Forum - Don Camillo... Monseigneur ! - Sursaut rappelant l'ambiance du premier épisode
Accueil
Forum : Don Camillo... Monseigneur !

Sujet : Sursaut rappelant l'ambiance du premier épisode


De Arca1943, le 4 août 2004 à 17:30

J'ai toujours craqué pour la série des Don Camillo. Même si aucune des suites n'a tout à fait le charme de Le Petit monde de Don Camillo, un chef-d’œuvre de finesse et de bonne humeur qui propose un aperçu un peu inattendu de la Guerre Froide, je les aime tous. (Bien que je n'aie pas vu le sixième, où Gastone Moschin prend la relève de Fernandel, mort en cours de tournage).

Rappelons que les Don Camillo ne se fondent pas sur le comique de Fernandel seul, mais sur un tandem comique où Gino Cervi est tout aussi goûteux que son chevalin vis-à-vis.

La blague qui m'est revenue le met d'ailleurs en vedette.

Alors, voilà Peppone devenu sénateur PCI à Rome. Et nous sommes en pleine joute parlementaire. Les députés de l'Opposition (c'est-à-dire le Parti communiste italien, le parti de Peppone) houspillent ceux du gouvernement (reposant alors, si je ne m'abuse, sur une coalition DC-PRI-PLI-PSDI), lesquels répliquent sur le même ton. Ca crie, ça s'agite, ça s'échauffe…

Au milieu de tout ça, Peppone, lui, dort du sommeil du juste, les deux mains sur la bedaine. Quand tout à coup, quelqu'un le frôle. Alors il s'éveille en sursaut et aussitôt s'écrie en brandissant le poing :

" Fascistes ! Fascistes ! Vous n'êtes que des fascistes ! "

Épuisant, ce travail d'opposition…


Répondre

De David-H, le 1er août 2005 à 21:34
Note du film : 5/6

Tout juste dix ans après le « Petit Monde », cet épisode fait relever la tête à Don Camillo, après le léger essoufflement des deux derniers numéros. Davantage de rythme, de surprises et d'humour dans ce scénario, donnent à tous ces personnages encore plus d'humanité et d'attachement, en se replaçant toujours dans le contexte de l'époque, évidemment. Si chacun défend ses idées assez fermement, qu'elles soient communistes ou religieuses, chacun met également de l'eau dans son vin pour respecter l'adversaire, les gestes amicaux succédant aux coups bas et aux chantages. Un mélange toujours aussi judicieux. Par ailleurs et heureusement, Don Camillo devenu Monseigneur et Peppone sénateur, ces changements de statut ne nuisent en rien au bon déroulement de l'histoire…


Répondre

De vincentp, le 28 décembre 2005 à 14:19

Eh bien, David-Haynaud, vous le spécialiste des films français, et fin connaisseur de Don Camillo  : connaissez-vous la série des Don Patillo ? Don Patillo cuisine au beurre, Don Patillo en remet une louche etc…


Répondre

De David-H, le 28 décembre 2005 à 14:43
Note du film : 5/6

http://croque-vacances2.chez-alice.fr/patillo.jpg


Répondre

De carr, le 2 avril 2006 à 22:35

"-Ils m'ont battu six fois, mais avec du bois tendre et beaucoup d'affection. Ils m'ont même tiré dessus, mais avec du numéro 7, du tout petit plomb pour la bécassine. Si vous savez les prendre, mon fils, tout ce qui peut vous arriver c'est du plomb à lièvre. Jamais la chevrotine. JA-MAIS.

