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jeudi 19 octobre
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Décès de Danielle Darrieux (1917-2017)

Danielle Darrieux est morte.

Il fallait bien que cela arrive et, de fait, c’est arrivé au milieu de ce mois d’octobre lumineux, de cet automne qui ressemble si fort à un été qui se prolonge indéfiniment.

100 ans et demi, presque 80 ans de carrière (Le bal de Wilhelm Thiele en 1931, C’est toi, c’est tout de Jacques Santamaria en 2010), 103 films, un talent, une grâce, une distinction, une beauté rares. Et une voix si légère et si fraîche qu’elle lui permettait dans Les demoiselles de Rochefort de Jacques Demy, d’être le seul personnage à n’être pas doublé.

Au moment de se rappeler les films qu’elle a illuminés, on est interloqué par leur nombre et leur qualité, la variété aussi des réalisateurs qui ont fait appel à elle : Victor Tourjansky (Volga en flammes 1934), Billy Wilder (Mauvaise graine 1934), Anatole Litvak (Mayerling 1936), Maurice Tourneur (Katia 1938), Joseph Mankiewicz (L’affaire Cicéron 1952), Christian-Jaque (Adorables créatures 1952), Claude Autant-Lara (Occupe-toi d’Amélie 1949, Le Bon Dieu sans confession 1953, Le Rouge et le Noir 1954)…

Et puis donc, aux temps plus proches, Jacques Demy (Les demoiselles de Rochefort 1967), Philippe de Broca (Le cavaleur 1979), Paul Vecchiali (En haut des marches 1983), Claude Sautet (Quelques jours avec moi 1988), François Ozon (8 femmes 2001).

Et ceux qui, sans doute, ont le mieux mis en valeur à la fois sa beauté et la qualité de son jeu : Henri Decoin, qui fut son mari et resta son admirateur éperdu, après leur séparation (10 films, dont Abus de confiance 1937, Premier rendez-vous 1941, surtout La Vérité sur Bébé Donge 1952) ; Julien Duvivier (Pot-Bouille 1957, Marie-Octobre 1959, Le Diable et les 10 commandements 1962) ; et Max Ophuls, bien sûr, qui va lui donner, après La Ronde (1950), deux de ses plus beaux rôles : Rosa la rose du segment La maison Tellier du Plaisir 1952 et sans doute le plus beau de tous, Madame de… en 1953, ce film magnifique qui commence en comédie et s’achève en drame, dans la même élégance.

« Élégance », c’est bien cela. On chercherait vainement à qui ce beau mot pourrait s’appliquer davantage. Impétueux

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