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Forum : Le Diable au corps

Sujet : Exemplaire !


De Arca1943, le 27 janvier 2005 à 17:47

Honte sur moi, je n'ai jamais vu ce classique ! Mais une chose est sûre, c'est certainement bien meilleur que le fumeux remake du prétentieux et surévalué Marco Bellocchio !


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De Impétueux, le 27 janvier 2005 à 18:00
Note du film : 4/6

Par quelque bout qu'on prenne ce film, il est exemplaire d'une qualité française dont on a beaucoup médit, mais qui réunissait, sur la trame romanesque d'un écrivain prodige et sulfureux, Raymond Radiguet, un metteur en scène sombre, amer, cynique, au talent éclatant, Claude Autant-Lara, le meilleur duo de scénaristes qui ait jamais illuminé le cinéma français, Pierre Bost et Jean Aurenche, deux interprètes dont la grâce trouble colle parfaitement au récit, Gérard Philippe et Micheline Presle et la musique de René Cloerec.

Si ça ne vaut pas un DVD, ça !!!!


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De georges, le 12 février 2005 à 02:27
Note du film : 6/6

Ce film est même introuvable en VHS. Si quelqu'un avait en sa possession une copie du film, je serais fortement intéressé. Qu'il se manifeste sur ce forum…


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De cocolao, le 5 septembre 2005 à 05:24
Note du film : 6/6

Je n'ai moi non plus jamais vu ce film, mais ayant adoré le livre (acheté en plusieurs éditions et lu une quinzaine de fois avec toujours autant de plaisir), j'espère vivement avoir un jour le bonheur de voir cette magnifique histoire en image..

Il est très dommage de ne pouvoir se régaler de ce duo que doit être M.Presle et G.Philipe.


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De Impétueux, le 5 septembre 2005 à 12:05
Note du film : 4/6

Vous pourriez ajouter que c'est un film d'Autant-Lara, scénarisé par Pierre Bost et Jean Aurenche, ce qui est une triple garantie de qualité !


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De frontine, le 19 octobre 2005 à 15:35

LE DIABLE AU CORPS :Ce chef d'oeuvre français est passé sur une TV du Bénelux sous-tiré en néerlandais(hollandais),

je l'ai vu mais pas enregistré; la vidéo était à ses début !


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De cormega, le 7 décembre 2005 à 21:47

Voilà un dossier qui m'interesse, un vote s'impose.


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De made in b., le 8 décembre 2005 à 21:30
Note du film : 6/6

Fans de Gérard… rêveillons-nous!!!! Enfin la possibilité de visionner ce film!!!!

Cela fait 12 ans que je recherche ce fim inédit… sans fin et sans relâche…

Vous nous donnez enfin la possibilté de nous donner ce plaisir…Pourquoi doit-on attendre aussi longtemps pour qu'un film sorte de sa boîte …

Donnez-nous ce bonheur de voir enfin l'oeuvre de son réalisateur et le plaisir d'y retrouver ces acteurs fabuleux…

merci


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De sidyves, le 7 janvier 2006 à 18:17
Note du film : 6/6

Je vote pour l'édition de ce film en DVD. Je l'attends depuis longtemps.


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De sidyves, le 7 janvier 2006 à 18:19
Note du film : 6/6

Peut-on signer 10 fois ?


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De lune 1940, le 14 février 2007 à 18:12
Note du film : 5/6

C'est un autre film avec Gérard Philippe qui mériterait amplement de sortir en DVD.


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De en passant, le 17 septembre 2007 à 19:47

Pour les amateurs de cinéma… vous êtes concernés, selon Truffaut le duo Aurenche & Bost est loin d'être un gage de qualité. J'éxagère peut être mais l'idée y est et moi même connaissant mal ces deux compères, je ne peux que vous conseiller Le plaisir des yeux écrit donc par Trufffaut. Moi même de mon coté j'étudierai nos deux adaptateurs/scénaristes pour plus d'impartialité… Sur ce, bonne soirée.


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De Impétueux, le 17 septembre 2007 à 23:11
Note du film : 4/6

Alors là, nouvel ami de ce site, vous ne savez pas dans quel chaudron vous êtes tombé, en paraissant présenter François Truffaut comme le nec plus ultra, la fleur des pois, le monument insurpassable de la pensée cinématographique !

