Forum - Les Cavaliers - John Ford sous estimé
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Forum : Les Cavaliers

Sujet : John Ford sous estimé


De Moonfleet, le 27 mai 2003 à 14:08

Et bien moi je met en avant un autre film qui s'appelle aussi en français Les cavaliers qui n'existe qu'en zone 1 et qui mériterait d'être réévalué car s'il ne possède pas les qualités esthétiques des chefs d'oeuvres du réalisateur, il n'en est pas moins un très beau western.


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De iwanbm, le 15 juillet 2003 à 17:22

Nous aimerions que ce film sorte en DVD zone 2 de préférence. Comme tout fan de John Wayne, nous aimerions que toute sa filmagraphie soit disponible en video et/ou en DVD.


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De vl92, le 13 mars 2004 à 07:34
Note du film : 6/6

Le DVD qui va sortir en zone 2 est-il recadré en 1.78 (au lieu du 1.66 original?) comme le dit la critique de DVDnet ?


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De spontex, le 13 mars 2004 à 11:28

Salut,

J'ai eu confirmation par Yves, qui a écrit cette critique, que le DVD qui va sortir est bien au format 1.78:1.


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De adonhiram, le 27 octobre 2004 à 11:06
Note du film : 4/6

Indispensable dans une DVDthèque digne de ce nom.


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De verdun, le 11 octobre 2007 à 22:50
Note du film : 2/6

Bof ! J'ai toujours trouvé ce film de John Ford particulièrement terne. Le scénario est répétitif, notamment lors des chamailleries entre John Wayne et William Holden, d'habitude excellents mais ici particulièrement ternes. La mise en scène n'offre pas d'éclat particulièr, y compris dans des scènes d'action parfois vantées mais peu inoubliables.

Quant à savoir s'il est sous-estimé, je ne sais pas. En tous cas il me semble qu'il a été trop diffusé en son temps à la télé, par rapport à d'autres merveilles de Ford comme le sergent noir.

J'attends les laudateurs inconditionnels du cinéaste d'origine irlandaise. Pour ma part, je partage tout à fait mot pour mot l'avis de Lindsay Anderson, auteur d'un interessant ouvrage sur l'auteur de L'homme tranquille.


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De DelaNuit, le 12 octobre 2007 à 00:22
Note du film : 5/6

La filmographie de John Ford est très variée et ses films n'apportent pas tous le même type d'intérêt. Pour Les cavaliers, ça n'est peut-être pas l'originalité de la réalisation qui compte, mais plutôt le fait de partager le quotidien d'un groupe de soldats "yankees" en territoire ennemi.

Visiblement, c'est cet aspect des choses qui a le plus intéressé John Ford dans ce film, et non pas la volonté de faire un western traditionnel ou un film épique.

Il reconstitue ainsi le plus fidèlement possible d'après les sources en sa possession un camp militaire nordiste au début du film, puis le quotidien d'une troupe de cavaliers, et nous montre la guerre de Sécession sous des aspects peut-être pas les plus brillants mais en tout cas plus réalistes : comment vivre sur le terrain en occupant les plantations ennemies, se cacher dans les bois au passage d'une armée sudiste, détruire les voies de chemin de fer en chauffant les rails et en les entourant autour des arbres, constituant ainsi les célèbres "cravattes de Scherman"…

On assiste moins à un film épique qu'à un documentaire romancé, l'aspect romanesque étant notamment apporté par les relations d'attirance / défiance entre John Wayne et la belle sudiste captive Constance Towers, vivants symboles des incompréhensions opposant le nord et le sud des Etats Unis d'alors.

Peut-être faut-il nourrir un goût particulier pour la guerre de Sécession et son époque pour apprécier cette oeuvre. Les films nous montrant la marche des armées "Yankee" à travers le Sud ne sont pas si fréquents, et ne le font souvent que brièvement (citons notamment Autant en emporte le vent et L'arbre de vie dans des séquences fortes mais courtes).

Et les versions entendues dans le film des chants militaires "I left my love" pour les nordistes et "Bonnie Blue Flag" pour les sudistes sont considérées par les afficionados comme faisant partie des meilleures interprétations, les plus évocatrices de l'atmosphère de cette époque.


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De PM Jarriq, le 12 octobre 2007 à 09:21
Note du film : 3/6

Oui, Les cavaliers c'est un peu du "John Ford au mètre", sans verve ni lyrisme. Oui, Wayne est fatigué, comme absent, et Holden passe en touriste.

Mais il y a l'incomparable Constance Towers, magnifique héroïne de Fuller dans Shock corridor et surtout Naked kiss, et revue chez Ford dans le bien meilleur Sergent noir. Alors…


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 10:21
Note du film : 6/6

J'ai vraiment du mal à comprendre les critiques trouvant cette oeuvre fade et sans saveur, alors que John Ford multiplie les antagonismes, les dichotomies, les sous-entendus, les ellipses pour étayer son habituelle vision humaniste qui ici évite tout manichéisme pour souligner l'absurdité des conflits armés.

Ce métrage de John Ford est basé sur des faits authentiques datant de la Guerre de Sécession et plus précisément de la campagne de Vicksburg. Ce western, sans atteindre les sommets de lyrisme, d'expressionnisme et les qualités esthétiques des précédents opus de Ford, demeure un pamphlet acerbe contre les dérives engendrées par les guerres et ceux qui les mènent. Par le truchement d'un magnifique Cinémascope magnifiant les superbes paysages du Mississippi, le réalisateur multiplie les plans d'ensemble sur la cavalerie américaine qu' il encensera tout au long de sa carrière. Néanmoins, Les Cavaliers, contrairement à son triptyque de la fin des années 1950, est sous-tendu par une vision plus sombre et plus pessimiste de la nature humaine. Cette ambiguïté, teintée de désenchantement, se retrouve dans nombre de ces opus à partir de 1956 notamment dans La prisonnière du désert, La dernière fanfare,Les deux cavaliers ou encore L'homme qui tua Liberty Valance.

Ainsi, ici, point de manichéisme, présent dans certains longs-métrages du cinéaste d'origine irlandaise. Il base son propos sur une profonde dichotomie entre les sudistes et les nordistes, les militaires dont le but reste l'anéantissement de l'ennemi et les médecins dont l'objectif est au contraire de porter secours et de guérir. Dès lors, comment oublier aussi l'antagonisme latent entre John Wayne campant un officier rigide, rude, têtu et grognon et William Holden (un peu figé et fade) interprétant un médecin-major à l'opposé du premier cité. Et puis, comment ne pas évoquer, l'idée fordienne de la Nation US, véritable melting-pot d'individus aussi différents les uns des autres où s'entrecroisent des ivrognes, des gamins velléitaires, des pochetrons, des militaires rigides, des bandits patibulaires, des femmes gouailleuses, des handicapés du sentiment, des handicapés physiques,… le tout créant le creuset réceptable de cet arche de Noé américain.


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De PM Jarriq, le 12 octobre 2007 à 10:29
Note du film : 3/6

Cher Urspoller, Les cavaliers n'est pas en CinémasCope, mais en format 1.66 : 1 (juste au-dessus du format carré, donc). Et ce ne sont pas les thèmes ou l'oeuvre en général de Ford, qu'on peut critiquer dans ce film, mais une espèce de détachement, de fatigue. On dirait qu'il a déjà traité ce genre de sujet, qu'il le sait, et n'a plus l'énergie de faire semblant. Il y a de bons passages, c'est évident (c'est quand même John Ford !), mais il manque clairement à ce film une énergie vitale, un élan.

Dans le désenchantement total, L'homme qui tua Liberty Valance, possède en comparaison une force morbide, mais bien réelle, et autrement plus poignante. A mon avis, bien sûr…


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 11:07
Note du film : 6/6

Merci de la précision, PM Jarriq. Par contre, je n'emploierai pas les substantifs de « détachement et de fatigue » pour évoquer le ton mélancolique et sombre du métrage, mais plutôt une feinte désinvolture masquant l'âpreté et la noirceur du propos du cinéaste qui marquera, d'ailleurs, toute la fin de sa carrière et notamment les deux véritables pépites testamentaires et crépusculaires que sont La prisonnière du désert et L'homme qui tua Liberty Valance. En fait, dans Les cavaliers, les sentiments qui transpirent le plus de l'intrigue, ne sont pas le détachement ou la lassitude du réalisateur mais les doutes voire le désespoir qui l'étreignent à l'aube de sa vie.


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De droudrou, le 12 octobre 2007 à 11:11

Ce ne sont pas tes "seuls" avis, JM Jarriq. Je partagerais assez cette vision relative aux deux films ajoutant que James Stewart m'agace quelque peu beaucoup dans L'homme qui tua Liberty Valance. Il n'est d'ailleurs pas le seul personnage du film qui m'agace… Urspoller, cher ami : songez à modifier votre affiche dans "Le Convoi des Braves". C'est tout simple mais surtout ça ne dépareillera pas…


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De PM Jarriq, le 12 octobre 2007 à 11:45
Note du film : 3/6

Nous avions déjà parlé de Stewart ailleurs, je crois. En fait, il est surtout difficile à accepter dans L'homme qui tua Liberty Valance, parce qu'à 60 ans, il joue un avocat d'une vingtaine d'années dans la partie flash-back, et que c'est positivement ridicule, d'autant qu'il a toujours eu une voix et une diction de vieillard. Mais en même temps, ce curieux casting ajoute à la singularité du film, qui semble peuplé de fantômes d'une ère en voie d'achèvement. Comme les décors ressemblent à des scènes de théâtre, et le son même en extérieurs, a une drôle de couleur "studio". C'est un film en fait, dont les défauts accumulés finissent par faire des qualités.


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 12:10
Note du film : 6/6

C'est votre point de vue. Car James Stewart, ne vous en déplaise, demeure un immense acteur à la prononciation certes hésitante et un phrasé balbutiant ; mais cela n'était pas un handicap car son style inimitable le rendait, aux yeux des spectateurs, sympathique et sincère incarnant les valeurs morales chères à la plèbe américaine. C'est pour casser cette image, que l'acteur amorça à partir de 1948 (La corde d'Hitchcock) un virage dans sa filmographie avec des rôles complexes notamment dans les westerns d'Anthony Mann.


