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Bon, enfin un western français !


De Tamatoa, le 29 juillet 2014 à 01:52
Note du film : 2/6

La dernière ligne droite pour Christian-jaque et la fatigue se fait ressentir. Rien de bien folichon ces Pétroleuses. On a souvent l'impression de voir Les charlots avec de bien jolis décoltés, mais ça ne va pas beaucoup plus loin. Une distribution au rabais, pardon pour eux, qui ne relève guère un ensemble essoufflé, pâle et sans idées. Elles sont fort jolies et puis ? Seules, les pupilles …Parce que pour la parlote, ni Audiard, ni Jeanson, ni Pascal Jardin. Je suppute que Boulanger s'y est collé mais à l'heure de la sieste. Pour ce qui est du côté western, il ne manque rien. Les colts crachent le feu, la dynamite explose, les saloons déversent des tonnes bière et la grand'rue est bien étudiée. Mais si les deux actrices n'étaient pas tant en forme(s), on se demanderait bien pourquoi on a voulu à tout prix situer cet ennui dans l'Ouest Américain. Parce que pour ce qui leurs arrive, un square à Montélimar aurait largement suffit. Elles y auraient cherché une mine de nougats, voilà tout. Seuls leurs bronzages impeccables en auraient souffert mais peu importe. Car même si Christian-Jaque a quand même gardé le goût d'une mise en scène efficace, cette pauvre histoire de terrain pétrolifère est chiante comme la pluie. L'érotisme est là, certes, pour la joie des grands et surtout des plus petits puisque le film est censé leur plaire. Ce n'est pas L'Empire des sens mais les poignets ont été mis à rude épreuve. Bardot et Cardinale sont des bombes. Que ces bombes se retrouvent dans un western, ça peut se concevoir. Viva Maria où elles jouaient de la mitrailleuse irlandaise est encore tout chaud. Mais un western français ! Et là, le ridicule est à son comble. Un western français : et pourquoi pas Godard aux manettes de Mon curé chez les nudistes ? Bien sûr, Robert Hossein est un des précurseurs du western européen dans sa forme moderne avec Le gout de la violence en 1961, soit 3 ans avant Pour une poignée de Dollars. Il est aussi l'auteur d'un des meilleurs westerns Français avec Une corde un colt, film dédié amicalement à Sergio Leone. Mais l'idée du concept du western français a fait long feu… Tout sonne faux dans ce film. Et le sourire ravageur de ces donzelles n'arrive pas rattraper le coup.

Par contre, il y a quelqu'un qui, comme un miracle, comme une fleur au milieu des ruines, vient tout à coup nous mettre une sacrée gifle ! C'est Micheline Presle qui, descendant l'escalier du saloon, nous interprète, et de quelle manière, "La vie parisienne"… C'est magnifique ! J'entends encore les notes plaintives du vieux piano mécanique qui accompagnent la nostalgie de cette belle actrice. Elle nous prend à la gorge avant que ne repartent les Les Charlotes pour d' autres navrantes aventures. C'est bien le seul intérêt de ce film. Ça et, disons le, quatre nichons célébrissimes qui nous donnent le torticolis tant les dentelles sont nos ennemies… Mais c'est bien tout !

Sur ce, Messieurs, je vous souhaite un bel été et je vous donne rendez vous à la rentrée. Bonnes vacances à tous !.


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De Frydman Charles, le 16 juillet 2010 à 19:48

Un Duo un peu dans le style de Viva Maria, mais je préfère de loin le film de 1965.


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