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Voici les derniers messages de ce forum :

Découverte de qualité !


De fretyl, le 27 mai 2017 à 17:31
Note du film : 5/6

Dans le rôle de Abel Davos, Ventura ne m'attire aucune sympathie mais dans certaines scènes une forme de pitié… Dans le registre de l'homme traqué il n'a jamais été aussi émouvant que dans Classe tous risques ; père de famille qui se retrouve avec ses enfants à dormir sur une plage marseillaise, abandonné par tous, et surtout par la pègre, se battant sans grands espoirs pour vivre encore un peu… Dans la réalité Abel Davos qui a bel bien existé, mais qui s'appelait en réalité Abel Danos était un ancien gestapiste qui avait travaillé pour Bonny et Lafont et ensuite Pierrot le fou (Pierre Loutrel) ; dans Le Gang de Jacques Deray c'est Maurice Barrier qui lui prête ses traits.
Eh ben d'après André Pousse et grâce à une hallucinante interview de lui de Raphael Mezrahi qu'on trouve sur le net mais hélas pas dans son intégralité (30 minutes) lorsqu'il était coureur cycliste pendant l'occupation Pousse eut l'occasion de rencontrer Danos et celui-ci fit libérer de la Gestapo plusieurs amis de Pousse qui avaient été arrêtés, eh ben Pousse disait dans l'interview ne pas regretter d'avoir côtoyé ce monstre !


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De Nadine Mouk, le 27 mai 2017 à 17:28
Note du film : 4/6

Bouuuuuuuuuuuh ! Mais c'est qu'il mordrait notre Fretyl ! Quand je dis que Ventura est sympathique, j'entends par là que , d'abord, ce n'est pas un tueur professionnel. Nous ne sommes pas dans Big guns. C'est juste un homme qui veut venger la mort de sa femme. Qui le lui reprocherait ? De plus, il ne cherche pas à tuer le témoin. La preuve : il aurait largement pu le pousser sous les rails du métro et ne le fait pas. Cette scène est flagrante . Ventura ferme les yeux et renonce…. Il veut juste lui expliquer, lui raconter l'histoire. Il le lui dit, d'ailleurs, à un moment donné: "-Il faut que je vous explique ! Je veux juste vous expliquer ce qui s'est passé…-". Après c'est le récit d'un triste engrenage, rien d'autre . Abel Davos de Classe tous risques est un pourri de première, rien à voir ! Au même titre que Gu Manda dans Le deuxième souffle . Je n'ai aucune sympathie pour ces merdes là ! En revanche, oui, j'avoue que j'ai une certaine empathie pour ce personnage dépassé par ce qu'il a fait . Ancelin n'est pas un tueur ! C'est un engrènement de malheureux hasards qui le conduisent dans cette course effrénée. Et puis, un salaud sans états d’âmes ne venge pas sa femme, mon cher frétyl : Il s'en fout ….


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Chasse à l'homme classique, mais non sans intérêt


De David-H, le 10 février 2007 à 23:04

Alors que Lino Ventura n'était véritablement connu du grand public que depuis une année, grâce notamment, au 'Gorille vous salue bien' et au 'Fauve est lâché', certains critiques craignaient pour l'acteur qu'il ne quitte plus jamais ses personnages de « brute dégénérée ». Heureusement, l'acteur dirigea ensuite sa carrière de manière exemplaire, devenant parfaitement éclectique.

Dans un Témoin dans la ville', Ventura campe un homme ayant loupé de justesse un crime parfait, seul un taximen (Franco Fabrizi, vu dans 'I Vitelloni', 'Le Petit baigneur' et 'L'homme-orchestre') apparaissant comme l'unique témoin de sa culpabilité. Prisonnier de cette situation, il s'obstine à retrouver cet homme, qui songe plus à conquérir sa standardiste Sandra Milo). S'en suit alors une chasse à l'homme classique, mais dont on ne se lasse jamais. L'occasion se présente alors de découvrir la vie nocture parisienne de la fin des années cinquante, si captivante.

Voitures, taxis, métro, le Jardin d'Acclimatation: cet ensemble documentaliste régénère et offre un nouvel intérêt à cette histoire finalement simple. Si l'on s'aperçoit que rien n'a fondamentalement changé dans le métro en un siècle, les premiers radio-taxi poussèrent à cette époque-là aux oubliettes les vieux (mais si charmants) indépendants fonctionnant encore au pifomètre, comme l'un d'eux le précise si poétiquement dans le film.

Un parfum noir, nostalgique et agréable plane tout au long cette fiction, signée Edouard Molinaro, qui retrouvera Lino quatorze ans plus tard, dans 'L'emmerdeur'.


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