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Un "Star wars" pauvret


De fretyl, le 11 février à 12:15
Note du film : 0/6

En effet un de mes plus mauvais souvenirs de James Bond. Je crois d'ailleurs que je n'avais pas regardé le film en entier.

Je l'avoue, très peu de James Bond après la démission de Sean Connery ne m'ont emballé. Mon James Bond préféré reste pourtant l’étonnant Au service secret de sa majesté avec Georges Lazenby. La poursuite de la série avec Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan etc, sont à dix mille kilomètres du 007 que l'on pouvait aimer à ses débuts.


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De Impétueux, le 8 février à 15:44
Note du film : 1/6

Plus Moonraker avance, plus le film se délite, devient ridicule, patauge dans l'ennui et s'achève dans un gros pudding sans consistance ni intérêt. C'est évidemment regrettable puisque, dans ce type d’ouvrages, ce sont souvent les séquences finales qui laissent dans la tête le bon ou le médiocre souvenir qu'on conserve d'une projection. Ce onzième opus d'une série inusable, mais éculée ne se distingue pas de tous les avatars qui ont suivi les cinq ou six premières adaptations : surenchère de scènes spectaculaires, personnages rigidifiés (momifiés, dit excellemment Tamatoa), jolies filles de plus en plus interchangeables, intrigues de plus en plus tirées par les cheveux et méchants de plus en plus paranoïaques, mais de moins en moins crédibles. Et d'ailleurs, à mes yeux, le pourtant toujours remarquable Michael Lonsdale ne creuse pas un sillon à la mesure de son immense talent.

Ça ne commence pourtant pas mal. Si invraisemblable qu'elle est dans son déroulement, la chute libre du pré-générique est réussie et assez grisante ; la mise à mal de Bond dans la centrifugeuse destinée à entraîner les spationautes est un original moyen de torture ; la photogénie de Venise éclate toujours aussi fort, celle de Rio n'est pas mal non plus, sans même parler du château étasunien du méchant, qui est en fait Vaux-le-Vicomte, pour les extérieurs et Guermantes pour les intérieurs.

Il y a même une excellente séquence, digne des premiers tomes de la série : celle de la chasse, où Bond (Roger Moore, l'ai-je dit ?) invité par le sinistre et courtois Drax (Michael Lonsdale) à tirer le faisan – et en fait à se faire assassiner – fait mine de rater le volatile qui lui est promis mais de ce fait décanille le tireur dissimulé dans un arbre qui le visait. Et immédiatement ensuite la pauvre et charmante Corinne Dufour (Corinne Cléry) est poursuivie et dévorée par deux épouvantables dogues.

Même si on se doute à l'avance de son déroulement et de sa conclusion, la bagarre dans le musée (ou magasin, je ne sais plus) de verrerie de Murano est une assez jolie idée, spectaculaire et sonore, mais on peut trouver que les vitrines, censées protéger efficacement des pièces rares et délicates sont aussi peu résistantes que des carreaux ordinaires. La musique, de l'éternel John Barry est une grande réussite et le thème, interprété (après ceux de Goldfinger et des Diamants sont éternels) par Shirley Bassey reste durablement en tête.

J'ajoute qu'on a plaisir à retrouver l'épouvantable Jaws (Richard Kiel), son large double-mètre et sa mâchoire métallique, mais il est plutôt moins bien utilisé que dans L'espion qui m'aimait, deux ans auparavant.

Mais dès qu'on part dans l'espace, qu'est-ce qu'on s'ennuie, qu'est-ce que ça tire à la ligne, qu'est-ce que c'est clinquant et niais ! On a dépensé une véritable fortune pour construire, dans le studio français d'Épinay, une station spatiale tonitruante et assez ridicule, comme l'est la fin du film, qu'on salue d'un bâillement de soulagement…


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