Forum - Les Misérables - Admirable avec Harry Baur
Accueil
Forum : Les Misérables

Sujet : Admirable avec Harry Baur


De jlm, le 13 septembre 2004 à 05:08
Note du film : 6/6

C'est, de très loin, la meilleur adaptation des misérables. Fantastique !


Répondre

De FaFadeParis, le 21 octobre 2004 à 23:47
Note du film : 6/6

les MisérablesHarry Baur le Grand. La seule version que l'on attend vraiment des Miserables.

Alors vite …

FaFa


Répondre

De crissoux, le 22 février 2005 à 18:55

Un de plus beaux films jamais vu. Magnifique réalisation ! Efin du vrai cinéma !


Répondre

De ed, le 13 septembre 2005 à 09:35

les miserables est l'une des plus belles version cinématographique du roman de Victor Hugo

Il serait bien de pouvoir rééditer ce chef d'oeuvre sur DVD tant d'autres navets le sont.

merci


Répondre

De bisonravi, le 15 septembre 2005 à 17:51
Note du film : 6/6

Les Misérables. Sans contestation possible, Raymond Bernard a réalisé la meilleure adaptation cinématographique du roman de Victor Hugo. Harry Baur donne une force inégalée au personnage de Jean Valjean.On est très impatient de voir ce chef-d'œuvre sortir enfin en DVD.


Répondre

De Gérard-Louis, le 20 novembre 2006 à 16:02
Note du film : 6/6

Chef-d'oeuvre absolu ! Harry Baur écrase par sa puissance en même temps que par sa finesse de jeu tous ceux qui, par la suite, ont tenté de reprendre le personnage de Jean Valjean. La beauté des images, la discrétion de la musique (signée Arthur Honegger !), la qualité des décors, la totalité des rôles (y compris les plus petits) font de ces Misérables un film digne de Hugo. Ce que pensait d'ailleurs Raymond Bernard à la fin de ce tournage énorme.

Longue vie à votre beau et enrichissant site !


Répondre
VOTE
De Impétueux, le 20 novembre 2006 à 16:11

Je n'ai jamais vu ces Misérables-là et il est vrai qu'ils bénéficient d'une aura particulière, plusieurs critiques les jugeant la meilleure version – et de loin ! – du long roman toufu de notre Victor Hugo.

Même si Harry Baur est un immense artiste, trop oublié, je ne crois pas que ce soit une mauvaise distribution qui place à plusieurs coudées au dessous du film de Raymond Bernard les versions de Riccardo Freda (L'Evadé du bagne), en 1948, de Jean-Paul Le Chanois, en 1958, avec Jean Gabin ou celle de Robert Hossein, en 1986, avec Lino Ventura : ces trois-là avaient les épaules pour porter le rôle écrasant de Jean Valjean ! (je n'en dirais pas autant de Jean-Paul Belmondo dans Les Misérables de Claude Lelouch en 1995, ni de Gérard Depardieu dans la série télévisée du veau marin Josée Dayan…).

Ce qui, outre Harry Baur, donc, est paraît-il extraordinaire dans le film de Raymond Bernard, c'est l'intelligence du récit… Je vote par conséquent des deux mains !


Répondre

De droudrou, le 20 novembre 2006 à 18:24
Note du film : 6/6

Vu ! Il s'agit du film "Les Misérables" avec Harry Baur. J'ai éprouvé une grande inquiétude car, voyant une fois de plus, que le dernier intervenant était notre ami Impétueux, je me suis dis que c'était en réponse aux propos des uns et des autres qu'il s'était exclamé "Les misérables", pensant à tous ces mécréants qu'il est obligé de reprendre sans cesse… Dans le fond, Sharon Stone, la Bandera, la débandade pour arriver aux misérables…

