Accueil
Cinéma
Le Village
The Village
Etats-Unis
Fantastique
Réalisateur, scénariste et producteur :
M. Night Shyamalan

Producteurs :
Sam Mercer
Scott Rudin

Compositeur :
James Newton Howard

Directeur de la photographie :
Roger Deakins

Monteur :
Christopher Tellefsen

Société de production :
Touchstone Pictures

Acteurs :
Bryce Dallas Howard (Ivy Walker)
Joaquin Phoenix (Lucius Hunt)
Adrien Brody (Noah Percy)
William Hurt (Edward Walker)
Sigourney Weaver (Alice Hunt)
Brendan Gleeson (August Nicholson)
Cherry Jones (Mrs. Clack)
Celia Weston (Vivian Percy)
John Christopher Jones (Robert Percy)
Frank Collison (Victor)
Jayne Atkinson (Tabitha Walker)
Judy Greer (Kitty Walker)

...

avant le 21/11/2004
25/09/2007
Sortie en salles en France : 18 août 2004
Première sortie mondiale : 2004
La fiche technique complète du film :  La fiche technique complète sur IMDb

Critique


De christopher brandon, le 22 août 2004
Note du film : 4/6

« Just do it » Désormais, M. Night Shyamalan a acquis le statut de réalisateur culte, aussi attendu, bien que pour d'autres raisons, qu'un Tarantino ou un film de Steven Soderbergh. Parce que ce garçon, qui n'a que 34 ans !, a un réel talent de scénariste et de metteur en scène, et sait raconter l'histoire la plus simple en lui conférant cet espèce de charme un rien désuet qui en fera un classique. De ses six premiers films, seuls quatre nous sont parvenus : Sixième Sens, Incassable, Signes et maintenant Le Village. Point commun à ces films, le cliffhanger est presque toujours déroutant et d'une formidable intensité. Si Signes est sans doute le plus faible des quatre, notamment à cause du final ressemblant à un mauvais X-Files et à Mel Gibson en preux chevalier de la foi un rien douteux, Le Village redresse intelligemment la barre, avec un cliffhanger ouvert sur une réflexion sociétale et politique, bien différente de ses précédents films. Pour autant, le film ne se limite pas à final déroutant, mais vaut pour sa formidable mise en scène, son travail génial des couleurs et ses atmosphères proches de la série Le Prisonnier. Tout le génie de Shyamalan tient dans la force de ses suggestions, sa force de faire appel aux peurs les plus élémentaires, ici le bois dissimulant l'horreur et la menace extérieure... Autre talent du réalisateur d'origine pakistanaise, savoir s'entourer d'un casting ad hoc. Là encore, tous les comédiens sont au diapason, de Joaquin Phoenix, introverti et intense, à la découverte Bryce Dallas Howard, au sourire de Julia Roberts et à l'intensité de Mia Farrow, en passant par tous les rôles des anciens, le shakespearien William Hurt, la royale Sigourney Weaver, au dense Brendan Gleeson. Tous campent des villageois trop heureux pour être honnêtes. Enfin, saluons l'espèce de fidélité qui semble pousser Shyamalan à vouloir exploiter tout le potentiel de ses comédiens. Il a offert à Bruce Willis deux de ses plus beaux rôles et nous offre à voir le talent de Joaquin Phoenix, parfait, après avoir joué le frère un peu simple de Mel Gibson dans Signes et le César obsédé de pouvoir et de sa sœur dans Gladiator. Rien que pour ce comédien admirable, le Village mérite d'être vu...


Répondre

De AlHolg, le 22 août 2004
Note du film : 1/6

"Mauvaise couleur."

 - film - 9643_9
Avec ce sixième film de M. Night Shyamalan, il faudra bien admettre que l'imaginaire du réalisateur est limité, borné... et donc, qu'il a tendance à se répéter. Lorsque The Village a été annoncé et que son synopsis a circulé, on pouvait s'attendre à une reprise de la thématique de Signs (l'ennemi dehors et nous dedans), mais dans un traitement original et sérieux. En réalité, le film est une farce maladroite et, pour tout dire, on s'ennuie ferme. Et de regretter cette mobilisation de talents pour une intrigue aussi plate.
Je serais tenté de dévoiler ici les tenants et aboutissants (le pluriel s'impose-t-il ?) du film. Je me contenterais des tenants. Une communauté, aux allures presque mormones, vit isolée dans une grande clairière entourée d'un bois. Un conseil des anciens l'administre dans une apparente harmonie démocratique. Un mirador est dressé à l'extrémité du village et une veille nocturne y est organisée. Car des créatures effrayantes peuplent la forêt où nul ne peut se rendre. La couleur rouge est prohibée car elle attire "ceux-dont-on-ne-parle-pas" ; le jaune est, à l'inverse, protecteur et les arbres qui bordent le bois portent un étendard de cette teinte. La paix semble régner mais on retrouve des animaux morts et dépecés, ce qui pourrait traduire un trouble chez les mystérieux habitants des bois. Lucius Hunt (Joaquin Phoenix) est tenté de braver l'interdit et de faire une ballade en forêt. Peut-être en réaction à ce geste sacrilège, une des créatures pénètre nuitamment dans le village où les habitants, avertis, sont réfugiés dans les sous-sols. Kitty Walker, la fille d'Edward Walker (William Hurt), l'un des anciens les plus influents, est éprise de Lucius mais celui-ci ne répond pas favorablement à son amour. Il aime, en effet, la jeune soeur aveugle de celle-ci, Ivy (Bryce Dallas Howard), auprès de laquelle il se déclare après que Kitty se soit mariée. Mais Noah Percy (Adrien Brody), un attardé mental très proche d'Ivy, poignarde Lucius par jalousie. Lucius est à l'article de la mort ; seul des remèdes, cherchés dans la ville de l'autre côté de la forêt, pourrait le sauver. Ivy se propose pour accomplir cette mission.
 - film - 9643_5
Entre Signs donc et un certain Pacte des loup (en ai-je trop dit ?!), The Village ne tient aucune de ses promesses. La révélation du mystère qui entoure cette communauté est décevante, la photographie est plate, avec des choix de plans et de focales contestables, la thématique de couleurs est mal exploitée et les excellents acteurs deviennent comiques en défendant ce scénario et ces dialogues médiocres. Kirsten Dunst, qui devait initialement jouer le rôle d'Ivy, a été bien inspirée de renoncer au film, même si elle avait une bonne raison (un autre tournage). Quand on sait que Shyamalan évoque King Kong comme inspiration pour son film, on ne peut que lui donner un précieux conseil : se mettre à l'adaptation ou choisir, dorénavant, un bon scénariste... Cooper et Wallace s'étaient mis à deux pour imaginer les aventures de leur singe géant !


Répondre


Valid XHTML 1.0!

Hit-Parade
Installez Firefox
Location DVD online
Louer vos films sur internet
en DVD, VOD ou Blu-ray
Louer DVD online
Accueil - Version haut débit

Page générée en 0.23 s. - 8 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter.