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Forum : Le Jugement des flèches

Sujet : Un monde fiévreux et chaotique


De Moonfleet, le 16 mai 2003 à 16:43

Rien à rajouter si ce n'est que j'ai vu ce western il y a très longtemps et que je garde encore certaines images en tête : je vote.

Il y a des fans de westerns par ici aussi  ;-)


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De Jarriq, le 16 mai 2003 à 19:10

L'ancêtre de "Danse avec les loups", un western nerveux, âpre, sans le moindre glamour, sur la différence entre races, entre cultures, l'impossibilité de renier ses racines, etc. Fuller filme sec, monte vite (trop parfois, on aimerait s'attarder davantage sur des scènes, des détails… Mais Costner le fera !) et présente des personnages compliqués, pas toujours sympathiques (Steiger n'a rien du James Stewart de "Broken Arrow").

A noter que Charles Bronson apparaît brièvement en chef sioux et qu'Angie Dickinson ne joue pas dans le film, mais a seulement doublé la voix de Sarita Montiel (trop hispanique) dans la v.o.


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De crego, le 28 janvier 2004 à 18:54
Note du film : 5/6

L'oeuvre de Fuller semblant revenir sur le devant de la scène DVD (je ne suis toujours pas remis de la découverte de "Naked kiss" !), j'aimerais vraiment revoir "Run of the arrow", dont certaines séquences sont d'une brutalité et d'une inventivité insensées. Celle où le petit Indien muet s'enfonce dans les sables mouvants et appelle à l'aide en soufflant dans un harmonica est terrible.

Et puis on peut rêver à une réédition de "Big Red One" dans son intégralité…


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De Mister Zob, le 9 août 2004 à 23:18
Note du film : 6/6

Revu sur TCM ce soir, c'est toujours aussi beau, cruel et intelligent. Vivement un DVD !


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De fuller, le 29 mars 2005 à 01:09
Note du film : 4/6

Le jugement des fleches, souvenir du meilleur western vu enfant, je n'avais rien compris mais quelle beauté !


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De Freddie D., le 6 août 2005 à 08:41
Note du film : 6/6

Pourquoi cette merveille est-elle toujours inédite, quelle que soit la zone ?


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De cormega, le 7 décembre 2005 à 20:53

J'ai vu le début de ce film il y a quelques mois sur TCM, mais je n'ai pu voir la fin. J'aurais du m'abstenir.

J'ai été sidéré par cette course poursuite à pieds avec les Indiens, j'attends la suite avec impatience. Alors un DVD zone 2 por favor.


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De Arca1943, le 11 octobre 2006 à 03:50

Je vote moi aussi pour ce western signé Fuller, avec derrière la tête l'idée de retrouver Rod "pile ou face" Steiger dans un de ses bons jours… (Parce que quand il est bon, oh qu'il est bon ! Et quand il n'est pas bon, oh, qu'il n'est pas bon!)


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De PM Jarriq, le 11 octobre 2006 à 09:42
Note du film : 4/6

Run of the arrow est dispo en Grande Bretagne, dans une copie magnifique, mais sans sous-titre. Le film, étonnamment tourné en longs plans-séquences assez figés, avec de grands morceaux dialogués, vaut toujours le détour.


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De vincentp, le 9 août 2009 à 22:56
Note du film : 6/6

Fuller fait preuve de son talent coutumier pour filmer les espaces naturels -ici l'ouest désertique américain – par des mouvements d'appareil souvent spectaculaires, qui démarrent en plan serré sur un personnage, pour se terminer par des plans larges englobant ce ou ces personnage(s) dans un large espace. Très à son aise aussi pour représenter les déplacements à toute vitesse sur le terrain, omniprésents. Ce cinéaste ne prêche pas vraiment l'enracinement dans le sol : Rod Steiger, étonnant en sioux converti et bedonnant -quel contraste avec le musculeux Charles Bronson (son frère de sang) !- ne tient pas en place, même blessé à la patte. Autre thème coutumier du cinéaste développé dans Le jugement des flèches : l'amitié virile, qui se développe entre deux combats.

L'intrigue est un brin confuse, on ne sait pas trop qui fait et qui veut quoi -surtout sans sous-titrage- mais ceci donne un caractère authentique au sujet. On imagine que les protagonistes de cette épopée vers l'ouest furent souvent obligés de jouer au quotidien leur survie physique ou culturelle, au contact de tout type de population ou de culture. Une authenticité représentée par des petits détails comme les peintures sur les chevaux ou sur les visages des indiens. Et puis Run of the arrow illustre parfaitement, outre les différences de culture, les préjugés culturels et raciaux et le repentir.

Bien qu'un peu daté, ce western invisible est une curiosité et mérite le détour pour ceux qui aiment le genre. Il préfigure, comme le fait remarquer PM Jarriq, Danse avec les loups, mais aussi d'autres westerns comme La Charge de la 8ème brigade, Major Dundee ou Fureur apache.

A noter une BOF très proche de celle de The searchers : la contribution de Max Steiner est reconnaissable !


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De vincentp, le 25 janvier à 23:34
Note du film : 6/6


Run of the Arrow écrit, produit et réalisé par Samuel Fuller en 1957, a été tourné dans les décors minéraux et brûlants de St George dans l'Utah. La conclusion de la guerre de Sécession et les conflits de l'époque (1865) entre Sioux et soldats de l'armée américaine sont vécus par des sans grades des deux communautés, opposés dans un face à face fiévreux. Les haut gradés sont brièvement aperçus errant comme des fantômes sur le champ de bataille, totalement déboussolés. Pour Fuller, le monde est une terre de batailles rangées, l'Histoire est le produit d'épisodes menés par des hommes et des femmes anonymes, guerriers accrochés au sol, plus ou moins bien inspirés dans leurs prises de décisions. La maîtrise des éléments du terrain (fuite éperdue pieds nus dans le désert, campements au bord des falaises) constitue un élément clé pour survivre dans un univers hostile. Honneur et solidarité constituent un rouage essentiel de la vie collective.

Dialogues secs, poignées de mains viriles, bagarres brutales (flèches enflammées frappant la cavalerie) rythment les échanges entre communautés. Aucun lyrisme, aucun folklore, pas de professionnels irréprochables (façon Daves, Ford ou Hawks), une sécheresse de ton qui évoque plutôt Boetticher et Peckinpah. Fuller s'appuie habilement sur la musique de Victor Young, compose soigneusement ses plans (emploi soutenu de contre-plongées), pour créer un certain malaise en plaçant le spectateur aux pieds des personnages, bataillant entre eux comme des dieux de l'antiquité. Le sens de Run of the Arrow demeure pour une large part énigmatique. Fuller insiste avec un carton conclusif sur le fait que le spectateur est libre de conclure cette histoire à sa guise. L'important est la façon dont se construit le présent : via des actions chaotiques, créant un univers instable et dangereux mais aussi une civilisation étendue dans l'espace.


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De vincentp, le 26 janvier à 14:49
Note du film : 6/6

Précision : les sans grades chez Fuller (comme Rod Steiger) sont encadrés par des sous-officiers ou équivalents chez les indiens, lesquels n'ont pas une attitude politique. Fuller s'intéresse à la troupe, du simple éclaireur jusqu'au capitaine de la cavalerie, contrairement à Ford qui fait intervenir plus facilement des officiers de la cavalerie (colonels ou généraux), lesquels gèrent des relations avec une hiérarchie lointaine. Les parcours respectifs différents des deux cinéastes au sein de l'armée au cours de la seconde guerre mondiale expliquent logiquement cela.


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