Beauty Mark, la société de cosmétique dirigée par la vindicative
Viveca Scott, est en perte de vitesse et menacée de rachat par son concurrent,
David Lang. Elle fonde tous ses espoirs de succès sur
"Miracle", une crème, mise au point par le
docteur Murcheson, capable d'effacer les rides du visage. Mais le plus proche collaborateur de ce dernier,
Karl Lessing, un ancien amant de
Viveca, s'est approprié la formule et l'a proposé à
Lang.
Viveca ne tarde pas, grâce à une complice travaillant chez celui-ci, à apprendre l'identité de l'auteur de cette subtile escroquerie. Elle l'attend alors à son domicile, commence par le rudoyer puis, pour conserver le produit dans son giron, finit par accepter toutes les concessions réclamées par son interlocuteur. Lorsqu'elle se rend compte que tout ceci n'est qu'un jeu et que son maître-chanteur n'a pas l'intention de lui restituer la formule,
Viveca le frappe mortellement à la tête avec un microscope.
Incursion du célèbre inspecteur dans le secteur des cosmétiques,
Lovely But Lethal
est intéressant à plusieurs titres. D'abord cet épisode à double meurtre repose sur un scénario solide, quoique non dénué d'inutiles maladresses
(comme, par exemple, lorsque Viveca se contredit en avouant l'usage d'un crayon noir pour les yeux) et trop centré sur l'opposition entre le policier et la vraie meurtrière, négligeant les autres suspects éventuels. Ensuite par la réalisation élégante d'un spécialiste des
serials (The Virginian
, Ironside
mais surtout Night Gallery et plus récemment Smallville
) Jeannot Szwarc. Et, enfin, par le casting, l'
hitchcockienne
et
fordienne
Vera Miles
bien sûr mais aussi les courtes prestations de
Vincent Price
et
Martin Sheen
(dont la carrière allait décoller, la même année, avec le Badlands
de Malick
) trio pour lequel il s'agit de la première et seule participation à la série. Ah oui, une dernière chose encore : on apprend dans cette épisode que
Mme Columbo a un problème de poids et que son mari est l'oncle d'un dermatologue à l'UCLA.