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Poème méditatif, somptuosité visuelle


De vincentp, le 1er mai 2017 à 16:18
Note du film : 5/6


J'ai regardé les bonus du blu-ray et suis assez d'accord avec les commentaires (Brion, Tavernier). Le cinéma de Daves vieillit bien : qualité de l'interprétation, des paysages (photographiés de façon magnifique, tout en étant parfaitement intégrés dans l'intrigue). Et soin extrême accordé aux détails de forme. Les décors intérieurs (saloon, ferme, grange) sont très élaborés mais pas surchargés, et aussi extrêmement bien éclairés. Les costumes aussi sont très soignés. Soixante ans plus tard, ce cinéma-là reste très attractif (contrairement à la grande partie du western spaghetti, complètement démodé) et justifie l'achat du blu-ray.


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De vincentp, le 1er mai 2017 à 00:19
Note du film : 5/6


5,4/6. Revu aujourd'hui avec intérêt et grand plaisir via le blu-ray qui vient d'être publié par Sidonis, pour un jugement revu à la nette hausse concernant la valeur artistique de cet Homme de nulle part. La haute définition met en évidence la qualité des prises de vue en cinémascope et des éclairages intérieurs et extérieurs de Charles Lawton Jr et de Delmer Daves : superbe ! Certes, Jubal est peut-être un peu moins réussi que d'autres westerns de Daves (la deuxième partie de Jubal me semble un peu moins intéressante que la première, avec peut-être trop de dialogues par moments). Mais les qualités de cette oeuvre sont nombreuses : grande finesse pour présenter et faire évoluer les très nombreux caractères qu'ils soient vachers ou pionniers (mouvements imperceptibles du visage et du corps, par exemple).

Justesse également pour intégrer des personnages dans les décors tant extérieurs qu'intérieurs (le crochet de la grange face à Glenn Ford, les frêles arbustes ou la nature paisible entourant Felicia Farr) : une impression de réalité palpable, de grandeur des enjeux aussi (rien à voir avec une émission radio-crochet ou de "télé-réalité"!). Un souffle à la fois épique (progression des chevaux et des vaches dans la nature) et dramatique (des passions exacerbées de façon croissante, mais sans emphase ou violence inutile). Des séquences et des plans admirables (mouvement de caméra dans le bar, par exemple). Le jeu en retrait de Glenn Ford, qui exprime avec difficultés des fêlures psychologiques est remarquable. L'homme de nulle part (1956) est une oeuvre moderne, de grande qualité et est aujourd'hui à redécouvrir !


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