Ce critique acerbe, quelquefois bien inspiré cinématographiquement (Les quatre cents coups, Baisers volés, La peau douce, L'homme qui aimait les femmes) a tout de même tourné beaucoup de films insignifiants et écrit de conneries maximales.

Pierre Bost et Jean Aurenche, c'est le sommet de ce que Truffaut et ses épigones, dans un mouvement de mépris ridicule, nommaient la Qualité française… Cinquante ans après, on est certain de quel côté était la qualité…


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De Arca1943, le 18 septembre 2007 à 03:00

« vous ne savez pas dans quel chaudron vous êtes tombé. »

C'est un peu vrai. Pauvre EnPassant, le ou la voilà un peu dans la situation de l'innocente donzelle débarquant, sans se douter de rien, dans un hôtel borgne où grouillent gourgandines et malfrats. Nous savons déjà, bien sûr, que Truffaut a dit ça. Et alors ? On peut réussir quelques bons ou très bons films – L'Enfant sauvage, L'Argent de poche, L'Homme qui aimait les femmes, Vivement dimanche – et être un médiocre critique de cinéma, dogmatique et pétri de croyances qui alors décidaient malheureusement du sort d'un film aux yeux de milliers de dévots et qui aujourd'hui font sourire. Par ailleurs, notons ce détail curieux : souvent, du côté de Truffaut et autres épigones des Cahiers du cinéma, on se pâme sur le néoréalisme italien tout en affichant un souverain mépris pour le cinéma "Qualité France". Or, les deux ne sont pas forcément séparés par un abîme. Ne reconnaît-on pas l'arbre à ses fruits ? Jean Aurenche et Pierre Bost étaient les partenaires tout trouvés pour Cesare Zavattini et Suso Cecchi d'Amico, comme on le constate en voyant Au-delà des grilles. Neorealismo et Qualité France sont vraiment deux choses ? Bien évidemment ! Mais ils avaient au moins commun d'aimer le naturel, d'aimer que ça sonne juste. Tandis que Truffaut, je crois, aimait, voulait que ça sonne faux : sinon aurait-il jeté son dévolu sur l'insupportable Jean-Pierre Léaud pour au moins six films ? Imaginez L'Homme qui aimait les femmes avec ce zigue monocorde à la place de Denner… Brrr, nous l'avons échappée belle !

Par ailleurs, je trouve particulièrement instructif cet épisode de l'histoire du cinéma français où, pendant les années 60, Jean Aurenche et Pierre Bost se sont vus ostracisés, littéralement réduits au chômage, pas moins, en raison de l'influence alarmante de cette vulgate. C'est étrange comme le culte de l'avant-garde, ou plutôt la croyance en la prétendue "avant-garde" semble aller de pair avec l'ostracisme, l'excommunication, l'interdit. Heureusement, notre héros, super Tavernier, est arrivé à temps pour sortir de là messieurs Aurenche et Bost, le temps de quelques superbes films comme Que la fête commence… où les dialogues sonnent vraiment juste, et non pas empruntés et ampoulés comme les aimaient ces pseudo-modernistes à la noix !


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De vincentp, le 25 octobre 2009 à 08:57
Note du film : 5/6

Beau film sur la cruauté de la vie, les errances du coeur, la méchanceté des bien-pensants. Face à un monde se voulant ordonné, le désordre des sentiments, traduit sur le plan de la mise en scène par exemple par un déraillement du son, ou des panoramiques qui incluent les personnages dans un univers hostile, auquel ils se heurtent physiquement.

Il me semble qu'il manque quand-même un petit quelque chose pour que l'on puisse qualifier Le diable au corps de chef d'oeuvre, qualificatif utilisé par l'exploitant de la salle de cinéma -Grand action- qui diffusait ce long-métrage en ce 11 mai 2010. Un film très bien fait, mais il ne possède pas selon moi -sauf à quelques occasions (par exemple quand Micheline Presles pressent sur la barque l'issue forcément funeste de ce couple improbable)- le côté fulgurant que peut avoir de bout en bout La traversée de Paris du même auteur (Autant-Lara).


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De Impétueux, le 24 janvier 2011 à 19:32
Note du film : 4/6

Je ne suis pas très à l'aise avec ce film, vu deux fois dans l'espace du week-end, et dont je ne parviens pas jauger sereinement la qualité, à tout le moins l'intérêt que je lui porte, malgré le souvenir inspiré que j'en avais gardé d'une plus ancienne vision.

