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Forum : Léon Morin, prêtre

Sujet : Question de Grâce


De Arca1943, le 2 juillet 2005 à 02:48

Quand ce film ressortira au Québec, je voudrai bien me laisser tenter. Pour Melville et Belmondo, évidemment. Mais aussi parce que, comme bien des anticléricaux athées et laïcards (mais d'inspiration libérale, pas socialiste, attention!) j'aime en secret les histoires de curés ! (Une chose que je n'avouerais jamais en public si je portais ici mon vrai nom plutôt qu'un pseudo). Tel un anthropologue au petit pied, je suis curieux des moeurs de cette étrange tribu qui – chose incroyable – ose défier la Raison. Et parlant de ce catholicisme progressiste aux choix malheureux des années 30 et 40 – que n'eussent-ils écouté Don Luigi Sturzo quand il était encore temps ! – je suis même en train de relire Simone Weil (L'Enracinement, un livre qui donne me le goût de re-revoir Le Silence de la mer.

Et puis quoi ! Comme l'a déjà écrit Le Canard enchaîné, « c'est un peu tristounet d'être anticlérical quand les églises sont vides » ! L'ignorance béotienne de la culture religieuse qui règne de nos jours est sans doute un péril plus grand : les sectes suicidaires, par exemple, en découlent directement. Aussi ais-je trouvé très bon Sous le soleil de Satan. J'ai même vu Catholics, curieux film d'anticipation irlandais (autour de 1970) avec Cyril Cusack, qui évoque aussi une lutte au sein de l'église catho entre traditionnels et progressistes. Night of the Iguana est un drame puissant…

Bref, l'histoire d'un curé en 1962, pourquoi pas? 1962 est une année très intéressante de toute façon. Et Belmondo – qui récemment se tirait correctement, mais sans plus de l'inutile remake de L'Aîné des Ferchaux – Belmondo dans les années soixante valait vraiment le détour. J'ai d'ailleurs par devers moi La Mer à boire, un Castellani avec Belmondo et Lollobrigida que je compte déguster incessamment…

Arca


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De Impétueux, le 3 juillet 2005 à 22:31
Note du film : 4/6

Le catho que je suis ressent, dans cette histoire de Béatrix Beck (qui fut Prix Goncourt, je crois) toute la présence du courant progressiste qui animait l’Église de France déjà durant la première moitié du siècle.

L’Église d'aujourd'hui, plus resserrée, et revigorée par Jean-Paul II n'est plus la même et un certain nombre des débats qui animent Léon Morin, prêtre ne sont plus très compréhensibles aujourd'hui, si ce n'est par des dinosaures de mon genre…

Mais, de toute façon, le jeu des acteurs est très fort, Belmondo montre à plein l'immense acteur qu'il a été, et un Melville, quel qu'il soit, n'est jamais à négliger !


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De Impétueux, le 4 juillet 2005 à 20:01
Note du film : 4/6

Cher Arca, je ne polémiquerai pas sur le degré de remplissage des églises, qui me paraissent aujourd'hui être riches d'un nouveau public, auquel les Journées Mondiales de la Jeunesse ne sont pas étrangères…

Léon Morin, c'est un bon, un excellent film.

Cela étant dit, si ces questions spirituelles vous intéressent, ne manquez à aucun prix, quand ça sortira (chez MK2, je crois, à la rentrée) le fabuleux Thérèse d'Alain Cavalier ; c'est ce qui, à mes yeux, approche de plus près le mystère du mysticisme…


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De Arca1943, le 4 juillet 2005 à 22:19

« les églises, qui me paraissent aujourd'hui être riches d'un nouveau public… » Chic alors ! Je vais pouvoir reprendre du service ! D'ailleurs, pourquoi croyez-vous que je vote pour que ressortent les DVD de Brancaleone aux croisades ou Au nom du Pape Roi? Pour les distribuer à la sortie des églises, tiens !


