Forum - Punch-Drunk Love (ivre d'amour) - Critique
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Forum : Punch-Drunk Love (ivre d'amour)

Sujet : Critique


De dumbledore, le 5 septembre 2003 à 10:15
Note du film : 3/6

On peut difficilement nier le fait que Paul Thomas Anderson soit un grand réalisateur. Dans Punch Drunk Love, il fait encore preuve du talent visuel, du sens du rythme (très musical) qui le caractérisent tant. On retrouve également les situations loufoques (un harmonium débarqué de nulle part ou un accident de voiture spectaculaire et sans conséquences…) qu'il apprécie tant ainsi que des personnages décalés et étranges. On retrouve tout son univers, le même que celui que l'on a adoré dans Magnolia. Seulement cette fois, il n'y a qu'une seule intrigue tournant autour d'un seul personnage (Adam Sandler par ailleurs excellent). Et ça ne prend pas, car la force et l'intérêt de Magnolia résidaient justement dans la multitude d'intrigues (tournant autour du même thème) et de personnages. Ici, du coup, on sent un film pauvre et décevant par son scénario qui pêche par trop de simplicité et par un manque de rebondissements. On ne s'ennuie pas parce que le réalisateur est vraiment talentueux (sublime scène que celle de la première vraie rencontre entre les deux personnages du film), mais on a l'impression qu'avec ce film, Paul Thomas Anderson s'essaye à faire les yeux doux à Hollywood en prenant une star (Adam Sandler), un genre (la comédie) et en se forçant enfin à faire un film court (90 minutes).


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De gaulhenrix, le 9 novembre 2006 à 18:02
Note du film : 5/6

Il me semble que, si l'histoire choisie est certes plutôt convenue, Paul Thomas Anderson signe pourtant un film particulièrement insolite, voire singulier, dont tout le mérite revient, comme le précise Dumbledore, à une réalisation constamment innovante qui va jusqu'à transfigurer le scénario. Anderson utilise, en effet, les mouvements de caméra, les cadrages, les sons et les images faisant en sorte que la technique soit au service du sens même du film.

J'en veux pour preuve la longue séquence d'introduction qui se compose en fait de trois parties : la présentation de Barry ; la rencontre avec Lena et la capture de l'harmonium.

(…)

Si ce commentaire est si long, c'est parce que cette séquence me paraît être un bon exemple de pur moment de cinéma (Cf. Plein soleil de René Clément, qui les multiplie) : suggérer ou dire par le seul moyen, par la seule rencontre des images et des sons ; et créer ainsi une sorte de magie visuelle qui étonne le spectateur, l'éblouit et le pousse à aller, au-delà des simples apparences, au cœur de l'essentiel (par exemple, ici, signifier le retentissement de l'émotion en chacun de nous, une émotion qui peut transcender toute vie, toute personne, quelle qu'elle soit, n'importe où et à n'importe quel moment).


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De vincentp, le 17 juillet 2008 à 23:48
Note du film : 5/6

Je suis assez d'accord avec Dumbledore et Gaulhenrix, deux intervenants sympathiques du forum qui ont depuis connu des destinées diverses. Gaulhenrix a en effet connu une fin paisible identique à celle de Félix Faure, expirant un dernier soupir dans les bras de sa maîtresse. C'était il y a six mois. Un punch-drunk love fatidique. Dumbledore ? Il vit aujourd'hui retiré dans le Cantal ou il élève des chèvres, et produit du fromage bio. Lych666 ? l'ex garde du corps de Uma Thurman enchaine désormais tournée sur tournée de bar, en tant que batteur-musicien. David-Haynaud a quant à lui logiquement intégré les services secrets belges, ou il y enseigne les techniques flamboyantes de OSS 117. Cormega ? A fondé un foyer et se commente de regarder Les aventures de Porcinet avec ses triplés.

Il ne reste donc plus parmi les anciens de ce forum que Impétueux et Arca1943, sondant ad vitam eternam les profondeurs du cinéma français pour l'un, et italien pour l'autre. Deux vieux trente-trois tours qui reproduisent toujours la même petite musique nostalgique, pour le plus grand bonheur des nouvelles générations… Et bientôt pour ces deux-là une tournée d'adieu, suivie d'un come-back légendaire…





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De Arca1943, le 18 juillet 2008 à 01:50

Sayo ! Mais vous oubliez l'ami Jarriq.


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De droudrou, le 18 juillet 2008 à 07:52

Il ne reste donc plus parmi les anciens de ce forum que Impétueux et Arca1943, sondant ad vitam eternam les profondeurs du cinéma français pour l'un, et italien pour l'autre. Deux vieux trente-trois tours qui reproduisent toujours la même petite musique nostalgique, pour le plus grand bonheur des nouvelles générations…

Oui ? Alors ? Qu'est-ce qu'il convient d'en conclure ? Le monde est figé pour ce que l'on qualifierait être une élite ? Certains ont le droit de parler et d'autres ont le droit de fermer leur gueule sous prétexte que les pseudonymes sonnent mal ou qu'ils dérangent ? Ou que politiquement les individus de tous bords se retrouveraient soudain sur un site pour y appliquer une politique qu'ils réprouveraient mais qui serait identique à l'objet de leurs ires ? Les nostalgiques n'ont jamais fait avancer le monde ! Alors, A QUAND UN DROIT D ENTREE SUR DVD TOILE ? Et une taxe à acquitter à chaque passage… Ce serait assez conforme à l'idée d'une certaine politique présente où tout se monnaiera y compris l'intelligence et la belle parole !


