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Forum : Décès de Bibi Andersson (1935-2019)

Sujet : Sic transit gloria mundi


De Commissaire Juve, le 17 avril à 12:42

Je l'aimais bien, moi, Bibi Andersson. J'aimais évidemment son physique, mais aussi son côté mutin (espiègle), et sa voix (qui me colle toujours des frissons parce que je me suis livré à une expérience d'hypnopédie il y a une trentaine d'années en utilisant la piste audio de Persona ; film dans lequel elle parle presque sans discontinuer).

La dernière fois que je l'ai vue, c'était dans Sommarnöje sökes / Cherche villégiature pour l'été (Hasse Ekman, 1957), une comédie familiale sympathique où elle jouait – sans trop de difficulté – un rôle de fille de 17 ans (elle en avait 21 / 22).

Elle n'était pas n'importe qui, c'était une des égéries principales de Bergman, mais on ne peut pas dire que son décès ait bouleversé les médias (y compris en Suède). Il y a des choses têêêllement plus importantes comme la diffusion d'une nouvelle saison du feuilleton TV Game of Thrones par exemple.

Ça m'a un peu rappelé l'indifférence dans laquelle notre Danielle Darrieux nationale s'en est allée. Trois tondus et dix pelés à ses funérailles, et on passe à autre chose.

Sans compter que Notre-Dame est partie en fumée quelques heures après son décès. Et ça, même en Suède, ça a fait un "tabac" ! (mais ça se comprend)

Sic transit gloria mundi, donc.


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De verdun, le 17 avril à 21:42

Hors Bergman j'apprécie cette actrice dans La lettre du Kremlin de John Huston.


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De Commissaire Juve, le 17 avril à 21:58

Pour Bergman, on apprécie ou pas, et je me garderai bien de jouer au chien de garde de la Bergmanie.

A titre personnel, je n'apprécie vraiment que sa première période (de 1946 à 1960… mais je n'aime pas "tout"). Après, j'aime bien deux des trois "films de chambre" (A travers le miroir et Les Communiants ; deux films assez austères) et j'aime un peu Persona (surtout pour Bibi Andersson). Mais je comprends que la suite puisse décourager ou faire fuir les gens hermétiques à son univers et à la Suède en général.

Moi-même, je ne suis pas fou, voire pas du tout client, des films réalisés de 1966 à 1980 (on mettra de côté Fanny et Alexandre, qui est de 1982).

En dehors du père Ingmar, il y a dans le cinéma suédois des années 1930-1960 des tas de choses "populaires" que n'auraient pas reniées nos Christian-Jaque, Jean Boyer, Jean Delannoy ou Gilles Grangier (pour ne citer qu'eux). On y trouve même de grosses conneries dignes de Fernand Rivers, Norbert Carbonnaux ou Emile Couzinet.


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De jack andrus, le 18 avril à 17:45

Bibi, toujours elle … Bataille vallée du diable (beau film mal connu), Ma sœur mon amour, Lettre du Kremlin, Quintet, Festin de Babette, etc. ; et elle a joué (bien) dans des Bergman pas si "emmerdants" que ça ! On pourrait en discuter en toute sympathie et non avec le triste ton méprisable et méprisant de Menu Fretin (ou qqchose d'approchant)


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De vincentp, le 18 avril à 20:29

Libre de ne pas aimer Bergman. Le propre frère ainé de Bergman disait ne pas voir les films de Ingmar, préférant les Laurel et Hardy. Les problèmes liés aux couples ou à la religion, traités par le cinéaste dans les années 60 ou 70 ne m'intéressent pas. Le mélange d'aspects imaginaires et réels produit des étincelles exceptionnelles dans une poignée de films, cités par ailleurs sur Jeux d'été. Mais je reviendrai sur ce sujet prochainement, ayant découvert via le récent documentaire publié par Carlotta que mon avis n'est pas partagé en Suède.


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