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Sujet : Un petit chef-d’œuvre gothique


De Patrice Dargenton, le 5 avril 2002 à 18:18

Une enquête rationnelle et scientifique dans un monde résolument irrationnel, un bled paumé (Sleepy Hollow) dans la campagne de New York du début du 19ème siècle. La progression de l'intrigue et l'histoire psychodramatique qui éclaire sur le comportement des personnages sont vraiment brillantes. Le résultat est un petit chef-d’œuvre gothique, comique et poétique, dans la lignée des contes fantastiques de Tim Burton : Edward aux mains d'argent, l'Etrange noël de Monsieur Jack, James et la pêche géante, Beetlejuice et Batman. Patrice Dargenton (Mon site)


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De van tassel, le 8 mai 2004 à 06:01

Sleepy hollow est un film remarquable ; je le suggère à tout le monde. Vous voulez en perdre la tete alors, regardez-le.


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De Miss-Fleur-bleue, le 7 juin 2005 à 19:10

J'ai vraiment adoré Sleepy Hollow. Je crois que c'est le meilleur film de Tim Burton en concurrence avec Edwards aux mains d'argent. Sleepy Hollow est un film excellent sur lequel je me suis laissé dériver avec une grande joie.

Les personnages y sont brillantissimes (notamment mon p'tit Johnny), l'intrigue est excellente et le décor est en accord parfait avec les films d'horreur. D'ailleurs, heureusement que Sleepy Hollow ne se limite pas aux films d'horreur gores. Il mélange fantastique, humour et émotions. Alors mon seul conseil est de le voir et de le revoir sans modération!!


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De Impétueux, le 10 février 2013 à 17:54
Note du film : 4/6

Sans avoir beaucoup de justification, je ne suis pas très à l'aise avec le cinéma de Tim Burton ; ou alors je me dis que c'est pour des raisons un peu bancales et mal étayées : parce que je me suis mis en tête que ses films sont destinés aux adolescents, en m'appuyant sur Edward aux mains d'argent, Charlie et la chocolaterie, Alice au pays des merveilles, voire Batman et que la violence et la morbidité de beaucoup de séquences me plongent en pleine interrogation et que cette ambiguïté me gêne. Mauvaises raisons donc, parce que je sais bien, par ailleurs, que l'enfance et l'adolescence se complaisent dans les chroniques et récits de terreur, que les images violentes fascinent la jeunesse davantage encore que la maturité, et que les jeunes générations, par surcroît, sont tellement familiarisées avec les pires des horreurs que je me sais en porte à faux.

Sleepy Hollow est une remarquable illustration de ce grand écart entre la beauté juvénile des héros, Ichabod Crane (Johnny Depp), Katrina Van Tassel (Christina Ricci) et l'enfant Masbath (Marc Pickering) et les terrifiants développements de l'intrigue ; l'empathie que le jeune public des salles peut ressentir pour ces représentants idéalisés de son âge tire le film vers de classiques aventures à la Jules Verne, où des jeunes gens inventifs, courageux et purs dament le pion aux noirceurs des adultes. Mais parallèlement le nombre étonnant de têtes coupées à vif, les flots de sang qui jaillissent de l'arbre maléfique où sont entreposées les dépouilles des assassinés, l'aspect démoniaque du Cavalier sans tête aux dents limées (Christopher Walken), la nuit venteuse, la forêt torturée, la photographie gris-vert de ce monde où la tâche rouge de l'oiseau-cardinal devient presque apaisante, instillent un climat de malaise assez pesant qui n'a rien des contes pour enfants.

La faiblesse essentielle de Sleepy hollow me semble résider dans le déroulement de l'intrigue, à la fois extrêmement compliquée, mais au dénouement rapidement prévisible. La répétitivité des péripéties de l'hécatombe finit aussi par lasser.

En revanche l'aspect visuel du film est extrêmement réussi, d'une esthétique morbide flamboyante, qualité habituellement prêtée à Tim Burton à juste titre. Certains critiques bien inspirés, et le témoignage de Burton lui-même voient dans de nombreuses séquences de Sleepy Hollow un hommage déférent rendu aux réalisations gothiques de la mythique Hammer ; et il est vrai qu'on se sent fréquemment dans le climat hostile des Carpathes et du col de Borgo (mais manque toutefois, et pour cause, sur un piton escarpé le nid d'aigle de Dracula). Mais j'ai vu aussi, dans les teintes pâles, rouillées de la forêt de la fin d'automne, l'angoisse palpable immédiate du Projet Blair witch

Le problème, c'est que ça n'a pas réussi à me faire peur…


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De tietie007, le 2 juin 2016 à 21:31
Note du film : 6/6

Magnifique hommage à Mario Bava, avec une identité visuelle stupéfiante, comme toujours, chez Tim Burton !


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