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De PM Jarriq, le 12 octobre 2007 à 12:19
Note du film : 3/6

Nul ne conteste les qualités indéniables de "Jimmy". C'est le fait de le voir jouer un personnage au moins 30 ans plus jeune que lui, qui est discuté ici. Il fera d'ailleurs la même chose dans L'odyssée de Charles Lindbergh.


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 12:34
Note du film : 6/6

"Stewart m'agace quelque peu beaucoup dans L'homme qui tua Liberty Valance" dixit droudrou. Dans sa glose, je ne vois pas où est l'allusion au flash-back dont vous parlez. Ma réponse était dévolue donc à droudrou et non à vous. Je ne cherche absolument pas à imposer mes vues à quiconque. D'ailleurs, votre finesse d'analyse ne peut être contestée par un cinéphile débutant bourré… de lacunes.

De gustibus et coloribus non disputandum !


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De droudrou, le 12 octobre 2007 à 13:04

Vouais ! Urspoller : nous ne vous tirons pas dessus ! Bien loin de là notre idée ! – Par contre, à propos de Jimmy : ses longues pattes ont été tout à la fois un handicap mais aussi un atout. Hitch l'a très bien utilisé mais, ensuite, c'est quelque peu devenu rengaine dans ses rôles d'Américain moyen (tu parles !…). S'il m'énerve dans L'homme qui tua Liberty Valance dans Les Cheyennes, dans le rôle de Wyatt Earp, c'est la Bérésina !…

Que voulez vous : Qui sera, sera !


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 13:15
Note du film : 6/6

Pour Les cheyennes, je ne peux rien dire car je n'ai pas encore visionné le DVD! Mais, il ne vous est pas interdit de me fustiger, même si au grand dam de ma grand-mère, il paraît que je suis susceptible comme une vieille fille!


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De droudrou, le 12 octobre 2007 à 13:18

Dites donc, cher ami : votre grand-mère doit déjà avoir un certain âge si j'en crois par certains aspects des messages que nous avons échangés sur le fil… Mais, tout cela, c'est une autre histoire… Maintenant qu'une vieille fille soit susceptible… qu'entend-on à ce niveau compte tenu du phénomène de la relativité…


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 13:33
Note du film : 6/6

Ma grand-mère est née la même année que Dr. Mabuse, le joueur de Fritz Lang donc on ne peut nier son âge respectable. Comme dirait sépia, ce n'est pas un perdreau de l'année, mais fasse Dieu de me la garder en bonne santé pendant une décade ou deux ! Pour satisfaire votre curiosité, votre serviteur vit le jour quelques mois avant Voyage au bout de l'enfer et j'espère que ce n'est pas prémonitoire…

J'allais oublier, ne critiquez plus les longues jambes de Jimmy Stewart car j'ai les mêmes!!!


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De droudrou, le 12 octobre 2007 à 13:38

Je vous croyais plus ancien… Mais ça n'est pas un reproche, bien au contraire.


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De Arca1943, le 12 octobre 2007 à 13:43

Chacun ses repères. Urspoller est donc né après Un Bourgeois tout petit, petit, mais avant Le Grand embouteillage. Bon cru, bon cru.


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 13:52
Note du film : 6/6

L'ancienneté est soumise au même concept de relativité que les vieilles filles. Et puis, physiquement, en ce moment, je suis aussi vif que le phrasé de Jimmy Stewart. Mais, ça, c'est une autre histoire ! Bon, je crois, cher droudrou (puis-je toujours vous nommez de la sorte malgré mon âge non respectable ?), que nous sommes entrain de gentiment digresser…


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De droudrou, le 12 octobre 2007 à 13:55

Vous croyez ? Sachez néanmoins que chez moi la familiarité est particulièrement bien admise..


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 14:04
Note du film : 6/6

A droudrou, je vous en sais gré. Dans ma famille, côté maternel, le tutoiement est à peine toléré. C'est pour cela, que je fais souvent montre de distance envers autrui.

A Arca : Exact, mais je sens que je vais vous donner beaucoup de chagrin car les deux films sus-nommés sont pour moi aussi parlant que la lecture du talmud en hébreu. Eh oui, que de progrès devrai-je accomplir pour me targuer d'avoir le quart de votre science. Puissiez-vous montrer de la compassion envers un être imparfait obnubilé par les boucles blondes de la sylphide Ingrid Bergman.


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De droudrou, le 12 octobre 2007 à 14:30

Urspoller : si tu ne fais une fixation sur Ingrid Bergmann comme quelqu'un que je connais sur Anouk Aimée, tu es d'office pardonné !


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De Arca1943, le 12 octobre 2007 à 15:40

« Je sens que je vais vous donner beaucoup de chagrin car les deux films sus-nommés sont pour moi aussi parlant que la lecture du talmud en hébreu. »

Mais non, mais non, je me chargerai de votre dressa… euh, de votre éducation. En attendant, vous pouvez essayer le Talmud en italien. Mais pour que vous ne vous sentieaz pas perdu, j'userai de références plus familières : vous êtes donc né entre Tentacules et The Visitor !