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De sepia, le 2 avril 2007 à 21:55
Note du film : 5/6

Vous lisant, je voudrais vous renvoyer (!) au magnifique Bernadette de Delannoy…1988, je crois. Et vous demander à tous un avis sur ce qui est à mes yeux un pur chef d'oeuvre. Et, par delà le cinéma, connaitre votre avis sur la légende de Bernadette. J'ai beaucoup lu, entendu, sur ce sujet. Même athée et mécréante, je peux donner un avis sur, par exemple, "l'affaire Dominici". Mais le mystère de Massabielle…. Mais suis-je vraiment athée ? Un avis messieurs ? S'il vous plait…


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De Gaulhenrix, le 2 avril 2007 à 22:47

Je ne puis malheureusement donner d'avis, faute de connaissances sur le sujet. Quant à votre interrogation, ne signifie-t-elle pas, peut-être, que vous n'êtes pas athée, mais plutôt agnostique ?…


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De sepia, le 2 avril 2007 à 23:20
Note du film : 5/6

Respectueusement , monsieur, je vous repondrai que je connais bien la difference entre les deux mots…Ce qui me derange quelque peu c'est que la puissance et la beauté d'un film puisse semer un trouble que je ne cherche nullement a cacher. Vous est il arrivé , dans x domaines, de vous etre posé des questions apres visionnage d'un film? Questions auquelles, auparavant, vous aviez fermement repondu ? Une angoisse m'oppresse : Serions nous , au meme titre qu'en belle litterature , ou eblouissante musique, a la merci du cinema ? une fiction peut'elle venir nous chercher dans nos terres conquises aux frontieres de nos reflexions les plus reculées, pour nous ramener a un doute ? LE CINEMA…diable ou bon dieu ?? Tiens , voila que ca me reprend…LE CINEMA… Necessité absolue pour arriver a la reflexion supreme ? LE CINEMA , troisieme oeil ? Et au fait , pourquoi sommes nous cinephiles , ou cinephages ? Encore une bequille a notre jugement de la vie ?…Je ne sais pas…Mais, merci GAULHENRIX, de vous etre arreté quelques secondes.


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De droudrou, le 3 avril 2007 à 09:31
Note du film : 6/6

Chère amie – Il y a dans votre dernière réponse divers points très spécifiques –

notre ami Gaulhenrix vous a donné une vision des choses par rapport à une interrogation – en ce qui me concerne, je ne ferai aucun détail dans la mesure où ce n'est pas l'étiquette qui fait la valeur morale de l'individu – par contre, que les civilisations laissent des traces dans les comportements, çà, pour moi, ça me paraît plus sûr si je prends en compte les réactions des gens de mon entourage, surtout dans les moments difficiles – DVDToile est un site consacré au cinéma et non aux états d'âme –

vous évoquez une question intéressante à propos du CINEMA – … Necessité absolue pour arriver a la reflexion supreme ? LE CINEMA , troisieme oeil ? Et au fait , pourquoi sommes nous cinephiles , ou cinephages ? – je vous répondrai que pour moi, c'est selon ! – je ne voudrais pas vous paraître quelque peu tendancieux mais le cinéma comme la lecture sont des outils excellents pour la propagande – ils peuvent donc véhiculer toutes sortes d'informations et même, quand il n'y a pas d'information, il y a des gens suffisamment cons pour aller y rechercher une information ! – ce qui veut dire que, pour être vulgaire, même le matin le fait de soulager ses intestins peut avoir une signification importante du point de vue de l'élévation de la pensée – il y a des moments où on serait ciné phage parce que l'on a envie de bouffer des films mais que dans le même temps on serait cinéphile si je pense, par exemple, à mon ami Impétueux à qui j'ai donné une punition (dont il n'en a rien à foutre) où il doit rattraper son retard en films du père Hitchcock ! – en ce qui me concerne, un jour ou l'autre, j'attaquerai le cinéma asiatique en y mettant les moyens et je serai dont tout à la fois cinéphage et cinéphile ! –