Soyons sérieux. Très peu évident de s'effacer derrière le personnage de Jean Valjean dans la mesure de la description que nous en donne Victor Hugo. Je ne renie nullement l'interprétation qui nous en donnée par Jean Gabin mais Gabin a des traits très caractéristiques qui n'en font pas un personnage forcément bon. La description par Victor Hugo d'un être qui a connu le bagne pour avoir volé un pain n'est pas celle d'un homme qui crie vengeance mais d'un être qui ne comprend pas ce qui a pu lui arriver. Je pense que sa rencontre avec monseigneur Miriel (attention l'orthographe) en fait est beaucoup plus celle d'un homme qui avait vu sa vie bouleversée par la dureté de la société et qui va se réintégrer dans cette société conformé à son image de base mais doté en plus d'un certain nombre de moyens qui lui manquaient. De là, on connaît la suite. Si on prend le Jean Valjean du grand gamin… pardon ! du grand Gabin, on se trouve confronté à toute l'imagerie qui peut caractériser le personnage de Gabin au travers de ses rôles, petits ou grands. Ce n'est guère évident d'évoquer Gabin dans ses rôles. Il y a de fait une unité de l'acteur (comme Charlton Heston !… Et paf !). Pour moi, il est difficile de dire que Gabin est capable de nous surprendre. Si je prends Bourvil, lui est capable de cet effet de surprise et la preuve c'est "Le Cercle Rouge". Et donc, dans le rôle de Jean Valjean, Harry Baur est humble, même dans sa réussite.

Il me semble qu'Impétueux nous a évoqué "les Misérables" de Lelouch… On les a oubliés depuis déjà bien longtemps. Mais son idée de base n'était pas mauvaise à condition d'avoir le génie réel pour transposer les actions qui nous sont rapportées par Victor Hugo. Quant à parler de l'oeuvre de madame Dayan, ses choix d'interprêtes sont à la hauteur de ses ambitions.

De fait, tout cela est bien dommage dans la mesure où l'Oeuvre de Victor Hugo peut nous toucher tous à des degrés différents et que ses personnages sont éternels. Le grand hic est qu'il faut éviter les nombreux poncifs que cette oeuvre permet tout en sachant que se questionner par rapport au destin des uns et des autres (tentative écrite réalisée par divers auteurs – si je ne dis pas de c….rie) est une option intéressante qui permet de la prolonger et pourquoi pas cinématographiquement parlant.


Répondre

De paul_mtl, le 6 décembre 2006 à 22:00

Vous citez plusieurs versions cinematographiques des Miserables de Victor Hugo mais j'en ai trouvé encore davantage sur IMDb. Ca donne le vertige avec plus de 20 versions entre films et mini-serie. dont une version de 1948 I Miserabili avec un Jean Valjean italien Gino Cervi.

On peut écarter la Mini-série TV avec un Depardieu-robot et sans doute la version de Lelouch avec Bebel. Apres ca devient plus délicat et subjectif.

1.Les Misérables (1935) (R.Bernard) Harry Baur, Charles Dullin, Charles Vanel,

2.Les Misérables (1958) (Le Chanois) Jean Gabin, Bourvil, Bernard Blier

3.Les Misérables (1982) (R.Hossein) Lino Ventura, Jean Carmet, Michel Bouquet

Ayant vu deja le 2. et 3. je vais essayer cette version-ci que nous recommande Droudrou et Gérard-Louis.


Répondre

De ouzbeque, le 18 juillet 2007 à 08:07
Note du film : 5/6

vraiement la meilleure version qui soit de ce roman ; il n'y a pas photo .indispensable.


Répondre

De ouzbeque, le 20 juillet 2007 à 18:08
Note du film : 5/6

Bien sûr que c'est la meilleure version.Il ya une atmosphère ,une profondeur, que toute les autres versions ne transmettent pas.


Répondre

De flagada, le 21 juillet 2007 à 21:19

Peut-on me dire si on peut trouver à acheter le dvd de ce film, svp ? merci


Répondre

De ouzbeque, le 27 juillet 2007 à 09:25
Note du film : 5/6

pour ma part, je pense qu'il n'a jamais été transcrit en DVD . Hèlas ,trois fois hèlas