Voici qu'à ma droite – c'est-à-dire du bon côté – il y a toute la qualité des films de Claude Autant-Lara : le réalisateur lui-même, bien sûr, exigeant, tyrannique, sardonique et méchant, et aussi ses fidèles : les scénaristes Jean Aurenche et Pierre Bost, le bluffant décorateur Max Douy, le musicien René Cloërec ; tout cela est l'assurance absolue d'un niveau maximal de qualité, et qui plus est, aussi dérangeant, déplaisant, traqueur de bonne conscience et de moralisme à deux sous que le sont – ou le seront -, des mêmes, les admirables Douce, L'auberge rouge, La traversée de Paris.

À ma droite, aussi, une Micheline Presle dont Le Diable au corps a sans doute été le plus grand rôle cinématographique, au dessus de ceux, si réussis, de Falbalas et de Boule de suif ; un jeu sans effets, simple, épuré, tendu, pourtant, d'une absolue vérité ; dans l'inconscience folle des débuts de sa passion, tout autant que dans la panique, le remords, la douleur, la lassitude, Presle est magnifique, touchante, perdue, désespérée…

Mais c'est qu'à ma gauche, du mauvais côté de la plaque, il y a deux obstacles de taille : d'abord le récit de Raymond Radiguet, auteur dont je gage qu'il n'eût pas connu les mêmes succès s'il n'avait eu le bon esprit, pour la réputation de sa brève œuvre, de mourir à vingt ans, empanaché de l'adulation du touche-à-tout et insupportable Cocteau ; (mais soyons justes : son roman avait aussi suscité l'enthousiasme de critiques issus de la Droite morale et cléricale, Henri Massis, par exemple) ; bien que mes souvenirs de lecture datent de presque cinquante ans (ou, peut-être, précisément, parce qu'ils datent d'un demi-siècle), je ne tiens pas les audaces de Radiguet pour bien intéressantes, pas davantage que celles de l'exaspérant calviniste André Gide : sous l'iconoclastie sommeille toujours la frustration, sous les coups de boutoir lancés contre la Société demeure un moralisme tout surpris de sortir des sentiers battus et frétillant d'excitation de le faire…

Autant-Lara, anarchiste antisémite anticlérical pacifiste, ennemi de l'ordre bourgeois et de toutes les conventions, qui méprisait autant les pauvres que les riches, aurait pu tourner, à la place du Diable au corps, quelque chose d'un peu plus substantiel : Micheline Presle, liée par contrat à un producteur étasunien important, l'avait imposé comme le réalisateur de son prochain film ; et il fut alors question d'adapter Le bonheur dans le crime qui est une des nouvelles des Diaboliques de Barbey d'Aurevilly (et qui fut, avec un grand bonheur, à la télévision, le magnifique Hauteclaire, de Jean Prat, avec Michel Piccoli et Mireille Darc) ; mais la crainte de vives réactions moralisatrices fit bifurquer le projet vers le roman de Radiguet, aussi sulfureux, mais tout de même moins dense que la nouvelle de Barbey). Toujours est-il que le côté galopin du Diable au corps m'a toujours agacé.

Et m'agace encore davantage Gérard Philipe, imposé lui aussi par Micheline Presle, Philipe qui, âgé alors de 25 ans avait eu d'abord la lucidité et le bon mouvement de refuser le rôle, se jugeant trop âgé pour lui.

Malheureusement, il se ravisa et interpréta ce garçon fragile et incertain qui, dans le livre n'a que 17 ans ; seulement ça se voit (ça se voit par exemple très bien lors des scènes de classe, au milieu de condisciples qui sont, eux, des adolescents) ; et, pour essayer de rattraper ça, qui me semble à peu près irrémédiable, Philipe exagère dans la grâce minaudante, jusqu'à la boursouflure.

Il me faut reconnaître qu'il est tout de même bien meilleur lorsqu'il révèle, dans la dernière demi-heure du film, la lâcheté et la veulerie intrinsèques du personnage ; c'est d'ailleurs assez constant chez l'acteur, toujours meilleur lorsqu'il interprète des salauds : Octave Mouret de Pot-Bouille, Julien Sorel du Rouge et le Noir, André Ripois de Monsieur Ripois, Armand de La Verne des Grandes manœuvres… et sûrement bien d'autres.