ce que je pense, et là sans rire, c'est qu'il est des moments où l'individu désire lire beaucoup comme il désire beaucoup voir – un film de 3 heures peut sérieusement couvrir un bouquin de 950 pages qu'on va mettre plus d'un mois à lire en lui consacrant je ne sais combien d'heures journellement – s'il y a donc un besoin de s'instruire et d'absorber une certaine culture, le cinéma peut nous remplir des absences, tout dépend de la façon dont ces mêmes absences sont traitées en amont – on peut avoir différentes visions à partir d'une œuvre littéraire mais on peut aussi avoir différentes visions à la fin d'un film (et pour cause) –

en ce qui concerne Léon Morin, prêtre je serai tenté de dire que, comme tout film d'inspiration religieuse, il est recevable selon son écriture, son époque et les tendances qui y sont développés – quand vous pensez à toutes les réflexions que nous avons pu évoquer au fil des films dont nous parlons sur DVDToile, vous avez quelque peu une notion de nos réactions, vous qui commencez à vous intéresser à nos commentaires plus ou moins brillants, plus ou moins engagés et, parfois, pour ne pas dire « cons » quand nous sommes décidés à faire du mauvais esprit ou à mettre purement et simplement en boîte nos petits camarades –

ce que je pense surtout c'est que nous réagissons aussi à divers niveaux personnels en fonction des œuvres que nous évoquons ce qui fait que parfois nous serons taxés d'un langage multiple – pour le moins la sincérité d'un Arca1943 par rapport aux dires de notre ami Impétueux est on ne peut plus intéressante : j'ai découvert avec votre arrivée divers messages qu'il avait laissés au fil de ce très beau film de Jean-Pierre Melville.

Occasion aussi de saluer la performance de notre ami à tous, Bébel qui, à l'époque était encore Jean-Paul Belmondo et celle de Emmanuelle Riva.


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De Gaulhenrix, le 3 avril 2007 à 11:44

Un deuxième élément de réponse, sepia, concernant, cette fois, votre interrogation sur le cinéma (et l'Art en général). Il me semble utile de rappeler cette citation empruntée à Michel Mourlet  – et modifiée – par Godard dans le générique de Le Mépris : "Le cinéma substitue à notre regard un monde qui s'accorde à nos désirs." Je crois qu'elle s'adresse à bien des amoureux du cinéma et a le mérite d'expliquer pourquoi nous sommes attirés par certains films plutôt que par d'autres…


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De Impétueux, le 3 avril 2007 à 13:09
Note du film : 4/6

Il me semble que Sépia a posé deux questions, ou, plutôt, a fait évoluer sa réflexion en la poussant jusqu'à une interrogation plus vaste, ou plus générale que celle qu'elle avait d'emblée posée.

Elle s'interroge d'abord sur le film de Jean Delannoy Bernadette, qu'elle qualifie de chef-d'œuvre et semble indiquer que la vision de cette étrange histoire de la petite bergère de Lourdes a… comment pourrais-je dire ? dérangé… ses certitudes athées, tant ce film a semblé parler en elle à quelque chose qu'elle ne soupçonnait pas (si j'interprète mal votre message, Sépia, veuillez m'en excuser).

En second lieu, dans son deuxième message, elle étend son propos au cinéma en tant que tel, au cinéma en tant qu'art et se demande si cette forme d'expression, à l'instar de la littérature ou de la musique peut donner un nouvel éclairage à des paysages que nous pensions bien connus de nous, jusqu'à en changer la forme ou la couleur ; et naturellement, elle s'interroge alors sur ce qui peut, dans telle ou telle oeuvre – plutôt qu'une autre – avoir une résonance si forte en nous.

