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Forum : Bandolero!

Sujet : Bandolero


De PM Jarriq, le 11 janvier 2005 à 17:41
Note du film : 4/6

Etonnant, ce film. Réalisé par un tâcheron dont le cas semblait désespéré (pour le cinéma en tout cas, car ses épisodes de \"Have gun – will travel\" sont remarquables), \"Bandolero\" accumule les erreurs de casting et les clichés, mais se révèle au bout du compte un petit western surprenant d\'énergie et de cruauté, comme un petit frère des \"Professionnels\" de Richard Brooks. L\'idée de caster James Stewart (déjà âgé) et Dean Martin en frères est déjà déroutante, mais on s\'y fait et leurs numéros d\'engueulades en duettistes sont savoureux. Raquel Welch est vraiment belle, entamant son tryptique westernien poursuivi avec \"Hannie Caulder\" et \"Cent fusils\" et la bataille finale est très bien menée. Tous les films que McLaglen a réalisés avec John Wayne sont assez désastreux, mais celui-ci échappe à la médiocrité par la beauté de sa photo, de ses décors naturels et la sympathie dégagée par ses acteurs. Le look de Stewart déguisé en bourreau vaut vraiment le détour ! Peu à peu, le DVD redonne sa place au western en rééditant des films oubliés et c\'est très bien.


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De Arca1943, le 12 janvier 2005 à 05:49

Jamais vu ! Pour l'heure, le meilleur McLaglen que j'ai vu, c'est The Last Hard Men avec Charlton Heston et James Coburn.


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De droudrou, le 19 novembre 2006 à 09:45
Note du film : 4/6

J'ai commencé à le regarder hier soir. Il est vrai après Bravados et Les Cheyennes. Le démarrage me fatigue quelque peu. La question à se poser est de savoir où tout cela va nous emmener, d'autant que Raquel Welsh est une belle dame soudainement riche qui a durement trimé (on s'en serait douté) pour faire vivre sa famille alors qu'elle avait 13 ans. J'ai donc visionné un tiers du film. Je vais faire un gros effort pour regarder la suite et verrai si et comment ma notation va évoluer.

J'avouerai que James Stewart m'a toujours dérangé. Je n'ai pas en tête un rôle où d'emblée c'est lui qui apparaît.

Affaire à suivre.


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De PM Jarriq, le 19 novembre 2006 à 10:17
Note du film : 4/6

Il est certain que Bandolero n'est pas à la hauteur des deux autres films que tu cites, et qu'il est injuste de le juger comparativement. McLaglen n'a jamais été et ne sera jamais King, et encore moins Ford (même s'il a souvent essayé !). Comme je le disais, Bandolero fonctionne plutôt par sa beauté plastique, et une indulgence nostalgique. Moi aussi, j'ai toujours eu du mal à me faire à Stewart, dont le jeu empoté, les marmonnements, tournent au systématisme, mais il faut reconnaître qu'il est parfait dans les films de Mann. Il me convainc moins chez John Ford, qui l'a laissé se caricaturer lui-même (Les deux cavaliers, L'homme qui tua Liberty Valance).


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De droudrou, le 19 novembre 2006 à 10:59
Note du film : 4/6

PM Jarriq tu es ma voix dans le désert ! Nullement question de comparer Andrew McLaglen à ses aînés. J'évoquais simplement ce démarrage quelque peu difficile.

Je partage donc tout à fait ton avis à propos de James Stewart, en rajoutant une couche, si tu le permets. Jimmy quand il n'est pas doublé, c'est déjà terrible mais quand il eest doublé en français, on a l'impression d'un vieux chenu radotant… ce que je me fais l'impression de devenir depuis que je viens sur DVD-Toile me ressourcer ! Il a quand même quelques très bons films à son actif. La question que je me pose est de savoir s'il est réellement un personnage de western. Dans les comédies, je l'aime beaucoup : la représentation qu'il donne de cet américain moyen (de grande taille) qu'il semble être. Et à propos de sa grande taille, on évoque ses grandes guiboles judicieusement employées par Hitchcock dans "L"homme qui en savait trop" et avant qu'il ne monte à l'échelle dans "Bandolero" pour rejoindre sa couche.

L'autre question que je me pose, en fait, est celle des acteurs qui ont apporté leur contribution à l'univers du western. Il y a le mythe et la réalité. Le physique et l'âge. Et plus encore, peut-être, l'aspect. Quand on prend les "photographies" qui caractérisent cette époque et les personnages qui ont traversé l'Ouest, personnages de légende ou personnages tout court, on voit apparaître des "visages" et des "physiques" qui semblent bien loin de ce que le cinéma des années qui marquent le début du parlant pour se prolonger jusque nos jours, nous ont apporté. Il y a bien quelques tentatives pour nous restituer un physique mais nous semblons beaucoup oublier un climat qui était loin d'être idéal. Et j'aurais l'impression que quand on veut entrer dans le réalisme, on modifie de façon outrancière ces gens qui ont colonisé l'Amérique.

Et dans le fond, Hollywood nous a habitué avec les mauvais garçons, les redresseurs de torts et les vachers, laissant quelque peu l'autre peuple… La légende apparaît plus encore comme une légende.


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De droudrou, le 19 novembre 2006 à 13:50
Note du film : 4/6

Vu l'heure, ça veut dire que j'ai terminé de voir le film ! Eh bien, je relève ma note de 3 à 4. Ce n'est pas mal du tout. Il y a des schémas classiques, certes, mais ça se laisse bien voir. Réflexions très subjective : c'est assez marrant de constater qu'il est difficile de dire que les films où Raquel Welsh figure au générique n'ont pas un côté intéressant. Ca ne me paraît pas évident (avis très personnel) de les considérer comme mineurs,chose que l'on aurait pu penser dans la mesure où elle est un physique.

On se croirait presque dans un western italien, amigo !


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De PM Jarriq, le 19 novembre 2006 à 14:11
Note du film : 4/6

Tout à fait d'accord, les incursions de Raquel dans le western ont toutes quelque chose d'intéressant : Cent fusils, Bandolero et surtout Un colt pour trois salopards, finissent par former un tryptique étonnamment cohérent.


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De vincentp, le 18 avril 2013 à 11:24
Note du film : 4/6

C'est un bon film, effectivement, très consensuel. La mise en scène de Andrew V. McLaglen est efficace, la photographie de William H. Clothier magnifique. Le trio d'acteurs (James Stewart, Dean Martin, Raquel Welch) excellent. Les relations entre ces personnages (et les autres) sont bien traitées -sur les sujets des valeurs, des modes de comportement, des projets-. La musique de Jerry Goldsmith, de qualité, est parfois inadaptée (les notes façons enjouées Bonanza collent par moments mal à ce western crépusculaire). Bandolero (1968) est un mélange de Les professionnels (1966), La horde sauvage (1969) et de plusieurs autres films de Peckinpah (New Mexico (1961), Major Dundee (1965). Mais l'influence du western spaghetti est facilement détectable (recours à la violence).


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