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Sujet : Un voyage en Floride


De Pianiste, le 29 mai 2014 à 18:50

J'avoue avoir été étonné de voir que Jean Rochefort a accepté de jouer le rôle d'un vieillard perdant la mémoire. Lors d'une interview, il avait déclaré en avoir assez des rôles de Papy qu'on lui propose très souvent. Il est vrai que pour certains téléfilms, les réalisateurs sont parfois à la recherche de rôles sans aucune ambition. Enfin, le film étant encore loin de sortir en salles, nous avons le temps de voir venir. Et puis avec lui, nous ne sommes jamais déçus. Ce scénario m'a l'air d'être, à première vue, très intéressant, l'avenir nous le dira….


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De Tamatoa, le 5 juin 2014 à 03:35

J'avoue avoir été étonné de voir que Jean Rochefort a accepté de jouer le rôle d'un vieillard perdant la mémoire.

Tout ! Tout pourvu qu'on ne le revoie plus jamais avec son dentier horrible (il a rectifié) et son gros lézard sur la main pour cette pub ignoble !

il avait déclaré en avoir assez des rôles de Papy qu'on lui propose très souvent.

Il ne voudrait quand même pas qu'on fasse un remake de trois hommes et un couffin et qu'on le glisse dans le couffin, des fois ? Il ne veut pas vieillir ? Personne .. Il a eu une très belle carrière Rochefort. Il n'a pas été un Gabin, un Jouvet ou un Harry Baur mais il n'a pas à rougir. Il fait partie des meubles et il a quand même drôlement bien accompagné Noiret dans L'horloger de saint-Paul qui est à mon avis un de ces plus grands rôles. Il fut un magnifique marquis de Bellegarde dans Ridicule (qui frise le chef-d'oeuvre) de Leconte. Dans un genre plus léger, remettons sur le tapis le célébrissime Un éléphant ça trompe énormément et sa divine suite. Le crabe-tambour est un hymne à Jean Rochefort ! Un hymne ! Et oserai-je évoquer Tandem où il est simplement prodigieux, pas davantage. Et j'en passe. Mais le temps aussi, passe… On ne peut pas être et avoir été. Vous vous étonnez qu'il est accepté un rôle de vieillard. Hélas..


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De Impétueux, le 5 juin 2014 à 10:22
Note du film : 3/6

Bon, Pianiste, maintenant que vous avez dressé l'oraison funèbre et tracé votre bilan – tout personnel – de la carrière de Jean Rochefort (que nous apprécions tous beaucoup, cela va sans dire), vous pourriez commencer à cesser de nous briser les roustons en scrutant sa filmographie intégrale ?

Il y a d'autres acteurs et d'autres cinémas dans le monde…


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De Pianiste , le 24 juin 2015 à 22:36

Il me tarde vraiment de découvrir Floride et de pouvoir le commenter. Jean Rochefort a récemment prétendu que ce serait sa dernière apparition cinématographique, espérons que nous aurons le plaisir de le retrouver dans un prochain film. Le scénario me semble alléchant et il est très juste dans le rôle de ce vieil homme perdant ses moyens, parti retrouver sa fille qui ne sait plus trop comment gérer la situation. Sandrine Kiberlain aura beaucoup de mal à admettre que parfois, la vie de famille puisse apporter autant de soucis quotidiens. Cette histoire laisse encore une place de choix à ce très grand acteur, il y conjugue très bien la gaieté et la tristesse.

Encore quelques semaines de patience, elles vont être très longues….


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De verdun, le 26 août 2015 à 01:06
Note du film : 3/6

Je n'ai pas aimé ce film.

Un parfait archétype du film français actuel: ni très drôle, ni trop choquant, ni irrévérencieux, ni particulièrement profond, ni bouleversant. Il sera dans peu de temps le film parfait pour le prime time de France 2 un dimanche soir.

Les comédiens sont impeccables, ce cher Jean Rochefort en tête mais cela ne suffit pas à gommer la platitude de l'ensemble.

Je ne me souviens pas si on a fait de grands films sur Alzheimer mais sur la vieillesse, ce naufrage, oui: Le chat, ce cher Victor, sans même parler de Violence et passion ou Les fraises sauvages.

Donc pour ma part une vraie déception.Philippe Le Guay a fait mieux.


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De spontex, le 26 août 2015 à 07:31

Sur la maladie d'Alzheimer, j'ai trouvé le récent Still Alice, avec Julianne Moore, fort réussi. On peut également citer Se souvenir des belles choses, La Fenêtre d'en face, La Demora, Une Séparation, N'oublie jamais.


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De Impétueux, le 26 août 2015 à 17:44
Note du film : 3/6

Mais vous oubliez tous les deux le très remarquable Amour de Michael Haneke !!! Est-ce possible ?