Répondre

De Xaintrailles, le 31 août 2007 à 17:18
Note du film : 2/6

Pour un hugolâtre comme moi, qui plus est fanatique des Misérables (comme, parait-il la majorité des Français dont c'est le livre préféré, juste après la Bible), il n'y a pas de bonne adaptation ; il n'y en a que de très mauvaises. Mais je reconnais que celle de Raymond Bernard est, de très loin la MOINS détestable. Pour faire une bonne version des Misérables, il faudrait un film d'au moins dix ou quinze heures (comme le Guerre et Paix de Bondartchouk) avec des décors qui reconstituent le Paris à moitié imaginaire de Victor Hugo, des comédiens qui soient capables de se mettre dans la peau de personnages du XIX ème siècle (ce qui n'est plus très facile) et surtout un metteur en scène décidé à s'effacer complètement derrière l'auteur du livre au lieu de chercher à moderniser le sujet, et cela semble un rêve irréalisable, malheureusement !


Répondre

De droudrou, le 31 août 2007 à 19:09
Note du film : 6/6

Enorme question ! Enorme question qui concerne tout l'équipe du film puisque, en plus, le casting tient une place importante par rapport à l'idée que chacun peut se faire des personnages… entre les acteurs crédibles, recevables et ceux que nous, public, rejeterons d'office ! Et en plus, quand on pense que les américains se sont attaqués à ces mêmes misérables… Les misérables !


Répondre

De PM Jarriq, le 3 septembre 2007 à 19:53

Un DVD vient de sortir en zone 1, regroupant Les misérables et Les croix de bois du même Raymond Bernard.

Les copies sont restaurées, l'image magnifique, et le son hélas, assez peu audible. Dire que ce sont les "Ricains" qui sortent ça avant nous !

Le premier film durant tout de même 4 H 20 et quelques, je trouve un moment pour le visionner, et j'en dirai plus long.


Répondre

De FEWACE, le 8 juillet 2009 à 11:52

N'ayant pas lu , hélas , le roman de Victor Hugo , je ne puis dire si le film de Bernard est respectueux ou non de ce dernier . Ayant acquis le dvd Z1 de chez Critérion surtout pour les croix de bois de R Bernard , je fût enchanté de son adaptation qui m'a permis de découvrir Harry Baur , quel présence à l'écran ! Pour un film d'une longueur de 281 mn , je n'y ai trouvé aucune longueur , c'est captivant . Quant au dvd , c'est vrai qu'il faut pousser le son pour bien entendre certains dialogues mais la restauration de l'image est superbe .


Répondre

De giloue, le 2 mai 2010 à 21:16

J'attends avec impatience la sortie en DVD des Misérables avec Harry BAUR. J'ai lu les deux tomes des Misérables de Victor Hugo et je n'ai pas de mots assez forts pour dire combien c'est une histoire merveilleusement bien écrite. A lire également tous les chefs-d'œuvre de Victor Hugo (L'Homme qui rit, Notre Dame de Paris …).


Répondre

De retrophile, le 18 juin 2010 à 01:07

je partage votre avis;j'ai vu ce film récement et c'est pour moi la meilleure adaptation du roman de victor hugo"les misérables".Le film est poignant,harry baur magistral en bagnard au grand coeur et qui crève l'ecran,gaby triquet en cosette impressionnante de justesse,terrifiée par la thénardier qui la martyrise,et les thénardiers cruels a souhait et ignobles.Et un marius juste et beau;Y apas eu meilleure adaptation et j"en ai vu quatre ou cinq mais la derniere avec depardieu est pale a coté.Seul harry baur est un valjean crédible et revolté contre l'injustice et aimant cosette.Et gaby triquet est la meilleure cosette la plus émouvante quej'ai vue ainsi que florelle en fantine criante de détresse et injustement mise a la porte.Y pas besoin de mots;je m'abaisse devant ces acteurs tant ils sont vrais.


Répondre

De Boutdchou, le 8 décembre 2010 à 14:49
Note du film : 6/6

Harry Baur, Jean Gabin. Ensuite Lino Ventura. Par sympathie pour lui, Belmondo. Mais pour c'coup-là, Depardieu aurait mieux fait de s'abstenir.


