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La déchéance du fanfaron...


De Arca1943, le 11 octobre 2009 à 01:49
Note du film : 5/6

« En attendant je suis assez assez étonné que Ferreri ait pu osé tirer sur la comédie à l'italienne, dont il était l'un des maitres. »

Je pense qu'aux yeux de réalisateurs comme Marco Ferreri, ou encore Elio Petri – autre participant à la comédie à l'italienne qui crachera dessus plus tard – intellectuels habités par des ambitions d'auteur et qui étaient aussi très, très à gauche, je crois comprendre que pour eux, réaliser une comédie à l'italienne comme Le Lit conjugal ou Il maestro di Vigevano – tous deux de 1963 – c'était quand même "faire des concessions au système", c'était quand même se soumettre à la méchante machine industrielle, chose qui leur semblait sans doute inévitable en début de carrière ; c'était un peu s'abaisser, tout en s'efforçant de faire passer certaines de leurs vues via un genre "commercial" auquel il fallait se plier en attendant mieux. Ce genre de condescendance reflète hélas l'attitude générale des intellos italiens de l'époque (à de rares exceptions près comme Leonardo Sciascia à gauche et Fruttero et Lucentini à droite). Dans le même esprit qu'Antonioni qui demandait à Risi en 1961 : « Pourquoi fais-tu ce petit cinéma ? » Une mentalité qui ne manquait pas d'équivalents en France à la même époque, si j'ai bien compris.

Mais peu importe, vous m'apprenez surtout que Le Mari de la femme à barbe est sorti en DVD ! Je ne l'avais pas vu passer, celui-là. Je ne l'ai pas vu, mais comme c'est de la même année 1963 avec la même star Tognazzi, ça a des chances d'être dans le même ton que le précédent.


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De fretyl, le 10 octobre 2009 à 23:59

J'ai acheté récemment Le mari de la femme à barbe de Ferreri avec le même Tognazzi. Je le regarderais demain et vous dirais de quoi il en est. En attendant je suis assez assez étonné que Ferreri ait pu osé tirer sur la comédie à l'italienne, dont il était l'un des maitres. J'irai même jusqu'à penser que ce qui valorisait le cinéma de Marco Ferreri c'était uniquement cette idée de mélanger la comédie à la tragédie. Que ce soit dans La grande bouffe ou dans Liza.
La seule fois ou Ferreri a abandonné cette singularité, pour ne plus se concentrer que sur l'aspect uniquement symbolique et métaphorique de son œuvre ; ça a donné La dernière femme.
Film extrêmement assommant ou la catachrèse veut, qu'un homme castré devienne une femme !


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