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De Impétueux, le 19 novembre à 15:15
Note du film : 3/6

Peut-être parce que la question va de plus en plus me concerner et que je ne crains rien davantage que d'être rattrapé au tournant par l'inquiétant Docteur Alzheimer, j'ai pris un certain intérêt à Floride, dont je ne me souviens pas d'avoir entendu parler. Soit dit en passant, cet oubli n'est pas très bon signe pour le sujet qui me préoccupe, n'est-ce pas ? En tout cas toute la relation presque clinique de cette affligeante plongée dans la nuit m'a parue très bien venue et conforme à ce que je sais de la maladie : trous béants dans la mémoire immédiate, confusions multiples, irritabilité sans vraie cause, appréciation absolument injuste des efforts que vos proches font pour vous, refus obstiné d'admettre que les facultés mentales sont en pleine déroute et qu'il n'y aura pas de contre-attaque.

Tout cela est donc fort bien conçu et présenté par le réalisateur Philippe Le Guay dont Les femmes du 6è étage m'avait laissé assez sceptique, mais dont j'avais plutôt apprécié Alceste à bicyclette, l'un et l'autre avec Fabrice Luchini. Et comme c'est le dernier film tourné par Jean Rochefort, qui est mort à peine deux ans plus tard et qui sait comme personne faire luire dans son œil la touche de folie et d'aveuglement qui convient au sujet, je me suis laissé embarquer. Histoire toute simple d'un vieil homme (enfin… pas si vieux que ça : 82 ans), Claude Lherminier, qui fut un grand industriel du papier, est la tête d'une belle fortune, possède une superbe maison sur les hauteurs d'Annecy. Il est veuf depuis des années et vit seul, exaspérant ses gouvernantes successives, dont il fait une grande consommation. Mais chaque jour ou presque, sa fille aînée Carole (Sandrine Kiberlain), qui a repris avec succès les rênes de l'usine, passe le voir. Sa constance est d'autant plus épuisante qu'elle est en train de refaire sa vie avec Thomas (Laurent Lucas), un de ses collaborateurs,

C'est bien instructif, surtout pour qui s'avance en âge : c'est presque un documentaire sur ce qu'on craint de soi-même devenir. Mais, dans un film à vocation commerciale, à terme diffusé à une heure de grande écoute sur une chaîne de télévision notoire (et c'est bien ainsi que j'ai vu le film hier, dimanche, sur France 2 à 21 heures), il faut des éléments romanesques complémentaires qui mettent une touche de sentimentalité captatrice de l'attention du spectateur. Après tout, même Michael Haneke en met un minimum dans son glaçant Amour. Et il me semble que Philippe Le Guay a ajouté non pas une pincée, une touche, mais une grosse louche.

Que vient faire, dans la captation de la décrépitude du vieil homme l'histoire, d'ailleurs fort confuse, de la rupture survenue vingt ans auparavant avec son meilleur ami, Massoulier, qui l'a roulé dans une affaire d'échange de terrains ? Ou même l'escroquerie de sa dernière gouvernante en date, la Roumaine Ivona (Anamaria Marinca) qui s'enfuit avec le pognon qui lui avait été donné pour que Massoulier soit exhumé du cimetière où il repose ? Mais surtout cette fantaisie inutile de donner à Carole/Kiberlain une sœur cadette morte dans un accident de la route alors qu'elle vivait en Floride et dont le décès a été depuis lors soigneusement caché au père ? Cela fournit le titre du film et de trop nombreuses séquences insérées dans toute sa durée, où Claude Lherminier/Rochefort vole vers les États-Unis pour se réfugier auprès de sa cadette, parce que son aînée s'est résigné à le placer en maison de retraite, lasse d'user sa propre vie…

On voit là qu'il y a de nombreuses questions prenantes et extrêmement modernes : la déchéance inéluctable des vieillards, physique, intellectuelle et morale, le poids que leur affaiblissement fait ressentir à leurs enfants qui, eux-mêmes vivent dans un fréquent déséquilibre affectif, la glaçante solitude des mouroirs, fussent-ils luxueux, l'angoisse de la fin de vie… Ce que Le Guay en tournant un film plus sec, plus resserré, plus austère aurait rendu plus authentique.


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De verdun, le 23 novembre à 23:42
Note du film : 3/6

Dans mon message du 26 août 2015, j'écrivais:" Il sera dans peu de temps le film parfait pour le prime-time de France 2 un dimanche soir".

Message prémonitoire puisque France 2 l'a diffusé ce dimanche 18 novembre à 21h. En revanche j'ai trouvé Floride un peu meilleur que dans mon souvenir grâce à une interprétation de qualité supérieure et à la justesse de certaines séquences.

Et c'est un film qui passe mieux sur le petit écran que sur le grand.


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