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 16:06
Note du film : 6/6

Pour le dressage, surtout ne lésinez pas sur les coups de fouet, car je suis plutôt un animal obtus. Pour le choix des films, c'est pas encore la panacée (la SF me laisse froid) bien que j'apprécie Shelley Winters et Henry Fonda. Elève Arca, peux mieux faire ! Vous aurez 2/10. Sûr que si j'étais né en 1955, je vous aurai facilité la tâche, mais il aurait fallu que ma maman me conçoive à la maternelle !

Pour le talmud, je préfère la version en latin!


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De Arca1943, le 12 octobre 2007 à 16:37

Que la SF vous laisse froid, on peut le comprendre, mais un chef-d'oeuvre de la trempe de Tentacules…! Certes, au premier visionnement, le scénario vous semblera d'une bêtise à pleurer, les interprètes perdus comme des gamins dans un supermarché, les trucages risibles, la photographie terne et instable et la musique ridiculement pompeuse, mais avant de juger ce film comme une des pires daubes jamais faites, demandez-vous d'abord : oui, mais est-ce que tout ça n'est pas voulu ? ;-)


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De PM Jarriq, le 12 octobre 2007 à 17:00
Note du film : 3/6

Moi, je garde un souvenir ému de l'immonde djellabah de John Huston. Le reste, j'ai un peu oublié. Heureusement parfois, que la mémoire est sélective…


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 18:11
Note du film : 6/6

Arca, je ne peux décemment pas aborder votre chef-d'œuvre kitch puisque je n'en avais jamais entendu parler. Mais, voir John Huston en djelabah, ça doit être cocasse. Décidément, vous devez vous dire, cet ursidé a un univers cinématographique étriqué et vous n'auriez pas tort ! Dans le genre sus-nommé, j'ai un vague souvenir de métrages gentiment désuets de Nathan Juran ou Roger Corman. Punkt !

Par contre, l'expression « laisser froid » est météorologiquement fort peu adaptée car je rentre de tremper mes pattes velues dans la Mare Nostrum et si j'en crois mon thermomètre, le mercure a atteint 28° sur les rivages de la Méditerranée.


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De fretyl, le 12 octobre 2007 à 18:39

Personellement c'est dans mes gouts, je n'ai jamais été un adorateur du western classique américain réalisé par Ford ou Hawks .

Je suis beaucoup plus Western Spaghetti, ceux-ci étant beaucoup moins poussiéreux, là les personnages règlent vraiment leur compte, il n'y'a pas de lenteur dans les histoires, il y'a une musique, il y'a du réalisme et toujours cette violence sans laquelle les Western ne sont pas vraiment les westerns.
A voir ou a revoir django ,pour une poignée de dollars , l'homme des hautes plaines ou deux hommes dans l'ouest.

Cependant je n'ai pas vue ces cavaliers donc je ne peu pas porté de jugement .


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 19:56
Note du film : 6/6

Eh bien, Frétyl, si vous voulez du rythme, des fusillades, de l'hémoglobine, de la violence, achetez la panoplie du parfait décérébré et adorateur des sous-produits standardisés pour adolescents trépanés du bulbe à savoir les coffrets Schwarzenegger, Stallone, Luc Besson, Van Damne, Seagal, Bud Spencer ou terrence Hill. Mais, avant de flanquer les westerns humanistes de John Ford aux oubliettes de vos souvenirs, sachez les apprécier non par le truchement de vos organes visuels mais avec votre intellect, avec votre cœur, avec vos viscères afin de comprendre les sous-entendus, les non-dits, les ellipses vantant les thèmes de la famille, du creuset républicain, de l'humanisme, de la prééminence de la communauté sur l'individu, du respect des minorités, des valeurs sociétales, des sentiments profonds oscillants entre désinvolture débonnaire, amitié virile ou amour salvateur. Mais si vous préférez les ambiances manichéennes au possible où les dialogues se résument aux détonations des six-coups, où les thèmes abordés se résument en une simple dichotomie digne des conversations de piliers de bar, qui puis-je ??

Bon, bien sûr, les westerns spaghettis ont des qualités indéniables. Mais, là, je m'enferre dans ma mauvaise foi car traiter les westerns classiques et humanistes de métrages poussiéreux, ça a le don de me faire décapsuler du tiroir-caisse ! Alors comme ça Django ou deux hommes dans l'ouest. Surclassent les classiques comme Rio Bravo (avec le bourru Walter Brennan), La prisonnière du désert, Je suis un aventurier (avec le sensible Walter Brennan), La rivière rouge (avec l'innénarrable Walter Brennan), La poursuite infernale (avec l'anachronique Walter Brennan) ou encore La charge héroïque !

Je rêve, mon bon Frétyl, et j'espère pour vous que c'est de la provocation. Cela revient à mettre sur un pied d'égalité Luc Besson et John Ford. Ou alors préférer les bigoudis de ma grand-mère à la chevelure bouclée et enchanteresse d'Ingrid Bergman !!!


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De fretyl, le 12 octobre 2007 à 21:29

Rio bravo ou la la prisonniére du désert sont loin d'étre pour moi des mauvais films comme l'excellent les voleurs de train ou el dorado .

