Forum - Star Wars - Épisode VI : le retour du Jedi - Critique
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Forum : Star Wars - Épisode VI : le retour du Jedi

Sujet : Critique


De spontex, le 1er juin 2003 à 14:03

2006, ça fait un peu loin pour découvrir les Star Wars en DVD, alors si on pouvait les sortir dans la foulée des Indiana Jones, ça serait pas mal !


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De Nomad, le 16 janvier 2004 à 13:44

L'ancienne trilogie (la meilleure?) en DVD: un vrai rêve en effet, mais dans quel édition? Chaque fois que j'y pense, j'espere qu'ils nous feront cadeaux d'un coffret genre alien avec plusieurs versions possibles, parce que certains rajouts sont parfois horribles, genre Jabba dans l'épisode IV qui se fait marcher dessus par Han sans broncher, et dont l'attitude trahit complétement sa prestation dans Le Retour du Jedi!!! En plus, il a une allure pitoyable…

Alors un peu de pitié pour les cinéphiles, qu'on nous donne la chance de revoir ces films dans leur versions d'origines!

J'ai également entendu des rumeurs sur de nouvelles transformations: la musique du premier serait retravaillée pour inclure la Marche Impériale, le combat Obi Wan contre Vador refait en numérique pour plus d'actions (pitié, non!) et d'autres changements tout aussi ahurissant… Alors,info ou intox?


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De dumbledore, le 10 septembre 2004 à 11:04
Note du film : 4/6

"Je le sais. Je crois que je l'ai toujours su…

Les choses se gâtent. Irvin Kershner passe la main à Richard Marquand, réalisateur notamment de L'Arme à l'oeil. A la sortie du film, ce dernier disait dans ses interviews, mi-amer mi-amusé, qu'il s'étonnait de la capacité de Georges Lucas à parler aux journalistes des heures durant du film sans même citer son nom, lui, le réalisateur.

On peut deviner, assez légitimement je pense, que L'empire contre-attaque n'a pas offert à Lucas la sérénité qu'il rêvait d'avoir, que le Irvin Kershner ne s'est pas suffisamment laissé faire (au goût de Lucas). Marquand a été plus malléable, il en a plus souffert également… et malheureusement le film s'en ressent. Ce dernier opus est le moins réussi des trois.

On sent dans ce film l'influence d'une certaine mutation du cinéma d'action américain. The Thing vient de sortir, et avec lui se cristallise un cinéma à la fois très violent et surtout très rythmé. On n'est plus à deux ou trois grosses scènes d'action (au début, au milieu et à la fin du film), mais à une succession de scènes fortes toutes les dix minutes. Cette overdose d'action se sent dans Le Retour du Jedi et atteindra son paroxysme dans Indiana Jones et le temple maudit.

Cette surenchère d'action se fait au détriment du scénario étonnamment mal construit. On a certes un aboutissement de tous les personnages. Luke assume son destin, Leia découvre quelques facettes de son passé, Han Solo perd de sa superbe et de son narcissisme pour se reconstruire – après une renaissance symbolique – dans des relations affective et généreuse. Seulement, au fond, bien peu de place sont laissés aux personnages. Tout est dédié à l'action. Généralement la "bataille finale" occupe le dernier tiers du film. Ici, elle commence à la moitié du film. Du coup, on a l'impression que Le Retour du Jedi n'est qu'une grande et longue scène d'action. Dommage. Le film commençait pourtant bien, avec une jolie introduction des personnages dans l'opération de sauvetage de Han Solo, avec un Luke Skywalker ayant atteint une vraie force, une grande sérénité (au prix d'une perte d'humour et d'humanité).

Georges Lucas sacrifie également un peu son intégrité. Visant les 7-8 ans pour son premier opus, ce dernier film concernait ces mêmes enfants âgés de 13/14 ans (on a 6 ans entre les trois épisodes). Leia s'épanouit et se sexualise, Luke devient plus adulte, moins maladroit etc… Seulement, Lucas a eu peur de perdre les plus jeunes et a créé les Ewoks pour les séduire (même s'ils incarnent une conception très lucasienne de la lutte entre la nature/instinct et la technologie, idée présente dans les premières ébauches du scénario). Si effectivement, ces petits ours ont plu au plus jeune (atteignant sa cible), elles ont eu le chic d'agacer ceux devenu plus grand.