Je n'ai pas vu le Bernadette de Delannoy (pas davantage qu'un film du même auteur, réalisé en 1989, intitulé La Passion de Bernadette et dont on peut se demander s'il est la reprise ou la suite du premier film). Il me semble donc bien difficile de deviner, de percevoir même, ce qui a pu toucher si profondément Sépia : la qualité intrinsèque de l'ouvrage ou la singularité du mystère ainsi rapporté : profondément croyant, au contraire de Sépia, je tiens pour certaine l'apparition de la Vierge dans la grotte de Massabielle et je suppose que mon jugement sur le film de Delannoy serait plutôt dirigé sur la façon dont le cinéaste a mis en scène un fait qui est, pour moi, de l'ordre de la réalité.

J'ajoute – en me répétant – que je tiens le Thérèse d'Alain Cavalier pour un film d'autant plus extraordinaire qu'il conte la vie brève de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus qui n'a été marquée, elle, par aucun événement de révélation, aucun combat pour affirmer une croyance qui pouvait sembler déraisonnable, aucun miracle immédiat, bref, une vie beaucoup moins riche en épisodes stupéfiants que celle de Bernadette, une vie uniquement de contemplation et de prière.

Mais – c'est donc là que se greffe la seconde interrogation de Sépia, il me semble – comment se fait-il que nous puissions ressentir sans y être forcément prédisposé, un tel emballement, voire une telle transformation du moi profond ? Je rejoins là les messages de Droudrou et de Gaulhenrix qui, pourtant, pas plus que je ne saurais le faire, parlant de disposition d'esprit particulière ou de désirs, ne résolvent la question fondamentale. Je n'ai pas de réponse ; plus que d'un livre ou d'un film, je dirais volontiers que ce mystère-là est celui de l'écho qu'un vers, un simple vers dans un poème, peut susciter en nous : à un moment, sous l'effet d'une influence qui nous dépasse et que nous serions bien peu à même d'expliquer, nous nous sentons touchés par la Grâce…

Et si c'était ça qui vous était arrivé ?


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De Gaulhenrix, le 3 avril 2007 à 14:05

Appeler Grâce ce que l'on ne peut expliquer. Soit.

Mais je préfère insister sur cette notion si essentielle de désir à l'aide de deux nouvelles citations – pour en rester au cinéma et, plus particulièrement à celui d'Hitchcock, – empruntées l'une au critique Raymond Bellour (in Dossiers du cinéma), à propos d'Hitchcock : "Tout film d'Hitchcock met en scène une relation de désir dont la reconnaissance développe une dramaturgie de la violence fondée sur la recherche du secret – jusqu'à faire, par une conclusion bien naturelle, de la recherche du secret, le champ du désir même.» ; l'autre au réalisateur Claude Chabrol : « L'œuvre d'Hitchcock reste dans la mémoire des spectateurs parce que, sans qu'ils s'en aperçoivent et par le biais d'un immense travail de synthèse, quelque chose d'extrêmement important sur eux-mêmes leur a été révélé. »

Désir, secret et inconscient, nous renvoient au profond de nous-mêmes et à notre vérité. Magie du cinéma…


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De Impétueux, le 3 avril 2007 à 14:43
Note du film : 4/6

Mais, Gaulhenrix, nous ne sommes pas en opposition là-dessus ; il se peut que j'aie voulu jouer sur l'ambiguïté du mot Grâce, puisque nous sommes partis du fil de Léon Morin, prêtre, tout en touchant à Bernadette (et, pour ma part, à Thérèse) ; mais justement, dans mon esprit, ce terme-là pouvait tout aussi bien signifier mystère, et ce que vous écrivez Désir, secret et inconscient. Si j'évoque la fascination qu'un vers peut entraîner en moi, alors qu'il vous sera indifférent, ce n'est naturellement pas de l'ordre de la spiritualité, mais cela relève bien d'une résonance de mon inconscient…


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De Gaulhenrix, le 3 avril 2007 à 19:19

Il n'est pas du tout déplacé d'évoquer la Grâce divine sur le Forum de ce film, Impétueux. J'ai, pour ma part, saisi l'occasion pour enfourcher, séance tenante, mon "dada"" : Hitchcock ! Nul point de désaccord, en effet – nonobstant Vercingétorix et Camus !