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De Lagardère, le 18 juillet 2008 à 09:25

Les nostalgiques n'ont jamais fait avancer le monde , certes (?), mais , en cette époque de folie , la nostalgie reste quand même un sacré garde fou au même titre qu'un minimum de culture… Tant qu'à la "belle parole", elle ne sera jamais , hélas, que du papier cadeau…


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De vincentp, le 18 juillet 2008 à 10:19
Note du film : 5/6

Mais heureusement des contributeurs talentueux et prolifiques nous ont rejoint : en premier, Droudrou, qui tonne comme le tonnerre de Brest, de 0 heures à 24 heures ; Jipi, l'analyste (qui devrait s'intéresser à Le sacrifice, ou à Octobre) ; sophie75, la midinette, qui avoue sa passion pour les comédies romantiques ; Lagardère qui aurait sa place dans le "team" du même nom ; Vistavision, Verdun, Freddie, RdT -fils spirituel de Goethe et du romantisme allemand – clamant si fort "ich bin der freund und die lover von bebalonkar"-… Et bien d'autres.

Et puis, c'est vrai, les anciens Pm Jarriq et Alholg nous font toujours autant rire ou pleurer avec leurs chroniques et leurs notes, souvent qui me décoiffent.


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De droudrou, le 18 juillet 2008 à 10:34

Alors ? Vincent, ne me dis pas que tu avais mal dormi cette nuit ! Tu serais sympa, par contre, de nous parler pour, bien justement échanger avec notre midinette Sophie75, de la dernière comédie américaine ou du dernier mélo de Douglas Sirk que tu as regardé. Pour ma part, je suis en train de concocter un p'tit avis de 375 pages sur le Stalingrad du révérend père Annaud que je ferai préalablement corriger par le révérend père Jipi…


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De Sturm und Drang, le 18 juillet 2008 à 15:39

ich bin der freund und die lover von bebalonkar"-… Et bien d'autres.

L'amoureux en allemand se dit der Verlieber et non die (article marquant le féminin, vous nous aviez caché votre hermaphrodisme…) lover. Merci de ne pas éreinter la langue de Goethe qui disait d'ailleurs ceci : "Wer fremde Sprache nicht kennt, weiß nichts von seiner eigenen" (qui ne connaît pas de langues étrangères ne sait rien de la sienne).


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De Sturm und Drang, le 18 juillet 2008 à 15:51

Vincent, si vous voulez mieux dormir, faites donc comme Claudette Colbert dans La Huitième femme de Barbe-Bleu en épelant à l'envers Tchécoslovaquie. Sinon, il reste encore la méthode Coué efficace, mais dangereux pour l'équilibre mental, à savoir se colleter quelques fleurons de la filmographie de Godard ! Avez-vous essayer la camomille !

Lagardère, la nostalgie se manie avec des pincettes. Surtout lorsque l'on a lu Raoul Girardet vantant la nostalgie des origines.


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De lagardère, le 18 juillet 2008 à 17:29

"Raoul Girardet" , c'est tout ce que vous avez trouvez ? Avant d'étaler votre "science" gonflante et dangereuse , revoyez donc le sens du mot "nostalgie" , comme semblait l'employer Vincent et non votre politicart de merde !! A part ça , vous parlez bien l'Allemand . Et puis ? Vous voulez un bon point ?


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De Sturm und Drang, le 18 juillet 2008 à 17:45

Les mots ont plusieurs sens. C'est la beauté de notre langue. Et comme dans toutes les interprétations, on peut y trouver sa vérité. Quant à la nostalgie de Vincentp, à vrai dire, j'ai dû mal à en saisir le sens.


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De Sturm und Drang, le 18 juillet 2008 à 17:58

D'accord, le débat n'est pas très constructif et en tire les conséquences en me retirant définitivement de… ce forum. Also sprach Zarathustra


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De silverfox, le 18 juillet 2008 à 18:31

Et le cinéma, mes loupiots !


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De vincentp, le 18 juillet 2008 à 20:57
Note du film : 5/6

Je remercie les intervenants pour leurs dialogues qui correspondent parfaitement à ceux de Punch-drunk love. J'avoue avoir un peu cherché à provoquer ces dialogues… Des personnages très différents les uns les autres se téléscopent en effet dans ce long-métrage. Leurs centres d'intérêt sont différents, leur système de référence également. Il y a les sept soeurs du personnage principal, celui-ci, ses collègues mexicains, des clients étonnants, autant de personnages qui passent leur temps à se rentrer dedans pour des raisons futiles…

De leurs rencontres ordinaires, fruits du hasard, surgit un certain art : celui de l'esprit humain, qui occupe l'espace via des sons, des couleurs, des mouvements, composant un spectacle merveilleux et esthétique. Une très belle séquence résume la vision de l'auteur : des formes et des couleurs, purement abstraites et déconnectées d'éléments narratifs, se succédant pendant quelques instants dans un ballet festif. Paul Thomas Anderson représente l'être humain comme un pulsar, émettant une petite musique qui s'envole dans l'univers.

Ne pas sous-estimer ce film, faussement ordinaire (je ne suis donc pas du tout d'accord avec l'avis exprimé par Dumbledore), parabole d'idées existentielles, très bien réalisé, et dans l'air du temps !


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De droudrou, le 18 juillet 2008 à 21:21

Pour répondre à Silverfox à propos du cinéma : le cinéma ? mais c'est nous ! Eh ! Et si je lis le message de Vincent, Le parrain c'est lui !


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De Lagardère, le 18 juillet 2008 à 21:58

Ne serions nous que des poupées de chiffons entre ses grosses pattes ?


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De droudrou, le 18 juillet 2008 à 22:10

Tu parles des grosses pattes du cinéma ou des grosses pattes de Vincentp ? Si c'est Vincentp, il n'a pas de grosses pattes ! L'est pas bien épais !…


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