Par contre, au niveau visuel, on ne peut qu'être impressionné. La bataille dans l'espace est visuellement très impressionnante. Le progrès est manifeste depuis le premier opus. On n'a pas seulement trois ou quatre vaisseaux dans le plan, mais des dizaines, tous dotés d'une grande mobilité. Seuls les monstres frôlent encore et toujours le grotesque, plus proche du Muppet Show que d'autre chose.

c-2004 Lucas film Ltd & TM. All Right Reserved. Used under authorization


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De Impétueux, le 30 mai 2014 à 19:28
Note du film : 0/6

Ouf, c'est fini ! Six heures de ma vie passées à regarder ce monument d'inanité ! Mais c'est de ma faute : je croyais que c'était une trilogie pour adultes, ou pour adolescents (du type Indiana Jones) et chacun me dit que George Lucas a tourné ça pour les enfants ! Je n'avais qu'à mieux me renseigner et à passer mon chemin, en laissant les bambins des années 80 se plonger dans leurs souvenirs de culottes courtes… Les miens, de souvenirs, se plongent plutôt dans Les dix commandements et ça a une autre force, une autre importance et une autre intelligence (mais ceci est une autre histoire, une autre époque et une autre civilisation).

Le retour du Jedi est encore plus lamentable que les deux premiers volets de la série, si l'on fait abstraction, naturellement des progrès des effets spéciaux entre 1977 et 1983, ce qui est bien la moindre des choses ; et ce qui permet, à la fin du film, de donner quelques images un peu spectaculaires, un peu au niveau.

Pour le reste, c'est accablant, indigent, minable et ridicule ; on ne croit pas une seule minute aux personnages (qui peut imaginer une seule seconde que Dark Vador va tuer son fils ?), ni à leur risible jactance. C'est assurément un effet de l'infantilisation, de la puérilisation du monde d'aujourd'hui : il y a beaucoup plus de mystère et d'anxiété dans… je ne sais pas, moi, Les disparus de Saint-Agil, film où les adolescents sont pris au sérieux, avec leurs peurs et leurs enthousiasmes, leurs codes compliqués et leur naïveté enchantée que dans ces déplaisantes mômeries pour buveurs de Coca-Cola en voie d’obésité.

Et c'est terriblement lent, lourd, insistant : dès que Lucas a une idée de décor, il l'exploite un maximum : dans le volet précédent, l'Empire contre attaque, c'était le monde des glaces ; là, c'est le monde de la forêt : on se croirait dans Super Mario de Nintendo : chaque niveau passé, on entre dans une autre atmosphère… Et les petits personnages oursons qui chouinent, cafougnent et ululent à qui mieux mieux sont parmi les créations les plus insignifiantes et les plus malvenues que je connaisse… Je me suis demandé, à un moment, si, par un coup de zapette mal placé, je ne m'étais pas retrouvé sur la chaîne enfantine Gulli.

Comment imaginer que Harrison Ford allait, après cette nullité majuscule devenir le héros d'une série autrement intelligente et vive, simplement un an plus tard, et devenir un acteur majeur ? Je vois avec plaisir que Mark Hamill, qui interprète (ah ah ah !) Luke Skylwalker ne s'est pas remis de ces bêtises et que l'assez laide Carrie Fisher est cantonnée au troisième plan des productions : il y a une justice.

Demeure le mystère que ce soufflé boursoufflé et étiré à la longueur d'une construction mythologique demeure une référence pour certains des enfants des années 80 ; ça laisse peu espérer de l'espèce humaine.


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De Tamatoa, le 30 mai 2014 à 20:32

Ca touche quand même un peu au sado-masochisme, non ? Personnellement, j'ai avoué détester ce genre de film mais je ne me suis pas infligé la vision de toute l'épopée ! Ca m'évite, pour reprendre votre expression, de jeter mon fiel sur ce forum ! Je savais qu'on s'emmerdait pendant la retraite, mais à ce point..

Cher Spontex, veuillez effacer le fiel de Monsieur, ainsi que les 5003 messages qui précèdent ! En vous remerciant bien !


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De vincentp, le 30 mai 2014 à 21:47
Note du film : 5/6

Il vous reste trois épisodes à visionner, Impétueux.


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De Impétueux, le 30 mai 2014 à 22:41
Note du film : 0/6

D'abord, il est délicieux et épanouissant de jeter son fiel plutôt que de le garder en soi. Expectorer, rejeter, vomir, se débarrasser, cracher, se libérer…

On m'a prêté un coffret et il me semblerait inconvenant de ne pas aller jusqu'au bout de ce prêt : question de courtoisie.

Je ne suis sorti d'un cinéma qu'une seule fois dans ma vie : devant La grande bouffe (et j'avoue m'être endormi devant out of Africa). On va jusqu'au bout, on assume ses conneries. On aura les conséquences dit L'Écclésisate. De la même façon, j'irai voir l'an prochain le troisième Hobbit.

Mais non, Vincentp, je ne regarderai pas les épisodes de 1 à 3. Autre cycle.