Répondre

De leonard, le 20 août 2011 à 22:47

Voulez-vous les cassettes Chateau pour voir ce film ., mr impetueux.? Meme des jeunes de 20ans connaissent cette version ,de loin la meilleure . NOT 6/6


Répondre

De Impétueux, le 21 août 2011 à 19:44

Mon insignifiante connaissance du cinéma français de 30 à 60 se passera de ces Misérables tant que le DVD ne sera pas édité. Il y a belle lurette que mon lecteur de cassettes VHS est parti à la poubelle et que je n'envisage évidemment pas d'en acheter un (que je ne saurais d'ailleurs pas où brancher sur ma télévision).

Des jeunes gens connaissent cette version ? tant mieux pour eux


Répondre
VOTE
De New-JPL, le 28 février 2012 à 10:41
Note du film : 6/6

Je vous confirme, chers amis cinéphiles, que cette version des MISERABLES par Raymond Bernard est connue d'une petite minorité de jeunes, et qui plus est de ma connaissance. En effet, le troisième âge n'ayant pas forcément le monopole de la culture, c'est également au nom de ces jeunes – en si petit nombre soient-ils – que je m'adresse aujourd'hui à vous, volontairement dans la rubrique de ce qui est peut-être le plus gros scandales de nos lacunes patrimoniales actuelles ( du moins en terme d'édition ), en vous proposant à la clef une petite analyse de l'actualité " culturelle " de ces dernières semaines en ce qui concerne le VIIème art.

Il n'aura échappé à personne que le cinéma français est officiellement à l'honneur, ces jours-ci, sur la scène internationale. Lors de la 84ème cérémonie des Oscars, le 26 février dernier, le film THE ARTIST a été doublement couronné tant pour la réalisation que pour le meilleur premier rôle. Avant que d'aller plus loin, il me paraît nécessaire de préciser que c'est la première fois que de telles récompenses sont attribuées aux Oscars à un film et un acteur français. Soulignons aussi la " consécration " d'Omar Sy, récompensé pour sa prestation dans INTOUCHABLES quelques jours plutôt lors de la cérémonie des Césars, et celle de " Maïwenn " pour son POLISSE à la même occasion. D'aucuns s'attendent certainement à ce que je fasse l'éloge – un de plus ! – de ces multiples succès et " espoirs " du cinéma ; d'autres, à la lumière de mes publications antérieures, auront certainement deviné le sens de ma démarche et la raison pour laquelle j'ai choisi de m'exprimer à ce sujet sur le forum de ces MISERABLES si injustement délaissés.

Il s'agit moins de faire l'éloge gratuit ( ou même la critique ) des récents succès que de les étudier, précisément, dans la perspective de ce qui a jusqu'ici été communément qualifié de " classique " français. Si nous prenons le cas de cette version des MISERABLES (1934), l'" étiquette " de " classique " est pleinement justifiée par l'apport littéraire de l'oeuvre et surtout par son appartenance au patrimoine national. Or, que constatons-nous ? la France, si l'on en croît la presse internartionale, est à l'honneur, pour le prestige et même l'" universalité " de son Cinéma.

