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Forum : Décès de Jerry Lewis (1926-2017)

Sujet : De joyeux souvenirs, mais...


De Commissaire Juve, le 21 août à 12:43

Je suis de la génération X, j'ai découvert beaucoup de ses films quand j'étais gamin, dans la première moitié des années 70. Je me rappelle aussi un cycle de quatre films au Ciné-club de Claude-Jean Philippe dans le courant du mois de juillet 1981. J'y avais notamment découvert Le Tombeur de ces dames.

J'en garde beaucoup de joyeux souvenirs.

Mais le temps a passé. Ces dernières années, après avoir revu certains films, j'ai compris que je n'avais plus l'âge pour ce genre de chose et qu'il était préférable que les souvenirs "restent" des souvenirs.


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De Impétueux, le 21 août à 18:29

J'allais me livrer à de peu charitables manifestations sarcastiques à la nouvelle de la mort de ce pauvre Jerry Lewis, mais je me suis souvenu qu'il avait joué dans La valse des pantins, assez médiocre film de Martin Scorsese et que j'en avais dit quelque bien.

Je n'ai pas de scrupule à citer ce que j'avais écrit du jeu du mort dans ce film :

Mais c'est bien la première fois depuis des décennies que la présence de Jerry Lewis ne me donne pas un haut-le-cœur. À partir de ma dixième année, et après avoir sottement apprécié les immondices où il faisait duo avec Dean Martin (Un pitre au pensionnat, Le trouillard du Far-West et bien d'autres), je l'ai tenu comme un des plus accablants histrions de l'écran, à l'égal de Charlot. Eh bien dans le rôle assez subtil – quoique second – qu'il joue chez Scorsese, je l'ai trouvé excellent, dense et même profond (en tout cas lorsque le scénario le lui permet). Il y a une séquence assez longue et extraordinaire, celle où Pupkin/De Niro et son amoureuse Ria/Diahnne Abbott envahissent la maison de campagne de Langford/ Lewis au grand effarement des serviteurs asiatiques. La rage rentrée de Langford qui revient d'une partie de golf et qui découvre les deux parasites est un grand moment. Il paraît que pour mettre Lewis en état de fureur maîtrisée, De Niro n'avait cessé de proférer des insultes antisémites. Je ne sais si l'anecdote est véridique, mais elle m'a en tout cas permis de découvrir quelqu'un qui aurait pu être un grand comédien

Comme l'écrit notre excellent Commissaire Juve, revoir en tout cas les pitreries des années 50 et 60 serait au dessus des forces de beaucoup.


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De vincentp, le 22 août à 11:00

Il s'agit derrière des apparences de légèreté, d'un cinéma très élaboré, réfléchi, et destiné autant à des enfants qu'à des adultes.


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De Impétueux, le 22 août à 11:27

J'admets volontiers la plaisanterie, ami Vincentp et je ne recule jamais devant la provocation. Mais là, vous y allez fort…

Qu'est-ce que vous avez bien pu voir de Jerry Lewis, à part le supportable Docteur Jerry et Mister Love ? Vous avez vu Le cabotin et son compère ? Le trouillard du Far-West ? Fais moi peur ? Tout ou partie des 17 (!!!) films avec Dean Martin (qui valait mieux que le compagnonnage de cet hurluberlu… mais faut bien payer ses impôts…)…

J'admets volontiers que Lewis se soit trouvé enfermé dans une spirale de films dégradants ; c'est un peu ce qui est arrivé en France avec Louis de Funès… Mais de là à le célébrer…


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