Mais ma préférence en matière de western de loin et c'est mon droit sont les spaghettis , même si dans ce domaine du il existe aussi des navets.
la série de l'horrible on l'appelle trinita avec l'horrible terence hill. Et pour besson et compagnie vous devriez savoir qu'il ne sont pas dans mon cœur !
Mais vous dites qu'il existe des westerns humanistes. Est ce vraiment le but d'un western de faire dans l'humanisme ? Au cinéma la violence ne doit pas être répétitive mais un western sans armes et sans cadavres serait bien triste.

Que serait donc il était une fois la révolution ou le grand silence sans le sang, les larmes et la violence !

Et je pense que OUI ces westerns dépassent les premiers westerns qui il faut bien le dire ont pris un sérieux coup de vieux ,Il était une fois dans l'ouest dépasse largement ces vieux débris que plus personne ne regarde et qui de plus sont lent et sans virilité .


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De urspoller, le 12 octobre 2007 à 22:25
Note du film : 6/6

Je reste sans voix! Je ne vous conteste point le droit d'avoir des préférences, mais votre argumentaire me laisse pantois. Frétyl, juste pour m'éclairer, vous avez quel âge? Vous n'êtes absolument pas dans l'obligation de me répondre. Bon, je vais me coucher parce que mes vieux os réclament du repos. Allez, l'ours encore une tisane, un cataplasme sur tes poumons souffreteux et fissa le jambon dans le torchon!


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De Steve Mcqueen, le 12 octobre 2007 à 22:38

Tu as raison, frétyl, les westerns réalisés par Luc Besson ne sont pas très bons (même si "Léon" est une excellente comédie musicale). D'autre part tu as raison de réhabiliter des petits films obscurs comme "La prisonnière du désert" (avec une très bonne interprétation de Jean-Baptiste Maunier) et "Rio Bravo" (malgrè la réalisation un peu terne de Mimi Mathy) . Au fait, puisqu'on parle de films de science-fiction, as-tu vu "Les 7 mercenaires contre les 12 salopards" , dans lequel Alain Delon joue un nain transsexuel qui sauve Mireille Darc de la noyade, après qu'elle a tenté de se suicider en mangeant des anchois ? C'est un très bon film, en même temps qu'une savante métaphore sur l'influence économique de Julio Iglésias sur la politique extérieure de la Corée du Nord …


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De fretyl, le 12 octobre 2007 à 22:50

Il n' y'a d' age pour constater que le style de certain western a vieillie et pour préférer les spaghettis.

Mon dieu Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !!!


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De urspoller, le 13 octobre 2007 à 08:46
Note du film : 6/6

Paix, messieurs ! Pas d'insultes gratuites, ni de généralisations, s'il vous plait !

Frétyl, Comme je dis souvent :De gustibus et coloribus non disputandum !(je vais traduire pour les non-latinistes : des goûts et des couleurs, il ne faut point en discuter). Je ne vous conteste absolument pas le droit de privilégier un genre à un autre, mais de grâce argumenter car sinon les personnes, vous lisant, peuvent prendre vos écrits pour de la provocation. Et puis, essayer d'être plus subtil, plus consensuel, plus tolérant envers vos semblables. Et, Pardieu, éviter de parler politique, ce n'est pas le but de ce forum. Il faut respecter autrui, vous ne connaissez point les convictions, les idéaux, les souffrances, les parcours professionnels ou la position sociale de vos interlocuteurs, alors n'abordez pas le sujet.

Que vous dédaignez l'humanisme, je ne le crois pas car cela confine à l'obscurantisme et à l'ostracisme, et là je vous fais grâce d'un cours d'Histoire. Comme l'évoquait sépia, il est des lieux qui vous remettent les pieds sur terre. Toutes les semaines, sans y exercer ma profession comme notre coreligionnaire, je me rends dans un centre hospitalier et je peux vous certifier que ça met du plomb dans la tête. Relativiser car vous êtes en bonne santé, vous avez une famille, la jeunesse, l'insouciance… Mais pensez que vous pouvez choquer en faisant des raccourcis discutables. Néanmoins, absolument personne ne vous interdit de donner votre avis et sûrement pas moi !


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De PM Jarriq, le 13 octobre 2007 à 09:18
Note du film : 3/6

Et voilà… Un fil parfaitement intéressant et instructif sur John Ford, est devenu par on ne sait quel tour de passe-passe un forum sur les goûts et les humeurs de fretyl. Et les films de Hawks et Ford deviennent soudainement de "vieux débris lents et sans virilité, que plus personne ne regarde". Evidemment, c'est un point de vue.

Il est très fort…


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De urspoller, le 13 octobre 2007 à 11:06
Note du film : 6/6

John Ford, chantre de l'humanisme, à travers son œuvre et notamment ses westerns épiques ou romanesques, où le cinéaste glorifie les pionniers, les héros ou les défenseurs des valeurs partagées (triptyque sur la cavalerie), pose le problème des frontières, insinue le doute sur les dérives engendrées par la conquêtes des territoires au détriment des autochtones, affirme ses doutes sur les inutilités des luttes vaines, souligne la violence inhérente à cette société américaine, efface (sur la fin de sa carrière) tout manichéisme de pacotille pour aborder les thèmes de survie, de mort, de famille, d'identification, de vieillesse, de faux-semblants, de solitude ou de racisme…

Bref, qui mieux que Ford scrute l'affect des hommes et met en valeur les élans de tendresse, les moments de convivialité, les amitiés viriles, les amours généreuses… L'important pour le cinéaste est l'Homme et seulement l'Homme. Tout le reste (effets de caméra, virtuosité technique, subtilité du propos, esthétique….) a finalement que peu d'importance. Pour moi –et je n'impose ma vision a personne- le légaliste John Ford demeure le plus grand représentant du septième art avec l'inénarrable Alfred Hitchcock.


