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Sujet : Un combat quotidien pour vivre


De PM Jarriq, le 2 avril 2005 à 09:55
Note du film : 4/6

"Hondo" est un film quasi mythique depuis des décennies, en grande partie parce qu'il est pratiquement invisible. Pas de passages télé, pas de vidéo, une réputation flatteuse mais lointaine, retransmise de livre en livre. Se montrera-t-il à la hauteur de l'attente ?

Au passage, je me souviens d'une série des années 70, tirée de ce film et portant le même titre, où Ralph Taeger reprenait le rôle de Hondo Lane, aux côtés de Noah Beery, Jr.


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De nicky, le 14 juin 2005 à 13:56
Note du film : 6/6

Depuis le temps que nous cherchons ce film il serait temps de l'éditer en DVD afin d'en faire profiter la génération actuelle.


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De PM Jarriq, le 9 octobre 2005 à 16:41
Note du film : 4/6

Hondo est effectivement un bon western, dans la droite lignée de Shane, avec une vision des Apaches étonnamment impartiale pour l'époque. Le film fut tourné en 3-D et certains effets semblent un peu lourds (javelots sur l'objectif, coups de poing), mais Wayne est excellent en pisteur taciturne, face à Geraldine Page inattendue dans un film de cet acabit. Les couleurs sont rutilantes, la BO tonitruante, le scénario bâti en parties bien distinctes : intimisme, suspense, action. Malgré son âge, Hondo demeure un film distrayant et parfois touchant. Ce qu'on retient le plus est le portrait de l'Indien Vittorio, incarné par Michael Pate, entre noblesse et barbarie, loin de tout manichéisme idiot.

A noter que John Ford a dirigé toute la dernière partie du film, l'attaque des Apaches, sans être mentionné au générique. La différence de style est clairement visible.


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De cormega, le 9 octobre 2005 à 21:54

Jamais entendu parler de ce film, ni même de son réalisateur.

Mais pour un western avec John Wayne, toujours partant.


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De PM Jarriq, le 10 octobre 2005 à 11:08
Note du film : 4/6

John Farrow n'a jamais été un réalisateur de premier ordre, mais il a signé quelques bons films et, pour la petite histoire, il est surtout connu pour avoir été le mari de l'actrice Maureen O'Sullivan et donc l'heureux papa de Mia Farrow.


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De henryton, le 21 décembre 2005 à 23:10

a quand ce film est version francaise meme sous-titree…ce western annonce

quelque part la prisonniere du desert.un des meilleurs films de J.FARROW.


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De vincentp, le 29 décembre 2017 à 00:01
Note du film : 6/6


Ce western remarquable avait échappé jusqu'à présent à mon filet à papillons. Hondo est réalisé au Mexique en 1953 par John Farrow (John Wayne (?) et John Ford réalisant certaines séquences finales). La photographie (de grande qualité) est l'oeuvre de Robert Burks, connu pour ses collaborations avec Hitchcock, le scénario est de James Edward Grant adaptant un récit de Louis l'Amour. Les Chiricahuas de la tribu de Vittorio sont montrés comme des êtres humains, dotés d'un sens moral et de règles de conduite rudes mais justes, adaptées à leur environnement minéral. Les Chiricahuas (Geronimo, Cochise, Vittorio,…) occupaient à leur apogée un territoire de 60 000 mètres carrés situés entre le Mexique actuel et les actuels Nouveau Mexique et Arizona, constituant avec cinq autres tribus, dont les Mescaleros, la nation Apache. Pro-indien, Hondo frappe par sa concision, son rythme rapide, son efficacité, son sens du réalisme, sa sécheresse de ton.

Hondo propose un descriptif quasi-documentaire de pans de vie entiers des pionniers américains, risquant quotidiennement leur peau dans une contrée hostile. John Wayne (admirable) effectue des tâches manuelles, fer rouge à la main, colt au ceinturon, pour poser un fer à son cheval, seul moyen de locomotion. Les erreurs de jugement se paient cash dans cette contrée marquée par des conditions climatiques éprouvantes et des conflits de territoires. Les deux héros du récit se découvrent par une longue observation mutuelle, faite de méfiance et d'inquiétude, un fusil à portée de main. Les dialogues de Hondo sont concis et percutants : ainsi la sentence finale prononcée par John Wayne à propos du sort des Apaches (« La fin d'une manière de vivre. Dommage, c'était la bonne manière. »). Un indien ne ment pas, dit à mi-longueur Hondo Lane (John Wayne) : les auteurs de Hondo s'approprient ce concept en brossant le portrait sans artifice d'un monde hostile et dangereux.


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