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Oeuvre phare de la fin de carrière de Henry King


De vincentp, le 7 avril à 23:18
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Revu via le blu-ray qui vient d'être publié. L'oeuvre est magistrale, témoigne d'une maîtrise absolue de l'écriture cinématographique. Les deux acteurs principaux, la photographie, la musique, les plans sont optimisés au service d'une vision de l'univers, que l'on pourrait qualifiée de mystique, construite à partir d'éléments religieux, empruntés à différentes croyances. King intègre des concepts de la philosophie orientale. Un propos délivré de façon douce, feutrée, sans emphase, qui peut désorienter certains spectateurs. A mon sens, l'oeuvre d'un très grand artiste, portée très efficacement par les moyens importants de la XXth Century Fox.


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De vincentp, le 11 décembre 2014 à 23:40
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Mélodrame réalisé en 1955, produit par le studio Twentieth Century-Fox, reposant sur un scénario et des dialogues très élaborés, brossant un portrait de personnages aux psychologies complexes, développant un nombre considérable de thèmes sociaux et politiques. C'est un exercice difficile, avec ici à la clé un résultat particulièrement intéressant. La collaboration très complémentaire de Henry King pour la mise en scène, Leon Shamroy pour la photographie, et Alfred Newman pour la musique (récompensée par un oscar), constitue un des points forts de Love Is a Many-Splendored Thing. Jennifer Jones et William Holden portent parfaitement les habits des deux personnages principaux. Les décors extérieurs de Hong-Kong de 1955, les décors intérieurs et les costumes (une nomination aux oscars pour la "meilleure direction artistique", et l'oscar pour la "meilleure création de costumes") sont au diapason.

La mise en scène de King est classique, sans effets, à la limite de l'austérité, voisinant l'académisme. Pourtant, elle crée régulièrement de l'émotion, et donne une ampleur dramatique croissante au récit, jusqu'au final paroxystique. Les dix dernières minutes sont exceptionnellement réussies, le savoir-faire des uns et des autres étant totalement optimisé. Une vision du monde est exprimée dans cette oeuvre. Cette vision est parfaitement décrite sur Wikipédia. Sur le plan stylistique, King semble très linéaire. Sa manière de filmer, tributaire du modèle hérité de Griffith, éclaire un ordre naturel et immuable du monde. Contemplative, sa vision est essentiellement concernée par la place de l'homme dans l'univers. King, maître de l'americana comme Ford, en diffère parce qu'il demeure étranger à la démesure et au sentimentalisme fordiens. Ses réalisations évitent l'aura du mythe au profit du réalisme et même de la cruauté.


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