THE ARTIST est en effet célébré à l'envie, partout, fait l'unanimité des presses et l'orgueil de M. le Ministre de la Culture, et même – faut-il avoir l'indécence de le noter – de tous les candidats à la Présidentielle, de quelque bord qu'ils prétendent se situer. " Nicolas Sarkozy ouvre le bal en réagissant sur son compte Twitter et dans un communiqué officiel de l'Elysée. Le président français s'est empressé d'adresser «ses plus vives félicitations à l'équipe de The Artist» après sa fructueuse récolte lors de la cérémonie des Oscars. Ces cinq récompenses gagnées témoignent de «la vitalité exceptionnelle du cinéma français», a ajouté Nicolas Sarkozy " ( LE FIGARO ). " Avec « The Artist » ( questionne MARIANNE en s'adressant à Michel Hazanavicius ) vous redirigez votre imaginaire français en direction du cinéma américain. La boucle est bouclée ? – Sans doute. A l'époque nous avions signé le film à deux avec Dominique Mezerette. Je venais d'une école d'art où je faisais déjà du détournement. Mais mon envie pour le prochain film est de me débarrasser un peu de tout cela afin d'aller vers une forme plus épurée, moins protégée par un enjeu formel voyant ". Ces deux articles me semblent assez bien illustrer le caractère ô combien paradoxal du succès de ce film. Ainsi, ce cinéma français " redirigé en direction (sic) du cinéma américain " selon le journal d'extrême-gauche ( somme-toute le moins hypocrite au final ) serait l'emblème de la " vitalité " dudit cinéma français selon le Chef de l'Etat. Je sais qu'il n'est jamais bon d'être plus royaliste que le roi mais tout de même… cherchez l'erreur ! Rien de français, reconnaissons-le, dans cette fiction ne jouissant que d'une vague ambiance hollywoodienne en guise d'intrigue, et qui plus est aux couleurs ( ou plutôt aux " nuances de gris " ) des Etats-Unis, des Etats-Unis et encore des Etats-Unis. Le " Jacques Bonhomme " lambda ne se sent pas d'admiration devant cette fresque laborieuse et grand'guignolesque ponctuée de clins d'oeil plus ou moins adroits aux années folles d'outre-atlantique. Quant à la musique ( là encore, quel intérêt pour notre patrimoine à nous ? ) elle se compose, de l'avoeu même de son compositeur pour ne pas dire du mixeur Ludovic Bource, de vibrants hommages symphoniques à " Chaplin, Max Steiner, Franz Waxman " ou encore " Bernard Herrmann ". Cherchez le patriotisme sonore d'un Georges Auric ou d'un Van Parys… et pour cause ! peine perdue puisque le film est conçu sur, pour et presque PAR les Américains ! Aux Etats-Unis, on ne cache pas les véritables attractions motivantes : ce qui compte pour le plus grand nombre, reconnaît volontiers la grande majorité des cinéphiles new-yorkais, ce n'est pas tant d'aller voir un film français que d'applaudir James Cromwell, John Goodman ou même Malcom McDowell !

En d'autres termes, et peut-être suis-je le premier à le dire, le succès " français " de ce film n'est ni plus ni moins qu'une imposture organisée. Organisée, car, sur le fond, tributaire d'un certain nombre d'enjeux symboliques et politiques ( ceci explique cela ) : il s'agissait avant tout de faire apprécier en masse par les Français un film savamment concocté en vue de la promotion du mondialisme culturel. M. Dujardin, figure-type du godelureau " branché " et à la mode était en ce sens un argument de choix. Promotion de mondialisme, donc ( sujet, décor et protagonistes étrangers mais à vocation " universelle " autour d'un Jean Dujardin plus américain que nature et n'ayant de français que le nom ), et du melting-pot, par un grossier mic-mac des références musicales doublé d'un mutisme puant l'artifice et " sauvant " d'une certaine façon le film de dictions au demeurant fort discutables, notamment en ce qui concerne M. Dujardin lui-même : ne s'est-il pas trahi, en mondio-vision, par son pathétique et indigne juron " Putain, wesh, merci " en brandissant la récompense suprême ? à le voir à ce point manquer de tenue, il nous vient malgré nous à l'esprit l'image d'un cancre populaire dans sa classe qui envers et contre tous s'empare des palmes académiques. Certes, il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Mais de vous à moi : est-ce là le raffinement, la distinction ( au sens originel ! ) qui ont de tout temps caractérisé le prestige de la France en matière de culture et même d'exemple à suivre ? Harry Baur, justement, doit se retourner dans sa tombe ! enfin… ceci pour clore le triste chapitre Dujardin.

…Mais ceci dit, pour passer de Charybde en Sylla en abordant le sujet ( non moins " grattiné " ) d'INTOUCHABLES. Le grand élu du jour est M. Omar Sy, vedette de la télévision. M. Sy, avec les pics d'audience qui caractérisent son " talk-show " humoristique avec son compère " Fred ", peut se vanter d'être aimé des Français. La grande question demeure : avait-il donc besoin d'un tel surplus de reconnaissance affective pour aller de ce pas se vautrer dans la caricature cinématographique que nous dispensent Olivier Nakache et Eric Toledano ? De fait, tout y est dans ce film : flash-back ( devenu incontournable ! pour faire la qualité d'un film ), clichés manichéens et usés jusqu'à la corde telles les confrontations Blanc / Noir, validité / handicap, etc… sans oublier ce qu'il faut d'ambiguité pour faire de cette " merveilleuse histoire " l'un des phares culturels de la " Communauté Gay du XXIème siècle ". On se croirait dans PLUS BELLE LA VIE ! le seul ennui est que ça marche, une fois de plus.