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De fifties, le 20 novembre 2008 à 01:39

les cavaliers.Il faut voir dans les films de Ford, le côté morale, et le respect pour les braves soldats vaincus (1 contre 10). Il a voulu réconcilier les 2 camps. Ford a le mérite comme dans le film: la chevauchée fantastique, de les réconcilier par des scènes humoristiques (mettant en avant les ex-confédérés en honneur) et, par le professionnalisme de John Wayne, sentimentale, au travers une gente féminine.


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De vincentp, le 20 novembre 2008 à 15:17
Note du film : 5/6

le plus grand représentant du septième art avec l'inénarrable Alfred Hitchcock, nous explique Urspoller, comme un vénérable grand maitre de conférence.

Mizoguchi, Ozu, Kubrick, Kurosawa, Fellini, Bergmann, Rosselini, Renoir, Bunuel et Antonioni ne jouent pas dans la même cour ? Non ?! Il est difficile de réduire les têtes de pont du cinéma à deux têtes…


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De droudrou, le 21 novembre 2008 à 09:09

Mizoguchi, Ozu, Kubrick, Kurosawa, Fellini, Bergmann, Rosselini, Renoir, Bunuel et Antonioni ne jouent pas dans la même cour ? Non ?! Il est difficile de réduire les têtes de pont du cinéma à deux têtes… Ford et Hitchcock.

Il est certainement très loin dans la pensée de notre ami de ne réduire les têtes de pont du cinéma à deux têtes. Il parle de leur contribution face à un public car leur œuvre n'est pas aussi mineure qu'on voudrait bien nous le faire accroire en comparaison à celle des grands intellectuels cités. C'est une fois de plus passer beaucoup de temps à aller chercher la petite bête pour le plaisir de polémiquer…


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De silverfox, le 21 novembre 2008 à 20:21
Note du film : 6/6

Et puis, pour faire écho à droudrou, chacun est libre de ses préférences… Pourquoi devrais-je rougir de préférer Renoir à Carné, Hitchcock à Scorsese, l'aile à la cuisse, le style ampoulé d'impétueux au sabir du zigue qui pollue le forum, Ségolène à Martine ou un verre de gnaule à une canette de coca !?
Aimez à votre guise et laissez aux autres le choix de leurs préférences, dussent-elles vous déplaire !


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De vincentp, le 22 novembre 2008 à 14:20
Note du film : 5/6

Il y a maintenant fort longtemps que Hitchcock et Ford ne sont pas considérés comme des auteurs mineurs, mais plutôt comme les phares du cinéma américain. Pour Ford, sa réputation est établie un peu partout dès les années cinquante et il est quasi-unanimement considéré comme le plus grand auteur américain dès le milieu des années soixante (pour ce que je peux en savoir, à la lecture de différents documents d'époque). La reconnaissance concernant l'oeuvre de Hitchcock fut un peu plus tardive me semble-t-il (fin des années soixante).

L'avis de Urspoller ne fait que corroborer les thèses les plus répandues, et il est possible d'indiquer dans ce fil que d'autres auteurs non-américains méritent également toute notre considération. Le cinéma ne se réduit pas au cinéma américain.


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De droudrou, le 22 novembre 2008 à 15:44

C'est ce que j'attendais que tu ME dises ! Ce qui veut dire que tout le blabla était inutile ! Et dans la chaîne, Ford a autant d'importance que Kubrick et réciproquement ! D'autant que Kubrick a une expérience dans le western avec La vengeance aux deux visages quant au style Hitchcock, je ne pense pas que ce dernier aurait renié Shining ! Et ce que j'ai déjà évoqué à propos de l'Histoire Sainte avec cet extrait très très très court de Orange Mécanique quand Alex flagèle le Christ ! Vous ne voulez quand même pas que je renouvelle l'expérience vécue avec Patrick Brion, merde alors !


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De silverfox, le 22 novembre 2008 à 18:12
Note du film : 6/6

à vincentp :

Je ne comprends absolument pas vos jérémiades préalables pour finir par nous dire que finalement Ford et Hitch sont des cinéastes reconnus et admirés…

Quelle inanité dans certains commentaires de texte alors qu'il est si facile de s'épancher sur les si glorieuses oeuvres des cinéastes évoqués tantôt par les uns et les autres. Donne nous envie de regarder des films plaisants plutôt que de chercher des pécaDilles dans les écrits des uns et des autres…


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De Torgnole, le 22 novembre 2008 à 23:33

Ah la la! Mon pauvre Vincentp, je compâtis à cette consternation que vous avez du ressentir en lisant ce dernier message de réprimande, délivré par un pathétique donneur de leçon, tout ça pour une remarque judicieusement taquine et finalement adressée à Urspoller qui, s'il sortait de sa caverne, vous répondrait sûrement avec un enthousiasme non contenu en faveur de ses réalisateurs préférés…

Pour ma part, je ne suis pas très sensible au cinéma de John Ford et Alfred Hitchcock. J'ai pourtant essayé à plusieurs reprise, mais je n'accroche guère, on me parle souvent de virtuosité technique, de scénarii géniaux, de profondeur de fond et de forme, j'y crois volontier mais mises à part quelques exceptions, j'avoue ressentir souvent de l'ennui. C'est peut-être une question de goût, de sensibilité, de maturité, d'éducation ou de génération, quoique je pense ne pas être plus jeune qu' Urspoller, ou peut-être faut-il un esprit d'analyse rigoureux que je n'ai pas.

Mais cela ne m'empêche pas de respecter le travail et l'influence de ces grands cinéastes même s'il ne me touchent pas. Car à l'instar des réalisateurs cités par Vincentp, ils ont du inventer des codes, un style, des techniques, un langage cinématographique qui fonctionne, langage qui nous paraît tellement évident qu'on oublie que quelqu'un à pu l'inventer. Il devait être étonnant à l'époque de voir un film de Ford lorsqu'il sortait au cinéma, le langage était encore frais, le spectacle devait être surprenant, ce que je suis hélas incapable de ressentir car pour moi, ces films me paraissent poussiéreux et figés à cause de leur aspect "classique", sentiment que je ne ressent pas avec un film de Cassavetes par exemple…


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De vincentp, le 22 novembre 2008 à 23:35
Note du film : 5/6

Il me semble utile de recentrer en douceur le débat sur ce film, objet de bien curieuses digressions…

Plusieurs reproches ont été fait à Ford : 1) quelques pécadilles, notamment avoir fait employer par ses acteurs des armes qui n'existaient pas encore à l'époque de la guerre de cessession 2) de glorifier un peu trop des faits d'arme et de développer un style "pompier".


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De sophie75, le 23 novembre 2008 à 11:33
Note du film : 5/6

mais non, mais non Torgnole (que certains prennent sûrement pour une tête à claques en raison de son pseudo!), Urspoler ne peut vous répondre car vu le climat glacial régnant dans nos contrées, le plantigrade a dû obligatoirement s'en retourner dans sa grotte afin d'hiberner à l'abri des frimas hivernaux. Brrr, c'est vrai que ça caille en ce dimanche de novembre ?!

De Ford, je ne retiens qu'une phrase qui résume à elle seule son cinéma : "Je crois au rêve américain" (vision oscillant entre espoir et illusion). Ford filme la société entrain de changer et qui ne cesse de changer (on en a eu un éblouissant exemple lors du scrutin présidentiel) mais ces changements se font dans un espace défini qui souligne la notion de nation qui accueille les uns et qui accompagne les autres.

Malgré un rythme souvent lent, les films de Ford sont toujours portés par une magnifique distribution (Wayne, Stewart, Fonda, Gable, Widmark…)


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De vincentp, le 23 novembre 2008 à 15:16
Note du film : 5/6

Un grand moment (mémorable) : William Holden, le médecin de la troupe, constatant sous un arbre qu'une naissance chasse une mort (c'est en tout cas ce que je crois me souvenir de ce film vu plusieurs fois, mais il y a un certain temps). Ford distille ici, à son habitude, des éléments de pensée humaniste (via ce médecin). Mais il montre aussi (toujours de mémoire) que l'activité humaine est portée également et inévitablement par des conflits, qui vont à l'encontre de la sagesse souhaitable. John Wayne est tiraillé entre son devoir de soldat, au service d'une cause qu'il estime juste, et des sentiments humains qu'il refoule. Selon Ford, deux façons sont possibles pour assurer la justice, la démocratie : la voie des armes et la voie pacifique, chacune d'entre elles ayant leurs limites.


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De Lagardère, le 23 novembre 2008 à 18:06

Puisque amateurs de westerns vous êtes, je m'en vais vous poser une question : Savez vous si il existe des DVDs de ces feuilletons que l'on voyait, pour les plus anciens, dans les années 60 : KIT CARSON, AIGLE NOIR, HOPALONG CASSIDY, LA FLECHE BRISEE ….Parce que là, je suis preneur !


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De sophie75, le 23 novembre 2008 à 19:32
Note du film : 5/6

ouh la, kézaco que ces feuilletons, je n'en ai jamais entendu parler. Peut-être sont-ce là des pépites à redécouvrir pour les plus jeunes.


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De Lagardère, le 23 novembre 2008 à 19:57

ô vieillesse ennemie ….N'ai-je donc tant vécu que pour que Sophie75 me le rappelle ?…


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De sophie75, le 23 novembre 2008 à 21:52
Note du film : 5/6

C'est vrai que dans l'histoire, je n'ai pas été très subtile. Quelle piètre Chimène ferais-je !

Bon, je recommencerai à l'ouvrir sitôt que mes mèches brunes vireront au gris cendré et qu'un minimum de tact aura bien voulu entrer sous mon bonnet.