Enfin, bon ! Il faut bien que je tranche, que j'ajoute des points pour ceci (la qualité du jeu de Jean Debucourt, père du galopin, les dernières scènes, absolument pathétiques, à l'égal de Douce), et que j'en enlève pour cela (le ronronnement des amoureux) ; au final, ça vaut 4, ce qui n'est pas mal, pour un film aussi crispant que son interprète principal.


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De Arca1943, le 24 janvier 2011 à 20:32

« …toujours meilleur lorsqu'il interprète des salauds : Octave Mouret de Pot-Bouille, Julien Sorel du Rouge et le Noir, André Ripois de Monsieur Ripois, Armand de La Verne des Grandes manœuvres… et sûrement bien d'autres. »

Le diable ! Le diable en personne dans La Beauté du diable ! Je me souviens aussi d'une remarque de Sergio Leone (dans un ouvrage que j'ai égaré depuis : "Dommage que Gérard Philipe soit mort, il aurait fait un méchant idéal dans mes films." (citation approximative, donc).


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De vincentp, le 24 janvier 2011 à 23:16
Note du film : 5/6

Avec le temps, demeure de ce long-métrage, le style de mise en scène de Autant-Lara. Car les moeurs ont changé et voir une femme âgée dans les bras d'un jeunot ne choque presque plus personne. La presse people vante même les mérites des "femmes-cougars" ! Gérard Philipe, à l'aise également dans des rôles de personnages assez vertueux, fut simplement un acteur complet (théatre-cinéma) et son jeu d'acteur à particulièrement bien vieilli. Comme je l'ai déjà mentionné, il est bouleversant dans son dernier rôle La fièvre monte à El Pao.


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De Impétueux, le 25 janvier 2011 à 13:16
Note du film : 4/6

Mais où voyez-vous, Vincentp que Marthe (Micheline Presle) soit une femme âgée, dans Le Diable au corps ??? Elle a sensiblement l'âge de François, deux ou trois années au plus, et au début du film, elle n'est que fiancée avec Jacques, le soldat… Ce qui pouvait choquer à l'époque, et choquerait encore aujourd'hui, c'est que les deux jeunes gens profitent de l'absence du fiancé – puis mari – parti à la Guerre, pour batifoler ; dans un ton encore plus niais, et complètement hors de la plaque du très récent (2009), c'est un peu ce que racontait Brothers de Jim Sheridan.

En fait, Vincentp, vous devez confondre avec Le blé en herbe de 1954, du même Autant-Lara, d'après ColetteEdwige Feuillère, née en 1907, déniaise, effectivement Pierre-Michel Beck, né en 1938. Mais le récit n'a aucun rapport.

Et puis, quant à dire que les cougars d'aujourd'hui ne choquent personne… c'est que vous n'écoutez pas les sous-entendus graveleux dès que l'on évoque les amours de Mme Claire Chazal et d'autres chasseresses de son espèce.


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De vincentp, le 25 janvier 2011 à 17:01
Note du film : 5/6

Vous avez raison, comme quoi les souvenirs sont trompeurs…

Quant aux moeurs des peoples, elles échappent à toute logique connue et je m'abstiens totalement de les commenter. Je comprends aujourd'hui mieux les moeurs de copulation des paradisiers de Papouasie grâce à L'Aventure de la vie et Planète terre.


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De cinénanie, le 16 mars 2011 à 18:54

Gerard Philipe était un magnifique acteur.Vous avez parfaitement le droit de ne pas l'aimer mais quand vous en parlez,il ne s'agit plus de critiques mais d'un veritable acharnement dû à une allergie probable. Allons allons du calme!!


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De Impétueux, le 16 mars 2011 à 19:31
Note du film : 4/6

C'est vrai : une allergie à Gérard Philipe et de tout temps, même quand, à neuf ans, je le voyais dans un film qui m'éblouissait, Si Paris nous était conté, de Sacha Guitry, où il jouait un trouvère bien mièvre.

Depuis lors, j'ai tout de même dégotté quelques films où il est convenable ; outre ceux que j'ai cités dans mon message principal de ce film, j'ajoute l'excellent Une si jolie petite plage d'Yves Allégret, que je recommande vivement…


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