J'ose à peine aborder le troisième pilier de sable, en cette forteresse en ruines qu'est le Cinéma français, que constitue l'abominable " POLISSE " de la très populaire " Maïwenn ". Tout est dans le titre. C'est le vertige de la déchéance culturelle, par le biais ( c'est peut-être là le plus scandaleux ) du social et de la plus ignoble des misères. Le simple fait que l'on fasse dire à des EN-FANTS les répliques que l'on entend dans cette chienlit aurait dû suffir à des organisations sincères et un-tant-soit-peu moralistes pour en demander l'interdiction, précisément au nom de la protection des mineurs. Mais quel dommage c'eût été là ! le film ne vise-t-il pas au contraire à dé-diaboliser cet environnement sordide, justement pour " sensibiliser " ( ce grand mot ! ) nos plus jeunes cinéphiles ? on sort de là-dedans comme d'un mauvais film pornographique.

Tel est le monde dans lequel nous vivons. Tel est le cinéma qui nous honore. Mais après tout… Ne sommes-nous pas tous des MISERABLES ? certes. Seulement à la dénonciation de la misère, cette célébration hugolienne de la nature humaine, s'est substituée sans nul doute une secte très puissante, faisant autorité jusque dans le Cinéma : le parti de ceux qui n'ont de misérable que la vocation.


Répondre

De Tamatoa, le 10 novembre 2012 à 17:10
Note du film : 3/6

Pour faire une bonne version des Misérables, il faudrait un film d'au moins dix ou quinze heures. Xaintrailles a tout résumé.

Loin d' être mauvaise, certes, cette version des Misérables ne vaut sûrement pas les éloges qui lui sont faites ! On a beau crier Harry Baur, Harry Baur ! Non, décidément non, au bout de la énième vision, je ne comprend toujours pas le pourquoi de cet engouement démesuré. Assurément, le beau noir et blanc accentue la misère, la souffrance des bagnards ou la répulsion que nous inspirent Les Thénardier. Mais cette façon de filmer en "oblique", comme aimait à le faire Duvivier, est un peu pénible. Elle doit être justifiée et en la circonstance, elle ne l'est pas toujours. Les Thénardier, parlons en : Je suis au regret de vous dire que Madame Marguerite Moreno est largement en dessous de son talent habituel et légendaire. Quant' à Charles Dullin, il ressemble plus au vieux Kostileff des Bas-fonds interprété par Vladimir Sokoloff qu'au Thénardier dépeint par Victor Hugo. Il lui manque nettement la roublardise, la rouerie que Bourvil a su si bien faire ressortir. Charles Vanel est loin d'être un Javert convaincant (c'est bien le moins qu'on puisse dire), absent, lointain., et Jean Servais nous joue un Marius complètement halluciné genre Jean-Louis Barrault. Max Dearly en fait des tonnes dans le rôle de Gillenormand. Il se croit clairement dans un vaudeville. Ça crache. Par contre, s'il n'est pas étonnant que Josseline Gaël incarne une Cosette toute en retenue et en tendresse, contre toute attente, Orane Demazis laisse tomber son côté Fanny fatiguante pour nous offrir une Eponine inattendue.

Et puis donc, Harry Baur… La puissance, oui. Il est là et bien là. Mollenard est sorti du bagne. Il en impose, le mec. On ne va pas remettre en cause son talent. Mais il n'empêche quand même que certaines scènes sont risibles. Oui, risibles ! Sa rencontre avec Monseigneur Myriel prête à rire. Comme sa colère, quand il hésite à aller se dénoncer pour sauver la tête de l'innocent Champmathieu. Comme son hésitation à sauver le père Fauchelevent, coincé sous sa charrette ! Il promet de l'argent à qui passera sous cette fichue charrette, pour la soulever. Il monte les enchères avant de se décider à le faire lui-même. Oui, c'est risible ! Et c'est à cause de toutes ces scènes bizarroïdes, que Les misérables de Raymond Bernard n'est pas le chef-d'œuvre tant loué. Et je n'évoque même pas les scènes d'action de la barricade de la rue Saint-Denis, quelques peu bâclées. La première partie du film est titrée Tempête sous un crâne. Je parlerai, moi, de verre d'eau..

