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Vont en enfer


De MonsieurWelles, le 15 mai à 18:23
Note du film : 3/6

Film bien curieux dans la filmographie de Georges Lautner que ces seins de glace. Alain delon y interprète un personnage froid ( si si!) à l opposé de claude Brasseur plus humain. Ce dernier semble d'ailleurs être le seul être vivant dans ce cauchemar éveillé ou les protagonistes errent tels des spectres sortis d'un film de Bava. J'aurai préféré un vrai film de genre mais l aspect comique de certaines scènes propres à lautner font que le film à du mal à trouver son rythme. Mireille Darc est énigmatique à souhait. Et la fin est vraiment stupéfiante bien qu' annoncée. Un film à découvrir ou à redécouvrir.


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De Impétueux, le 10 juin 2015 à 18:24
Note du film : 4/6

Georges Lautner l'explique très bien dans le supplément du DVD : il a été chargé de réaliser un film commandé en quelque sorte par Alain Delon pour sa compagne Mireille Darc et s'il a adapté – en le trahissant notablement, dit-il – un roman de Richard Matheson, il s'est moins préoccupé de la cohérence du récit que de la mise en valeur des acteurs (Darc et Delon, donc, mais aussi Claude Brasseur) et de la construction d'atmosphères troubles et de séquences angoissantes.

On ne peut pas dire que ce soit tout à fait réussi, parce que l'intrigue, donc, est compliquée, souvent fumeuse et qu'on sent venir avec de gros sabots terreux les développements inéluctables, largement annoncés par le titre-calembour. Le scénario avance laborieusement, à coup de rencontres improbables et de rendez-vous téléphonés. Mais, paradoxalement, il y a beaucoup de séquences intéressantes surtout si le spectateur ne cherche pas à les relier entre elles et les considère pour elles-mêmes, comme autant de micro-films dans le film. Ainsi la pérégrination de Peggy/Mireille Darc et de François/Claude Brasseur dans un immeuble d'apparence déserte, avec un bon petit moment d'angoisse dans un troisième sous-sol sans lumière. Ou la montée onirique de Peggy par un étrange escalier vers la chambre de son homme à tout faire Albert (Michel Peyrelon). De belles images gris-bleu de la Côte d'Azur en hiver et des ambiances vertes et rouges qui font songer à Mario Bava ou à Dario Argento.

Je crois que Georges Lautner a pris beaucoup de plaisir à sortir des sentiers qu'il fréquentait habituellement et à tourner un film horrifique (il récidivera quinze ans plus tard avec l'assez curieuse Maison assassinée) avec en personnage central une psychotique séduisante, altière, lointaine et des hommes qui tournent autour comme des phalènes prises au piège. Le film aurait été très réussi s'il n'avait pas été encombré de scories romanesques et s'était contenté de ce postulat, d'autant que le cadre du tournage, les personnages secondaires et la distribution principale sont excellents.


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