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De sepia., le 4 avril 2007 à 01:32
Note du film : 5/6

Touchée par la grâce? Si j'étais pretentieuse, je vous dirais que dejà, toute petite..

Mais plus sérieusement, ne comprenant pas vraiment l'humeur de votre volapük, je reviens au mot "dérangée" que vous avez aussi employé. Je ne puis en aucun cas être dérangée par une émotion, quelle que soit sa source. Si tel était le cas, cela voudrait dire que je vis, que nous vivons , ma pensée intrinsèque et moi, en total mépris vis a vis de ce monde, quel qu'en soit l'état.

Or il se trouve que je suis en permanence a l'écoute du moindre gémissement, de la moindre respiration des messages de cet univers. Et quelle que soit la profondeur de mes convictions. Profondeur, la preuve en est, dont les proportions restent à déterminer. Puis, vous évoquez le "mystère", pouvant, et comme vous avez raison, surgir au détour même d'un vers faisant flamboyer un poème. Et puis vient, quelque chose qui me "dépasse"…..

Monsieur, si j'accepte d'être "dépassée", dans le joli sens ou vous employez ce mot, seule la froide informatique des robots leur interdirait, j'accepte très mal qu'un mystère vienne faire la guerre à mes croyances à moi. Parce que CA, ça me dérange! Le dépassement planant en pléonasme au dessus de nos intellects annihile notre pensée. Comme le mot "Fin" avant le générique. Le film , on l'a compris ou pas. The End. Mais le mystère a comme un goût de guerre à venir….IL VA FALLOIR que l'on sache. Donc , le cinéma nous ferait réflechir et nous poser des questions ? Et le cinéma deviendrait une arme? Une arme de propagande comme dit..(pardon j'ai oublié son nom)? Mais revenons au cinéma car vous l'avez dit vous même, ce site lui est consacré. OUI , Bernadette , "Impétueux"…OUI , chef d'oeuvre ! Et je suis très surprise que le croyant que vous êtes soit passé a coté….Je parle du premier opus. Le deuxième , La passion de Bernadette relatant les activités de Bernadette au couvent des soeurs de Nevers n'a que peu d'intérêt, à mes yeux toujours. Et puis rassurez vous : Bernadette nous conte l'histoire d'une apparition . Pas d'une étrangeté auditive qui monterait aux oreilles d'une blonde visionnant un vieux Verneuil.

Merci à vous et à tous vos camarades.


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De Impétueux, le 7 avril 2007 à 10:00
Note du film : 4/6

Je ne sais pas très bien, Sépia, comment je dois comprendre votre message ; je me demande si vous montez sur vos grands chevaux et engagez une attaque frontale par exemple en jugeant mes propos écrits en volapük (qui, pour ceux qui l'ignorent est, à la base une langue artificielle similaire à l'espéranto, par exemple, mais qui, métaphoriquement s'est transformée, dans l'expression, en une sorte de langage abscons) ou en vous débattant comme une belle diablesse (eh oui !) parce que j'ai écrit que vous pouviez avoir été dérangée par la vision de ce Bernadette qu'il faudra effectivement que je voie.

Dans mon esprit, dérangée s'exprimait au sens fort et premier, et ne comportait naturellement pas la moindre connotation négative ; mon dérangée, dans le langage d'aujourd'hui, se traduirait par interpellée, comme on peut l'être, par exemple par la survenue d'une évidente vérité qui remet en question une certitude ancrée…

Et puis, j'ai l'impression, dans la seconde partie de votre message que vous vous rebellez (non pas, bien sûr contre les pauvres propos que je tiens), mais contre l'impossibilité qu'a votre volonté de rationalité de saisir le mystère, les mystères du Monde… Que dire, alors ? Le croyant que je suis pourrait sommairement vous dire que tout s'éclaircira… ailleurs…. Mais sinon, à quoi pourrait vous mener cette révolte ?

Mais peut-être, sans doute, vous ai-je mal comprise… En ce cas, veuillez m'en excuser…


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De sepia., le 7 avril 2007 à 15:23
Note du film : 5/6

Ni sur mes grands chevaux, ni sur mes p'tits poneys!

Aucune attaque frontale et point de débattements intempestifs. Je ne garde que l'expression "belle diablesse", histoire de rester copine avec mon égo…J'ai parfaitement pénétré vos commentaires, monsieur. Et je vous remercie de l'inquiétude que vous manifestez au sujet d'une éventuelle non-compréhension de mes écrits, ce que je prends pour un égard envers moi et qui me donne, par ailleurs, le plaisir de vous lire.

En ce qui concerne la deuxième partie de mon message, je voulais simplement(?)dire que la vie a voulu que j'exerce mon métier d'infirmière de Dialyse au centre St Jean Baptiste, à Lourdes. Ce centre surplombe, très haut sur le chemin qui mène à Bartès, la grotte de Massabielle. Et durant les trois mois d'un été inoubliable, chacune de ces milliers de petites fourmis armées de leur seule croyance, ont giflé de leurs mystères mes certitudes que je pensais pourtant bien ancrées…Or, je n'ai que peu de penchant pour les gifles et reconnait que le mystère me dérange. Comme décrit dans vos propos.

D'autant que je reste toujours très humble devant la beauté complexe et l'immensité des sentiments que porte ce monde.Alors, de deux choses l'une: Ou l'on est bien abrutie et définitivement blindée, ou un soir, en visitant le site DVD Toile………….


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De Impétueux, le 7 avril 2007 à 17:27
Note du film : 4/6

Je suis donc absolument ravi que le hasard ait un jour porté vos pas et votre curiosité sur ce site qui, ici et là, entre des caractères et des personnalités bien différents, donne lieu à de beaux et bons échanges, autour du cinéma, mais aussi dans un plus vaste paysage…

et j'espère que nous allons continuer à ainsi bavarder…


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De vincentp, le 7 avril 2007 à 18:59
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Si ce que vous dites, Sépia., est vrai, c'est un grand événement. Un miracle Lourdien, même, qui va vous mener à la béatification immédiate. Car jusqu'à présent, à part la jeune "Une catwoman", les femmes ont brillé par leur absence sur ce site.


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De droudrou, le 7 avril 2007 à 20:00
Note du film : 6/6

Ouaip ! Vous êtes tous très sympathiques ! Cependant, je pense qu'il va être temps d'élargir les discussions et revenir sur le cinéma, sur les films, sur les réalisateurs, sur les acteurs et actrices sachant que mademoiselle Machintrucchouette a tenu toutes ses belles promesses !… Et puis, je suis désolé, mais si nous ne sommes pas d'accord avec Sépîa, nous ne serons pas d'accord de la même façon qu'il nous arrive souvent de n'être pas d'accord entre nous ! Je comprends largement tout ce qui a fait l'objet de nos et vos échanges ! Okay ! Néanmoins, ce n'est pas l'essentiel du site qui bénéficie d'un regard très favorable de l'Education Nationale dans la mesure où il prône l'orthographe et la grammaire et la culture !

Comme j'étais occupé au jardin cet après-midi, je ne suis pas intervenu, ce que j'allais faire ! Je ne suis pas mauvais coucheur, je comprends très bien tout ce qui s'est dit : il y a la part du privé et il y a la part du public…

Que la présence et les interventions d'une femme nous soient opportunes, c'est tout à fait d'accord. Okay. Ca ne peut qu'épicer notre (nos) dialogue (s). Mais le monde du cinéma est suffisamment large et vaste pour repartir vers d'autres horizons ! Si nous nous sommes permis de tailler quelques croupières sur le dos de Jean-Luc Godard, ce n'est pas une raison pour qu'à notre tour nous partions dans les mêmes débordements sous prétexte que… sachant bien que c'est ce que nous sommes en train de faire !

Sur ces bonnes paroles : bonnes fêtes de Pâques à tous !


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