Pour autant, et je le redis, cette version est loin d'être détestable dans son grand ensemble. On peut même évoquer un certain esthétisme, absent des autres opus. Le sacrifice et la rédemption, les rêves brisés chers à Hugo sont dépeints avec force et conviction. Mais cette vision de Raymond Bernard n'a pas le "parfait" qu'on veut systématiquement lui attribuer. Force est de constater que la version de Jean-Paul Le Chanois n'a pas à rougir devant elle.

Certainement pas !


Répondre

De Impétueux, le 10 novembre 2012 à 17:31

Je suppose que c'est sa rareté (le film n'est toujours pas édité en DVD) qui vaut à cette version des Misérables la réputation qui vous paraît usurpée, Tamatoa. Je ne l'ai pour ma part jamais vue…

J'ai, comme vous, de la sympathie pour la version de Le Chanois, qui m'avait fasciné quand elle est sortie au cinéma, pour Gabin, Bourvil, Blier, magnifiquement distribués, et aussi pour Silvia Monfort, Éponine pleine de sensibilité et de finesse triste. Je me propose d'ailleurs quelque jour de le regarder à nouveau…

Mais il est vrai que, comme pour Le comte de Monte-Cristo, il faudrait, pour une adaptation fidèle, plus de temps qu'en laisse le cinéma.

Question, donc : une adaptation fidèle est-elle indispensable ?


Répondre

De Bodart//, le 11 novembre 2012 à 07:37

Avoir 60ans et se dire cinéphile. Il me semble inconcevable de n'avoir jamais vu ce film , D.e plus cette version est nettement supérieure, par la mise en scène de R. Bernard et le talent des acteurs qui resteront parmi les grands du 20e .Harry Baur, C. Dullin et Charles Vanel.

Note : 6:6


Répondre

De Impétueux, le 11 novembre 2012 à 12:30

Eh oui, mon grand Bodart/// ! Je n'ai pas encore vu la version des Misérables de Raymond Bernard… et j'ai 65 ans passés…

Quelle honte ! Ou quel bonheur, plutôt, puisqu'arrivé à cet âge respectable, il me reste encore quelques milliers de films à découvrir…

Et à chroniquer. Ce que vous n'avez jamais fait, ne ferez jamais, parce que vous ne savez rien faire…


Répondre

De Bodart//, le 11 novembre 2012 à 12:41

SAUF, que vous avez peu de connaissances cinématographiques .

DU BLABLA, cela vous savez . Vous etes comme vos amis politiques … Au juste, auriez-vous acheté "Le coffret Raymond Bernard ou Max Linder ?

Mais c'est vrai "Le miracle des loups " est passé en 1980…


Répondre

De Tamatoa, le 11 novembre 2012 à 14:23
Note du film : 3/6

le film n'est toujours pas édité en DVD

Personnellement, j'ai vu ce film sur VHS René Château. Mais le site nous présente un DVD. Et il me semble que c'est bien celui-là. Un premier, la version de Raymond Bernard et un deuxième, une version Américaine signée Lewis Milestone. Non ? En tous cas, les liens nous renvoient à elles.

Bodart : Vous ne pouvez nier que j'ai quelques fois tenté d'éviter que vous soyez éradiqué de ce forum. Alors s'il vous plait :Changez de ton ! L'agressivité ne vous aidera en rien à vous faire entendre !


Répondre

De Tamatoa, le 15 novembre 2012 à 22:47
Note du film : 3/6

M'sieur Alholg, s'iou plait ! Le DVD présenté est bien celui des Misérables de Raymond Bernard ou non ? Parce que je n'ai point eu de réponse. Et mon coeur saigne..


