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Film noir et lyrique


De vincentp, le 16 janvier à 09:55
Note du film : Chef-d'Oeuvre

On Dangerous Ground fait de la neige une héroïne allégorique de la condition de ses personnages. (Jubowski).

Très bonne analyse de Jubowski publiée ci-dessus, en 2007 (dommage que ce contributeur avisé ait quitté le navire dvdtoile). La neige, le cadre climatique (terres désolées, ciels sombres) participent effectivement à l'intrigue. A la fin du récit, le sol est zébré de neige et de terre : peut-être que Ray souhaite évoquer le fait que les personnages ne sont ni complètement coupables, ni complètement innocents.

La maison dans l'ombre ne comporte pas d'effets spéciaux, ni d'images hyper-léchées, comme le cinéma contemporain peut nous le proposer. La puissance de l'oeuvre repose sur des fondamentaux : mise en scène, scénario, dialogues, interprétation, musique… Tout est parfaitement réfléchi, agencé, jusqu'à la typographie des génériques d'ouverture et de conclusion.


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De vincentp, le 15 janvier à 23:02
Note du film : Chef-d'Oeuvre


Une oeuvre revue ce soir en dvd pour un avis révisé à la forte hausse. On Dangerous Ground est une oeuvre parfaite, l'un des meilleurs films noirs des années 1950, se situant parmi les plus belles réussites de Nicholas Ray. Le récit, particulièrement élaboré, progresse à toute vitesse, avec des nuances glissées à chaque instant. La forte densité des idées intégrée au scénario est la marque de fabrique de Nicholas Ray (cf La femme aux maléfices). A un monde brutal, violent, urbain, caractérisé par des normes rigides, une criminalité, s'oppose un autre univers : rural, mais aussi mystérieux, équivoque, indéfinissable, influencé par les éléments du cosmos. Des comportements humanistes permettraient d'y bâtir une vie meilleure.

On retrouve dans On Dangerous Ground les personnages décalés dans leur environnement, marginaux, rêvant à un monde meilleur, propres à l'univers du cinéaste. Ces personnages et leur mode de représentation -utilisation par exemple de miroirs- évoquent d'autres films du cinéaste comme Party Girl. La mise en scène de Nicholas Ray est brillante, écrase par sa qualité extrême, celle de nombre de cinéastes hollywoodiens des années cinquante (voir à titre de comparaison le pénible La chevauchée des bannis dans un cadre comparable). La musique de Bernard Herrmann, frénétique, romantique, préfigurant celle de North by Northwest, est parfaite. Comme la direction d'acteur (Robert Ryan et Ida Lupino trouvent là l'un de leurs meilleurs rôles). Du grand art !


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