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De silverfox, le 23 novembre 2008 à 22:00
Note du film : 6/6

Restez telle que vous êtes, défauts et qualités compris. Les têtes chenues dont je fais partie depuis belle burette aimons nous confronter aux avis des plus jeunes. Bien que souvent les goûts divergent et notamment pour ces Cavaliers qui restent à mes yeux une fabuleuse charge contre la guerre.


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De Lagardère, le 23 novembre 2008 à 22:38

Restez telle que vous êtes, défauts et qualités compris… Inutile de préciser, et pourtant je le fais, que j'adhère à l'excellente idée de Silverfox. "Tête chenue" plaisantait, il va sans dire….


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De droudrou, le 24 novembre 2008 à 11:11

Hugh ! Moi scalper "tête chenue" ! Accrocher scalp au dessus cheminée ! Hugh !


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De sandokan, le 24 novembre 2008 à 11:30

Et dire que l'on a reproché à John Ford, à un moment de sa carrière, d'être "réactionnaire, et pire "raciste". Ford a souvent mis en scène des personnages complexes et ambigus (comme Ethan Edwards, dans The searchers, à la fois raciste et curieusement proche également des indiens à en juger par plusieurs de ses détails vestimentaires). Ford met en images un idéal appliqué (celui de la nation américaine en construction), et en cerne toutes ses ambiguités, sa complexité, ses ressorts tragiques ou comiques. Les cavaliers en est l'illustration parfaite.


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De droudrou, le 24 novembre 2008 à 14:14

Et Le sergent noir dont nous parlons bien peu !


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De PM Jarriq, le 24 novembre 2008 à 14:20
Note du film : 3/6

Tout à fait vrai. Faire d'un Noir le héros d'un western en 1960, ne devait rien avoir d'évident.

Ford a refait tourner Woody Strode dans L'homme qui tua Liberty Valance (mais dans un rôle secondaire), et lui a offert ensuite des rôles d'Indiens (Les deux cavaliers) et de Chinois (Frontière chinoise).


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De vincentp, le 24 novembre 2008 à 20:30
Note du film : 5/6

Parmi les acteurs : Althea Gibsons, première noire à avoir remporté un tournoi de tennis du grand chelem (en 1956 à Rolland-Garros). Elle joue le rôle de la bonne de Constance Towers. Dans le civil, Althea Gibson fit avancer la cause de la lutte contre la ségrégation raciale. L'engagement de John Ford, par cet acte symbolique, contre le racisme, est donc évident.

Autre anecdote de tournage : Walter Reed, "une tête qui ne s'oublie pas", second rôle attitré chez Ford -et coureur de cacheton-, joua dans ce film deux rôles différents, portant malheureusement les deux uniformes différents, sudiste et nordiste. Ford piqua une grosse colère en l'apprenant, et bien entendu il y eu une coupe au montage.

Ces anecdotes sont extraites de l'excellent livre "à la recherche de John Ford" (écrit par J McBride, paru l'année dernière chez Institut Lumière/Actes sud), qui cerne assez bien la personnalité et les motivations de John Ford. Mais il y a aussi l'excellent et incontournable livre de Patrick Brion sur John Ford (ed. la Martinière).


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De juh, le 19 mars 2009 à 14:27

Peut-être les cavaliers n'est-il pas le John Ford le plus fin, le plus sensible ou le plus pensé mais il reste un spectacle formidable, une galerie de personnages hauts en couleur et un divertissement bien mené jusqu'au bout. Contrairement à certains, j'adore les scènes qui opposent le colonel au médecin. Quand je vois Holden dans la troupe du vieux Ford, je me prends à regretter que le vieux maître ne l'ait pas plus souvent enrôlé, par exemple à la place d'Henri fonda que je n'aime pas.


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De vernhaskell, le 5 octobre 2016 à 21:25
Note du film : Chef-d'Oeuvre

Mais comment peut-on dire autant de bêtises en si peu de mots ?… Horse Soldiers est un sommet dans l'œuvre de Ford. Chaque séquence est un morceau de bravoure qui tire les larmes : la mort de la servante de C. Towers, le piège tendu aux Nordistes par les troupes sudistes de Carlton Young, manchot, émouvant au possible; la soûlerie de Wayne après le massacre, la montée au combat de ces cadets de l'école militaire parce que tout le monde sait que tout est perdu pour le sud, sans parler des séquences où l'on rit (et c'est tout le génie de Ford de faire alterner rire et larmes): le sergent "goûteur" de Judson Pratt, l'interrogatoire et le châtiment des deux déserteurs et enfin l'amour naissant de Constance Towers et de John Wayne, deux ennemis que l'amour réunira, traité très pudiquement par Ford.

Je suis un inconditionnel défenseur de ce film que j'ai vu un nombre incalculable de fois et que je ne peux jamais revoir sans pleurer.


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De vernhaskell, le 5 octobre 2016 à 21:30
Note du film : Chef-d'Oeuvre

"un western sans armes et sans cadavres serait bien triste", dites-vous ? Essayez donc de regarder Joe Dakota de Richard Bartlett. Pas un seul coup de feu… Peut-être changerez-vous d'avis…


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