Répondre

De Tamatoa, le 15 novembre 2012 à 23:05
Note du film : 3/6

mais, hélas pour vous, pas celle de Raymond Bernard !

Vi, vi ! Mais votre lien nous renvoie à la version 1934 de Raymond Bernard …D'oû ma Koueschtun . Moi, je ne crois que ce que le chef nous montre ! Mais je m'aperçoie qu'il y a comme un relachement du chef…


Répondre

De spontex, le 25 février 2013 à 17:21

Pour les besoins d'une future exposition, une agence est à la recherche de collectionneur de tout élément représentant l'acteur Harry Baur : photos, vidéos, affiches, courriers…. Me contacter, je transmettrai.


Répondre

De retrophile, le 8 mai 2013 à 11:44

Bravo et merci monsieur de votre analyse très pertinente.

Les films d’aujourd’hui sont surestimés, on fait de la surenchère alors que Les misérables "avec Harry Baur n'a pas eu droit a tant d'éloges au même titre qu'Intouchables… et pourtant! quel film… quelle œuvre impétueuse, qui ne manque pas de souffle, pas de cœur…

Je ne fais pas partie du troisième age, ni jeunette,ni mature, j'ai la petite quarantaine mais pour rien au monde je ne sacrifierais mes soirées a regarder des films au rabais, de piètre qualité… j'aime trop le cinéma et le VRAI cinéma,pas celui daujourdh'ui mais celui de nos grand pères ou grand mères qui pour moi était authentique.. Mais il est vrai qu'hélas les jeunes ne connaissent plus les monuments du cinéma que sont Harry Baur dans les Misérables ou autres acteurs de cette trempe.

Quel gâchis ! Un film a faire découvrir a tout prix… et oui nous sommes tous des misérables et encore plus si nous restons dans l'ignorance de ce qui est beau, noble comme ce film grandiose, à la fois cruel et plein d'espoir…


Répondre

De Impétueux, le 10 octobre 2013 à 23:06

L'adaptation des Misérables par Raymond Bernard est annoncée, dans une édition apparemment luxueuse, pour le 4 décembre prochain.

On va enfin pouvoir juger !


Répondre

De spontex, le 4 novembre 2013 à 22:54

Avant cette belle sortie DVD, France 3 diffusera Les Misérables dans le cinéma de minuit, en deux parties : la première hier soir et la seconde lundi prochain, le 11 novembre, à 0:15 (dimanche soir, tard, donc !).


Répondre

De Frydman Charles, le 19 mai à 06:52
Note du film : 6/6

Une excellente adaptation , peut être que la coloriser ajouterais un plus ? Toutes les versions se ressemblent , mais mettent un accent plus ou moins prononcé sur une partie du roman de Victor Hugo . Dans cette version une scène de bal " Chez Bombarda" Lorsque Fantine fait la connaissance de Félix Tholomyes , un étudiant en droit. Fantine est avec trois amies , toutes les quatre sont couturières .Félix est également avec trois amis . Ces noms sont conformes au roman , et Fantine faisait effectivement de la couture , puis ouvrière dans la verroterie de monsieur Madeleine , renvoyée elle repris son travail de couturière  : "Cela finit par être un talent .Fantine acquit ce sublime talent et reprit un peu de courage. A cette époque,elle disait à une voisine :Bah ! je me dis : en ne dormant que cinq heures et en travaillant tout le reste à mes coutures,je parviendrai bien toujours à gagner à peu près du pain." Félix abandonnera Fantine.

La fabrique de verroterie de monsieur Madeleine est constitué de tables de travail sur lesquelles des ouvrières enfilent des perles de verre imitation de Jais . Pour confectionner des bracelets conformément au roman , mais aussi visiblement des colliers , notamment lorsque Fantine laisse tomber par terre des perles de verres qu’elle enfilait, ce qui lui vaudra son renvoi .

Ci-après Félix est présenté à Fantine à 41 mn 32 s :

Et à 41 mn 32 s l'atelier de verroteries :

A 45 mn 21 s des ouvrières enfilent des perles de verre noir pour fabriquer des colliers :


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version bas débit

Page générée en 0.061 s. - 5 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter