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Nounours chez les méchants ..


De Commissaire Juve, le 8 août à 08:28
Note du film : 5/6

Petit polar de série que j'aime beaucoup.


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De Nadine Mouk, le 7 août à 23:07
Note du film : 4/6

"-Et il fait quoi dans la vie, ton amoureux ?-"
"-C'est un très honnête homme …..-"
"-Tu es sûre que c'est un métier ? ..-"

Je pense qu'on peut appeler ça une bonne surprise. Oh ! Pas de quoi révolutionner Les cahiers du cinéma et encore moins étourdir la conscience des intellos de ce site, certes, mais c'est une bonne surprise. Surtout dans un René Chateau avec une belle image. Un polar français fort bien emmené, sans temps mort, et qui surprend par son agilité. Ne nous mentons pas, le réalisateur Maurice de Canonge a vu quelques chefs-d'oeuvre du cinéma hexagonal avant que de s'atteler à la tâche. Il a dévoré Fric-Frac, Quai des orfèvres, Du rififi chez les hommes, et quelques bons film du retour de Gabin dans les années cinquante. Sa mémoire bien pleine s'est mise en mode shaker, a brassé, secoué tout ça et il nous sert un cocktail assez gouleyant avec tous les ingrédients nécessaires à la bonne marche d'un film policier. Et ça marche ! L'histoire de monsieur tout-le-monde pris dans un engrenage qui le mènera en prison d'abord et fera de lui une balance, un indic par force, ça marche très bien ! Ca court même ! Dans une mise en scène qui n'a pas à rougir de ce qu'on a fait d'elle, ce film se regarde avec attention et beaucoup de sympathie pour ce "héros" qui aurait sûrement préféré être facteur plutôt que sertisseur dans une bijouterie, quand il a cru reconnaître le grand amour. Marcel avait rencontré Loulou dans Fric-Frac, Pierre va rencontrer Suzy

Pierre, c'est Claude Laydu qui, avant de donner vie au célèbre Nounours qui enchanta des générations de bambins, tâta un peu du cinoche où il ne fut pas si mauvais que ça sans pour autant transcender l'écran. Entendons nous bien : Laydu n'est pas Gabin. Mais il a une présence indéniable et sa façon de ressembler à Pierre Sabbagh jeune nous oblige à nous demander tout le long du film : - Mais où ai-je pu voir ce type ? -. Soutenu pour le jeu autant que maltraité pour le rôle avec vigueur par Paul Frankeur, Robert Dalban et Henri Cremieux, bien flicards années cinquante, le malheureux se retrouve dans une spirale infernale que son amour pour une fille de mauvaise vie a déclenchée. Spirale dans laquelle Pierre Destailles, entre deux cueuillettes de muguet au bois d'Chaville, l'enfoncera un peu plus sans le vouloir vraiment. Non, il n'est pas franchement aidé, notre sympathique bijoutier . Qu'est-ce qu'il lui a prit de tomber amoureux d'une garce ?..

Il va se le manger son amour. Amèrement. La vie le mettra même devant un sacré cas de conscience, façon Le trou. Pas le normand de Jean Boyer, celui bien plus rude de Jacques Becker. Ou je balance, ou je repars en tôle. Il finira par trancher. Et Joliment. La porte de sortie sera quelques balles dans la peau pour éviter que ce soit elle, qui restera son grand amour quand même, qui se les prennent. Les bijoutiers sont des gens très bien… Et je dois dire que je suis bien heureuse d'avoir découvert ce petit film sans prétention mais qui devrait retenir l'attention des mineurs de fond du cinéma. Pas une pépite, non, mais du bon cinoche du samedi soir. Avenant, avec ce qu'il faut d'action, de destins contrariés, de bons, de méchants et de trahisons qui vont avec. Il y a même les trompettes feutrées dans la nuit… Et avec une belle affiche. Couverte des noms de tous ceux qui se la jouent noir et blanc avec ce brio bon enfant, pour notre plus grand plaisir, depuis la nuit des temps…


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