Forum - Le Bossu - À revoir
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Forum : Le Bossu

Sujet : À revoir


De PM Jarriq, le 28 novembre 2004 à 14:32

À revoir, ne serait-ce que pour oublier l'infâme trahison qu'est la dernière version télé avec Bruno Wolkowitch (hilarant au début, quand il joue Lagardère à 16 ans !) et Jacques Frantz (maître d'escrime mondialement réputé de 150 kilos). Non seulement le film est ennuyeux, mais en plus il dénature totalement la fin du roman : Lagardère ne finit pas avec sa jeune protégée, mais avec… la mère de celle-ci ! Etonnant que quelque chose qui semblait acceptable dans les années 50, ne le soit plus aujourd'hui. Je suis sûr que Jean Marais et Bourvil vont nous sembler encore plus irremplaçables !


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De robby le robot, le 29 novembre 2004 à 09:59

A ce propos gaumont sortira bientôt ce qui s'annonce comme une belle édition collector du film original d'André Hunebelle. Ce sera l'occasion de comparer les différentes versions.


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De Tamatoa, le 23 juillet 2013 à 18:01
Note du film : 4/6

C'est un film qu'il faut voir (et revoir) avec un oeil des plus indulgents. André Hunebelle qui, dans les années 50/60, régnait en maitre dans le genre n'avait pas la finesse de Jean Delannoy qui nous offrit un Bossu bien plus étoffé. Mais les films de cape et d'épée surfaient sur la crête des vagues avant que d'être balayés par une autre vague qui se voulait nouvelle. Et Hunebelle enchaina Le bossu, le capitan, Le miracle des loups, Les trois mousquetaires comme on enfile des perles. Et mis à part, peut-être, Le miracle des loups, tous les autres sont à voir sans chercher la petite bête. Historiens s'abstenir.

C'est du pur divertissement avec deux stars de l'époque qui s'entendaient à merveille. C'est visible dans ce Bossu là où les éclats de rire de Jean Marais ne sont pas feints devant un Bourvil dans son registre habituel de nigaud. Du pur divertissement, ça veut dire qu'il ne faut pas se demander pourquoi en vingt ans, Jean Marais ne prend pas une ride et Bourvil non plus. "Sa haute taille se développait dans toute sa richesse ; le vent déployait les belles masses de sa chevelure, et ses yeux lançaient des éclairs." Il est comme ça d'un bout à l'autre notre Lagardère ! Pas l'ombre d'un rhumatisme. Par contre, il faut attendre qu'il soit déguisé en bossu (trois heures de maquillage)


pour qu'il se mette à fort bien jouer la comédie. Si Le bossu est épatant dans son jeu, Lagardère en fait des tonnes. En revanche, les vieux théâtreux que sont Jean Le Poulain et François Chaumette sont excellentissimes dans les rôles de Peyrolles et de Philippe de Gonzague. Ils connaissent merveilleusement la musique et donnent à ce récit épique une touche dramatique incontournable. Ils sont un peu comme le froid et la neige du Miracle des loups. Belle leçon de savoir-faire. Et Sabine Selman dont ce sera la seule intrusion dans le cinéma Français (puisque allemande) incarne une bien belle Aurore et (double rôle) sa maman Isabelle. Et de même que pour Jean Marais, Isabelle de Caylus ne prendra pas une ride pendant le film. Laissons celà, pointilleux que nous sommes, et préoccupons nous plutôt des "folies" de l'époque. C'étaient en effet des petites demeures bourgeoises où les mêts les plus fins et les vins les plus capiteux faisaient le bonheur des dames de petites vertus qui les goûtaient…C'est dans une de ces "folies" que l'histoire trouvera son dénouement. Par ailleurs, beaucoup de scènes extérieures sont les bienvenues. les Pyrénées Orientales sont à l'honneur et Hunebelle nous gratifie d'un grand bol d'air pur. "La montagne est tout près. La haute chaîne des Pyrénées déchire juste en face de vous ses neigeux horizons, et montre le ciel bleu du pays espagnol à travers la coupure profonde qui sert de chemin aux contrebandiers de Venasque. "Les chevauchées de succèdent (Jean Marais exigeait de monter toujours le même cheval d'un film à l'autre), les combats aussi avec la complicité et la dextérité du grand maitre d'armes Claude Carliez. Des scènes que l'on pourrait qualifier de banales mais dont on ne se lasse pas. Et il est à noter que c'est dans ce Bossu que Guy Delorme entamera sa carrière de méchant de service dans tout ce qui se fera de moyenâgeux au cinéma !

Le bossu, façon Hunebelle n'est pas la Bibliothèque nationale de France. Mais la petite salle obscure de quartier. Le roman de Paul Féval père est survolé, sans fioritures. Le metteur en scène nous offre les couleurs que nous avions imaginées, les courses effrénées galopées au fond de notre cosy-corner, les bottes secrètes réalisées du bout de notre gauloise, et cette fin qui nous fera quand même toujours un peu sourire… C'était le mariage pour tous bien avant l'heure !

Du cinéma pour les samedi soirs. Jean Marais qui ferraille et un "ski" à la vanille. Que demande le peuple ?


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