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De vincentp, le 30 mai 2014 à 22:54
Note du film : 5/6

J'ai connu ce type de souffrance récemment avec Regain, interminable, mais lui ai quand même collé un 4/6.


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De Impétueux, le 30 mai 2014 à 23:04
Note du film : 0/6

Autrement dit, Vincentp, quand vous n'aimez pas, vous notez bien ?

Que valent alors vos abondantes appréciations de Chefs-d’œuvre ?


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De vincentp, le 30 mai 2014 à 23:33
Note du film : 5/6

Du tout, j'essaie d'avoir un avis objectif, et de pas mettre une note en fonction de mes goûts. Une prise de recul est nécessaire… Regain et ses plans moyens de trente secondes très poussifs, son intrigue diluée dans le temps à l'extrême, son cabotinage de certains acteurs, m'ont exaspéré. Restent des qualités : l'ambition du sujet, des idées intéressantes (le retour à la nature), des dialogues. Tout ceci aboutit à un jugement plutôt positif, objectivement.


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De Tamatoa, le 31 mai 2014 à 01:20

Regain, le retour à la nature ? Mais à part Charles Blavette qui, en toute fin du film, délaisse la ville et la SNCF pour devenir propriétaire terrien, tous les protagonistes, tous sans exception, ne connaissent pas la ville et ses contraintes. Ils vivent tous pratiquement à l'état sauvage à part deux gendarmes et un percepteur…Regain n'est pas un reportage sur le Larzac en 68. Pourquoi tous ces petits villages fantômes traversés : Parce que les gens sont partis à la ville, se plaindra le vieux Edouard Delmont, qui, abandonné, se fera une raison et partira, lui aussi, s'installé chez son fils à la ville… Au contraire, il me semble que ce film démontre que les hommes peuvent en avoir assez de vivre, certes au grand air, mais dans la solitude du coeur et celle que leur impose Dame nature.. Du moins, est-ce comme ça que je vois le truc. Comme le voyait également la Mamèche qui poussera Panturle a trouver femme, maison, commerce et confort.. Mais peut être serait-il bon de reparler de tout celà sur le fil adéquate.


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De Impétueux, le 31 mai 2014 à 11:48
Note du film : 0/6

Regain, c'est précisément le contraire du retour à la nature, qui a envahi le village déserté de ses habitants et qui, indifférente, est en train de gommer la place et la marque de l'Homme… Le bonheur de Panturle devant le soc de charrue, devant le pain qu'on cuit, est parent de l'amour avec quoi, par Arsule, il va repeupler le vieux village…

Conversation très parasite… Comme Regain n'est pas (encore) édité par la CMF, j'attends de le revoir pour en parler plus amplement. Mais de grâce ne comparons pas les immenses Pagnol et Giono (celui-ci, en l'espèce et comme souvent trahi par celui-là, mais l'un et l'autre d'une importance majeure) avec le pauvre petit George Lucas


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De vincentp, le 1er juin 2014 à 09:08
Note du film : 5/6

Les polémiques bon-enfants et inter-générationnelles font le délice de ce forum. Je relis ce matin la chronique de Impétueux concernant La marie du port (noté par Impétueux 5/6). Je suis le premier à reconnaître que Carné à fait de très bons films dans les années 1930 (Drôle de drame, Hôtel du nord, Quai des brumes,…). Mais noter 5/6 La Marie du port ? 3/6 est déjà très favorable, car ce film n'est pas bon (ni mauvais d'ailleurs). Il est une sorte de caricature des films français des années 1950, présentant nombre des défauts de ce cinéma d'alors.

Je me suis demandé quel était le sujet de ce film, à part une galerie de personnages pittoresques. La Marie rencontre fréquemment son "fiancé" devant un bateau, de nuit, et fait le point avec lui régulièrement sur l'avancement d'on ne sait quoi, l'air pincé. A hurler de rire. Une sorte de survivance d'un état d'esprit des années -30 au début des années -50. Le style et le propos de Carné était de toute évidence très daté au début des années 1950. Heureusement qu'il y a Gabin dans ce film ! La série Star wars lui est bien supérieure sur un plan cinématographique.


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De Tamatoa, le 1er juin 2014 à 15:02

Pour rester dans la polémique bon-enfant et elle ne doit, en aucun cas, prendre une autre tournure, laissez moi vous dire, cher Vincentp que si vous avez pigé La marie du Port comme vous avez humé toute la finesse de Regain vous n'avez pas fini de hurler de rire !


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De vincentp, le 1er juin 2014 à 18:14
Note du film : 5/6

On attend votre compte-rendu concernant La Marie du port.


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