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Sujet : Un film avec Brigitte Bardot et Jane Fonda!!!


De Danceuzenkaleche, le 30 septembre 2005 à 00:05
Note du film : 5/6
Je n'ai pas vu ce \Histoires extraordinaires, mais rien que pour le casting : \Brigitte Bardot et \Jane Fonda et pour l'adaptation d'Edgar Poe, je lui met 5/6 et je vote pour! Je suis sûre que c'est génial.

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De Arca1943, le 30 septembre 2005 à 20:09

Sur l'affiche comme sur la fiche, il manque le quatrième épisode : "La Rivière de diamants", par Roman Polanski. Où est-il passé ? À moins que je me gourre ?


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De CinocheMyLove, le 1er octobre 2005 à 16:51

Vous vous gourrez, en effet ! "La Rivière de diamants" est un chapitre de Les Plus belles escroqueries du monde, autre film à épisodes de l'époque.


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De Arca1943, le 1er octobre 2005 à 17:09

Décidément, je baisse. C'est la déprime. Sorti de l'Italie, je ne vaux pas un clou.


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De CinocheMyLove, le 1er octobre 2005 à 17:22

Mais non, mais non ! Ce n'est pas vous qui votez pour d'obscurs films yougoslaves, égyptiens, iraniens, etc ?


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De Arca1943, le 1er octobre 2005 à 17:29

Vous dites ça pour me faire plaisir… La triste vérité, c'est que ce sont là autant de dérivatifs en attendant que la crise du cinéma italien se termine !


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De vincentp, le 8 avril 2011 à 23:56
Note du film : 4/6

Bien fait, étonnant, révélateur de styles différents de mise en scène. Toutefois, le résultat n'est pas totalement convaincant ce qui explique que cet ensemble de trois moyen-métrages soit tombé dans l'oubli. On peut apprécier la beauté plastique de Jane Fonda filmée de façon très moderne (et sensuelle) par un Roger Vadim inspiré… L'humeur du moment du spectateur fera pencher la balance de son jugement final dans un sens positif ou négatif.

Voici à cette occasion les notes que j'ai attribuées sur ce site aux films de Fellini :

Amarcord, Fellini Roma, Huit et demi, La Dolce vita, Les Inutiles = chef d'oeuvre

Le Casanova de Fellini, Les Nuits de Cabiria = 6/6

Ginger et Fred, Et vogue le navire…, La Cité des femmes, Les Clowns, Satyricon, Juliette des esprits, Il Bidone, La Strada = 5/6

Répétition d'orchestre, Intervista, Le Cheik blanc = 4/6

La Voce della luna = 0/6

Oeuvre collective ou co-réalisation :

Boccace 70 = 5/6 Les Feux du music-hall, L'Amour à la ville, Histoires extraordinaires = 4/6

Scénario :

Les Onze fioretti de François d'Assise = chef d'oeuvre


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De DelaNuit, le 21 juillet 2011 à 10:00
Note du film : 4/6

Ce film est récemment sorti en dvd…


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De DelaNuit, le 21 juin 2012 à 19:10
Note du film : 4/6

Le dvd de ces Histoires extraordinaires ayant enfin été édité en zone 2, j'ai pu visionner ce film que je n'avais jamais vu, et qui m'intriguait fort. Voici trois histoires fantastiques mises bout à bout, dont le dénominateur commun est d'avoir été inspirées par des contes morbides d'Edgar Allan Poe. Pour l'occasion, trois réalisateurs célèbres de l'époque : Roger Vadim, Louis Malle, Federico Fellini… Et une brochette de stars : Jane Fonda, Alain Delon, Brigitte Bardot, Terence Stamp… Je vous livre mes impressions.

La première partie, « Metzengerstein » , est un conte médiéval mettant en scène une châtelaine décadente prise au piège de sa propre cruauté, finalement victime d'une haine amoureuse aux proportions soudain surnaturelles. Comme souvent dans les films de Vadim, il y a de bonnes idées de départ mais sous-exploitées avec un manque de rythme et d'audace dans la réalisation, malgré l'originalité du propos, des décors et des costumes. Le Moyen-Age décrit est bien loin des atmosphères du Nom de la rose et autre lion en hiver. Les images correspondent à une certaine mode des 70s, mais ne sont finalement pas plus réaliste que les productions hollywoodiennes des années 50 du type Ivanhoe et autres Chevaliers de la table ronde ! Le film lorgne plutôt du côté d'une Peau d'ane perverse… Quoi que les perversions décrites paraissent aujourd'hui bien pâlottes ! On pense à Barbarella bien-sûr, en raison de la patte de Vadim et de la lumineuse présence de la divine Jane Fonda dont le moindre sourire, regard ou mouvement est un délice en soi. Il est amusant de retrouver Peter Fonda dans le rôle de son cousin maudit, à la fois aimé et haï, et le cheval démoniaque est un magnifique animal. Voir la belle chevaucher la bête dans la lande et sur la plage réjouira les contemplatifs amateurs de beauté. Les autres… ? Bref, un peu décevant, trop lent et insuffisamment approfondi, mais avec la belle Jane, on suit avec indulgence si on est de bonne composition.

La seconde partie nous entraîne en Italie au XIXème siècle, sur les pas d'un mauvais garçon, « William Wilson » , interprété par Alain Delon, oscillant entre le plaisir de se valoriser en faisant souffrir les autres, et la fuite devant son double, qui pourrait bien être sa conscience… Le thème est intéressant : dans une fuite en avant pour assouvir ses pulsions sans prendre le temps de se connaître soi même, à vivre dans un narcissisme forcené sans se remettre en question, on finit par trouver sur sa route un dangereux reflet qui pourrait bien contenir tout ce que à quoi l'on a voulu échapper… Là encore, l'histoire prend son temps. Le moment fort est la confrontation autour d'un jeu de cartes entre Delon et une Brigitte Bardot inhabituelle, brune fière et dure… ceux que notre BB nationale agace pourront prendre un certain plaisir à la voir humiliée avec cruauté. D'autres regretteront le machisme de la situation… On n'est guère étonné de la fin mais on n'a pas passé un mauvais moment.

La troisième partie est peut-être la meilleure, c'est qu'on y retrouve tout l'univers délirant et ambigu du maître Fellini, en suivant Terence Stamp, alias « Toby Dammit » , acteur adulé sous l'emprise de substances corrosives, au bout du rouleau, traversant comme dans un cauchemar les couloirs d'aéroport, les rues de Rome, les plateaux de télévision et leur faune dantesque dont la description vaut le détour, puis les routes désertes en pleine nuit au volant d'une voiture de course pour échapper au démon qui le poursuit.

L'ensemble est daté, plutôt lent, manque de profondeur… L'affiche, compte tenu des réalisateurs et des acteurs ainsi que de la référence à Poe, était prometteuse… mais le résultat s'avère finalement plutôt décevant. Une fois ce constat établi, il n'est pourtant pas interdit de prendre un certain plaisir en regardant ce spectacle qui n'est certes pas de la plus haute qualité mais néanmoins attachant. J'avoue avoir pris ce plaisir malgré les défauts de l'œuvre, qui réussit à intriguer et a tellement plus de charme à mes yeux que tant de productions fantastiques plus récentes dont les effets spéciaux masquent la vacuité…

C'est qu'au fil de ces trois histoires, chacune éclairant les autres, se dessine un thème commun, celui de la fuite, à cheval, à pied ou en voiture, dans les plaisirs, la cruauté ou les paradis artificiels… la fuite d'un démon pire que tous les autres : soi même !

Tant il est vrai que la connaissance de soi, vantée par les anciens philosophes comme le commencement nécessaire de toute sagesse, représente pour certains la pire des épreuves, le pire des cauchemars…

« J'ai envoyé mon âme à travers l'univers à la recherche des secrets du bien et du mal – écrivait le poète Omar Kayam, cité au début du portrait de Dorian Gray d'Albert Lewin – et mon âme m'est revenue disant : tu portes en toi-même le Ciel et l'Enfer. »

Sur ce, je vous laisse méditer, rends au sommeil cette machine infernale et remonte sur mon cheval…


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