  • Mais c'est un pays de sauvages!
  • Non, juste un pays un peu chaud. Ah, les braves gens. Mon successeur Don César a gardé tout mon attirail: au granier dans une petite malle verte vous trouverez un révolver, un fusil mitrailleur et des munitions. Tenez voilà la clé." (Dialogue entre "monsignore Camillo" et un jeune clerc, "sensiblement moins attiré par la violence que Camillo"

Répondre

De Impétueux, le 20 juillet 2016 à 20:29
Note du film : 3/6

Douce paresse des programmes télévisés d'été qui permettent ad libitum de voir et revoir de solides vieilleries dont on ne se lasse pas. Et cela même si l'on n'est pas dupe que le meilleur et premier film de la série des Don Camillo (Le petit monde) est le seul à être vraiment une œuvre d'importance. Ensuite, ça dérive un peu, dès le deuxième volet, Le retour, pourtant lui aussi réalisé par Julien Duvivier et ça continue à ronronner dans les trois autres épisodes (je tiens pour rien Don Camillo et les contestataires, réalisé bien plus tard et avec deux autres acteurs que les immortelles incarnations des cinq premiers films). Mais en aucun cas – ce qui est rare pour une telle suite – les opus postérieurs ne sont dégradants ou ridicules.

Sans doute est-ce dû à la force et à l'épaisseur réelle des personnages créés par Giovanni Guareschi et par l'orientation particulière de son petit monde : une suite de nouvelles fondées sur les mêmes prémisses et les mêmes personnages, suivant simplement les évolutions géo-politiques du monde dans quoi se déroulent les aventures du Curé et du Maire de Brescello.

Dans ce segment, l'un et l'autre sont exilés de la plaine du Pô vers la Capitale romaine (joli panoramique de Carmine Gallone lors du générique, sur le Tibre, le pont Saint Ange, Saint Pierre, le Vatican, le Trastevere, soit dit en passant). L'un est Sénateur communiste et dort au Palazzo Madama ; l'autre reçoit des rombières nord-américaines dans d'immenses bureaux (notons que Don Camillo paraît n'être pas évêque : il est simplement Monsignore, c'est-à-dire ce qu'on appelle aujourd'hui Chapelain de Sa Sainteté et qu'on nommait naguère Camérier secret, hauts fonctionnaire de la Papauté). Mais l'un et l'autre, à Rome, ressentent l'appel de Brescello.

Et dès que leurs hiérarchies les expédient dans leur gros bourg d'Émilie, les bisbilles reprennent avec vigueur. Suite un peu décousue d'histoires artificiellement liées par la présence simultanée des deux antagonistes, celle de la chapelle menacée par les Rouges, sketch du mariage – religieux ou seulement civil – entre le fils de Peppone, Walter (Karl Zoff) et la jolie Rosetta (Valeria Ciangottini), sketch de la soutane dérobée alors que Don Camillo, écrasé par la chaleur, se baigne dans le fleuve, sketch du gain de Peppone au Totocalcio, sketch de la peinture au minium du fondement de la militante exemplaire Gisella (Gina Rovere), battue comme plâtre par son mari, sketch de la disparition du battant de la cloche laïque destinée à sonner le glas lors de l'enterrement d'un jeune communiste…

Tout cela est un peu hétéroclite mais survit assez bien grâce au talent de Gino Cervi et de Fernandel. Cet épisode-là souffre un peu de la comparaison avec le volet suivant Don Camillo en Russie, plus structuré. Mais quel bonheur de s'y retrouver !


Répondre

De Donatienne, le 21 juillet 2016 à 09:25

Je mets la note maxi, car dans l'ensemble, cette histoire originale était une trouvaille. Après, Impétueux, je vous rejoins pour dire que souvent, quand on exploite le filon trop longtemps, les épisodes se délaient dans la facilité, et à la fin s'épuisent.

Que ce soit les Don Camillo, la série des Gendarmes… les deux premiers suffisaient amplement, ceux de la 7e Cie -un seul suffisait- des Angélique, et plus près de nous Les visiteurs, camping, qui même si ce n'est pas ma tasse de thé, ont eu leur public parce que le premier volet était original !

Idem pour les Disney qui sont exploités alors que l'original suffisait amplement aussi …

Mais bon, les Don Camillo étaient tout de même des films drôles, sympa à voir et c'était ma jeunesse…

Amicalement Donatienne


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.040 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter