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Critique


De Frydman Charles, le 12 janvier à 10:11
Note du film : 6/6

Un film plein de bonnes intentions. Dommage que les erreurs historiques souvent relevées (rafle du vel d’hiv en hiver, vel d’hiv à ciel ouvert. ..) entachent un peu le film. Le luxueux peignoir rayé de Mr Robert Klein (Alain Delon) est il prémonitoire de l’habit rayé de déporté qu'enfilera Mr Klein en s’identifiant à son double juif invisible vivant pauvrement depuis qu’il se cache, d’après l’appartement qu’il est censé avoir habité ? Ci après vers 36 mn Robert Klein en peignoir et sur le mur une gravure faisant un parallèle entre l’homme et l’animal (têtes de bovins et d’hommes comparées), pouvant faire allusion à la déshumanisation, à l’homme traité comme un animal

. Vers 42 mn Florence témoignera de la vie confortable le l’autre Klein avant de se cacher dans le garni du 32 rue des abesses. Il vivait 18 rue de l’université, et 136 rue du bac auparavent. L’autre Robert Klein existe-t-il vraiment ou est ce un autre lui-même ? Son double ? Il se manifeste par les traces de son passage rue des Abesses, sur un quai de gare sans etre vu, lorsqu’une Nathalie lui dit au revoir, par une voix au téléphone, par son arrestation au bas de chez lui, ombre furtive.Vers 1 h 52 mn 50 s L’énumération des noms au Vel d’Hiv est surprenante et commence par Mahmoud Hamchari, le nom d’un arabe qui a effectivement existé dans les années 1970. L’action se déroule en 1942 et on peut imaginer un Mahmoud considéré comme juif selon les critères nazis sans faire un rapprochement avec un homonyme dans les années 1970 contemporaines au film .
Suivent des noms de juifs ashkenazes Rachel Mejinski .
juste après et Robert Klein un peu plus loin. Lu sur le lien suivant , "Ce Robert Klein, confondu avec un homonyme juif, va se retrouver dans le wagon qui le conduit aussi à la mort tandis que parmi la liste des noms égrainés par des hauts parleurs au Vel d’hiv, on entend celui de Mahmoud Hamchari.":métissages et identité les métissages font-ils perdre l'identité ? La mémoire de ses ancêtres ? La transmission de son histoire de ses traditions ? Les chansons du film sont mentionnées au générique final
. La chanson "Du darfst mir nie mehr rote Rosen schenken" est interprétée par Jeanine allongée sur le lit, et le lieder de Mahler kindertotenlieder est interprété par un travesti en veuve lors du spectacle antisémite , il n'est pas mentionné au générique final.

L’histoire de Mr Klein me fait penser à celle de Harry Baur qui n’était pas juif mais que la rumeur antisémite désignait comme tel. Il a joué de nombreux films en rapport avec le judaïsme "le golem", "le juif polonais" "David Golder" , "Rothschild","Samson"…et a été identifié à ses rôles. , Torturé par la gestapo, il a du réunir les certificats de baptême, libere il meurt 6 mois plus tard des tortures.


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De vincentp, le 4 juillet 2012 à 23:33
Note du film : 5/6

5,4/6. 3 césars en son temps (film, réalisateur, décors), Monsieur Klein a été bien accueilli par la profession. La reconstitution historique évènementielle (rafle du vel d'hiv) est sans doute imparfaite. Idem aussi pour les scènes de foule, peu naturelles. Mais la psychologie assez complexe des différents intervenants -Klein, les policiers, les aristocrates- dans le contexte historique de l'Occupation est brillamment évoquée. Par le biais d'une enquête menée par le personnage principal, peuplée de fausses pistes, d'aspects tortueux, à la limite du compréhensible. Mr Klein cherche une vérité, sur son identité, peut-être sur des valeurs à exercer, mais le spectateur est invité à construire sa propre vérité, à produire son propre système de représentation.

Si le scénario de Monsieur Klein ne mérite (presque) que des éloges, la réalisation de Losey est dans l'ensemble magistrale. Caméra subjective, quand Klein pénètre dans le chateau, suggérant des aspects inquiétants dans un lieu pourtant civilisé, derrière l'amabilité de façade de ses hôtes. Une grande qualité des plans, d'une façon générale, permettant de faire corps avec les personnages, dans leur environnement, de ressentir leurs émotions. Une musique et des décors superbes, de nombreux acteurs très performants (Delon, Lonsdale, Bouise, Moreau,…), plus une photographie somptueuse : cadrages, éclairages, couleurs. Une image souvent éblouissante pour l'édition dvd de Studio canal… (mais la jaquette du dvd n'est pas attractive). Une superbe réussite cinématographique, oeuvre d'une équipe européenne à la fois très talentueuse et complémentaire.


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