abondamment mise en valeur est un agent de services spéciaux français, on apprécie quelques pans de dialogue. Ainsi les mots de l'ensorceleuse Isaline (Bella Darvi) lorsqu'elle entreprend Géo : Les hommes, j'en ai fait le tour… Alors, un gorille….

Puis ça s'enlise dans la complication et on finit par décrocher et par bâiller un peu, parce que tout est à la fois chichiteux et prévisible, que la plupart des bons seconds rôles du début (André Valmy, Robert Manuel – celui-ci trop théâtreux néanmoins – Maurice Chevit, François Darbon, Jean-Roger Caussimon) ont été éliminés ou presque écartés de l'intrigue et, tout simplement parce que ça ahane.

Rien de bien grave, pourtant ; on se réjouit de retrouver un Lino Ventura toujours parfait, même dans ses rôles les plus caricaturaux et simplistes, comme celui-ci, et Charles Vanel, dont on peut dire tout autant. Pierre Dux est glacial et impeccable, Jean-Pierre Mocky, qui n'était alors qu'acteur, n'aurait jamais dû franchir le pas de la réalisation.

C'est peu, mais suffisant…


Répondre

De tamatoa, le 20 juin 2012 à 00:59

Je me suis toujours demandé si le gorille vous salue bien n'avait pas été tourné en 58, les tontons flingueurs et surtout Les barbouzes auraient ils vu le jour ? Parce que voir Ventura retourner comme une crêpe une Peugeot 203 (qui n'était pas la bagnole la plus légère de l'époque) a du donner bien des idées à bien des cinéastes..Il est indéniable que ce Gorille a été une pierre décisive pour l'édifice Ventura..Rares, très rares sont ses films oû ne sommeille pas Le gorille..


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.0093 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter