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Sujet : Irréversible


De Benji, le 12 mai 2002 à 18:29

Quel plaisir de savoir que Gaspard Noé revient à Cannes avec un film qui apparemment va foutre une bonne claque à tout le monde. Moi je l'aime déjà. Un conseil allez le voir et au lieu de pleurnicher et dire que c'est trop violent et patati et patata essayez de comprendre ce qu'il veut dire, et essayez de mettre ça en rapport avec toutes vos incompréhensions du monde actuel et de la toute puissante insécurité qui nous opprime et surtout nous gouverne. Alors bravo, sans être maso, on en redemande parce que certaines vérités et certains tabous sont bons à dévoiler. Et comme le dit le sous-titre du film de Kassovitz "Assassin(s)" :"…toute société a les crimes qu'elle mérite…" C'est juste un constat ……


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De pvir, le 29 mai 2002 à 13:38

Je suis allé voir le film hier soir et je trouve qu'il est génial. Ca fait plaisir de voir que pour une fois rien n'est caché et même si ca peut choquer. Ce film amène a réfléchir et c'est très bien.


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De Dumbledore, le 5 mars 2003 à 18:34
Note du film : 2/6

Dans ce cas, il pouvait commencer avec la fin, et raconter ensuite toute l'histoire en flash back. Cf Le Général de John Boorman qui montre la mort du personnage avant de raconter sa vie. Il tenait à commencer par cette fin pour faire accépter les horreurs qu'il allait (avait) commettre dans la suite du film…


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De Jarriq, le 6 mars 2003 à 10:26

Noé est ce qu'on appelle un épate-bourgeois, un cinéaste qui ne cherche qu'à choquer et à faire désespérément parler de ses films. Car ces recyclages malsains d'oeuvres passées (les films de Lynch, Memento, En quatrième vitesse) n'ont vraiment rien d'original ni d'intéressant. De toute façon, il a réussi son coup Noé, puisque même sur ce site, son machin à l'envers suscite encore des discussions !


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De julienv, le 13 août 2004 à 04:38

Je suis assez d'accord avec la première partie de la critique de l'internaute sur irréversible.

Techniquement, on frôle la perfection ; paradoxalement, le "backward" (montage à l'envers et non flashback qui est un retour d'élément passé dans le présent) introduit justement un intéret grandissant à une histoire, malheureusement très moche et trop banal (un viol de fille qui trashe), en laissant trôner une envie de connaitre la suite ou plutôt le vrai début. on démarre d'une tension absolue irréelle avec une caméra qui part dans tout les sens et une zik entêtante et même gonflante (Bangalter avait bien pigé le truc finalement) pour finir sur une paix infinie que l'on a tous connue (le love).

Donc, niveau story board, ça le fait.

Coté réa (ctionnaire ?) les deux séquences les plus dures (techniquement et émotionnellement) sont deux plan séquences, soit le truc le plus difficile au cinéma, qui dure tout de même, excusez du peu, 10 minutes chacune ; perfection atteinte.

J'ai failli en vomir les deux fois, et c'est un moment presque insoutenable. objectif atteint.

Après, côté ambiance malsaine et couleurs chelou, si vous n'avez pas été à l'ENSLL (là où Noé a fait ses classes) c'est sûr que c'est dur de comprendre. C'est rouge, comme les couloirs des studios de l'école, et le silence dominant se retrouve. Ça reste du détail de spécialiste, mais qui peut aider à comprendre.

Maintenant sur le fond et les "propos racistes", je rigole de voir comme les gens finalement mordent aisément la carotte ; tout est à prendre au troisième degré mais joue justement sur cette pulsion raciste qui nous habite tous et que notre intelligence sait contenir, du moins quand il n'y a pas de stress ; et c'est là en fait que se situe la pièce maitresse de tout le film, le STRESS. celui qui ne s'est jamais fait agresser ne peut pas comprendre, mais c'est le genre de réaction qui s'ensuit. Et c'est là-dedans que je trouve le film réaliste. Pour ce qui est de la vengeance, là aussi, pulsion naturelle, réfrénée quand tous va bien.

CCL : montrer l'insoutenable en jouant à la Godard, Kubrick voilà un grand défi. Pour ma part, l'objectif est réussi.

Techniquement, on joue dans la cour des très grands, on botte le cul du spectateur, on l'interroge, lui déclenche des émotions, bref on fait du cinéma, du vrai. Néanmoins ce film s'adresse à un public d'adeptes avertis et mûrs émotionnellement (ado et enfants s'abstenir), mais propose une belle synthèse et une grande leçon de cinéma à des adeptes de Godard(bleu blanc rouge début+caméra baladeuse), Bergman (Persona se retrouve cache), Kubrick (plan d'appart et plans larges), Kurosawa (montage) ou encore Rohmer (le dicton "le temps détruit tout" qui ferait bien dans la bouche de Godard aussi) (c'est comme ces adeptes que je me vois) cherchant une approche moderne et originale du cinéma de la société d'aujourd'hui.


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De Freddie D., le 21 mai 2006 à 17:08
Note du film : 2/6

Je viens de découvrir avec beaucoup de retard, le film de Noé et pour tout dire, je ne sais pas quoi en penser. Trop confiant dans le talent de ses acteurs, il les laisse improviser à tout-va, et ceux-ci ne sont pas très bons à ce jeu et anônnent des bêtises ad nauseam ("Où est le Tenia ?" et autres "'culés" et "pédé" tous les trois mots). Par contre le pouvoir hypnotique de l'ensemble est indéniable, même si le réalisateur pousse trop loin le concept, et provoque le dégoût. Pas envers ce qu'il décrit, mais envers son film… En soi, le scénario est faible, et je m'attendais à ce que la silhouette qui apparaît dans le tunnel lors du viol, amène quelque-part. Mais hélas, l'histoire tient en deux lignes (trois disons, quand elle est racontée à l'envers !) et vraiment le cast n'est pas assez charismatique pour retenir l'attention ou créer une émotion : Cassel en fait des tonnes, gesticule, grimace, cabotine à vide et Bellucci est comme toujours aussi belle que nullissime. Dupontel s'en sort un brin mieux, parce que son rôle a plus de substance et Jo Prestia est terrifiant en violeur bestial. Après vision, il ne reste rien de Irréversible, si ce n'est la sensation d'une bonne idée trop vite bradée et d'une vision à la fois trop cérébrale et trop primaire du sujet. Rien qu'(avec quatre ans de recul, on comprend mal ce qui a pu affoler tout le monde au moment de la sortie !


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De mtour, le 17 février 2010 à 13:19

Excellente critique!

Pour ma part j'ai rigolé au bout de 5mn dans la fameuse tant la scène est caricaturale (le gros monsieur costaud qui viole la gentille femme dans une ruelle sombre en l'insultant et lui écrasant la tête). On m'aurait demandé d'écrire une vision aussi naïve du viol que je n'aurais pas réussi à faire aussi bien.

Pour moi Irréversible est un film qui a de grandes prétentions mais qui n'apporte aucune réflexion pertinente et qui plus est, est ennuyeux à mourir du début à la fin (j'ai commencé à osciller entre bâillements et sourires dans la scène du "rectum", ce nom, franchement on dirait qu'il sort de la bouche d'un adolescent aux parents militants au Front National). Remarque : le traumathisme le plus courant suite à une agression sexuelle est une dépression, trouble psychique très ennuyeux. Peut-être qu'à la manière du "roi sans divertissement" de Giono, le pari est réussi.

Irréversible voulait être un film dramatique, c'est en vrai la meilleure comédie pour beaufs de la décennie.


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