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Du Coq aux âneries..


De rocafortis17, le 4 avril 2012 à 18:26
Note du film : 4/6

Et bien voilà, attelons nous à la réponse pour ce film "Pouic-Pouic" et Louis De Funès. Effectivement c'était un beau film qui comprenait tout ce dont on attend au théâtre dans cette comédie. Avec des acteurs qui jouaient bien et étaient bien à leurs places. Il ne m'était pas venu d'en parler car, comme vous le dites aussi, De Funès, on aime ou on déteste; je ne vais pas jusque là, mais je ne l'aimais pas beaucoup. Je n'aimais pas ce jeu de sauteur et frappeur sur les autres. Je ne voyais ce jeu pour un acteur. Je ne comprenais seulement qu'il avait besoin d'un faire-valoir, aussi je regardais peu ses films. Il n'y a que bien plus tard après son décès que je me suis renseigné sur sa façon de jouer, que j'ai regardé de plus près et vu que je m'étais trompé. Je n'avais pas vu la qualité de son jeu où je n'avais vu que des grimaces. Je suis passé à côté d'un bon acteur que j'aurais pu admirer en temps réel. Mais voilà, c'est ainsi. Je m'en excuse, et maintient qu'il jouait bien, en solo et avec les autres acteurs. Il faut le coup d'œil pour le voir.


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De Tamatoa, le 3 avril 2012 à 20:10
Note du film : 4/6

A l'occasion de la reprise de la pièce de théâtre,


au théâtre des Bouffes Parisiens, avec Valérie Mairesse reprenant le rôle de Maillan au cinéma, j'ai revisionné le notoire et fameux Pouic-Pouic de Jean Girault sorti en 1963. Et ma première surprise est de voir que pas un internaute n'a encore parlé de ce film pourtant célébrissime.

Tirée d'une nouvelle écrite par Jean Girault lui-même et intitulée Sans Cérémonie, la pîèce fut montée en 1952 au théâtre Daunou avec Albert Préjean en vedette, de Funès jouant alors le rôle du valet de chambre. En 1963, Jean Girault demanda au petit excité prometteur de reprendre le rôle vedette pour le cinéma. Ce fut là leur toute première collaboration qui en appela bien d'autres. Et je n'ai pas boudé mon plaisir en revoyant ce film. Un scénario qui tient bien la route, permettant moults rebondissements, et des acteurs fort sympathiques, dansent, chantent et bondissent de tous côtés. Courteline, Feydeau s'entrecroisent avec une spontaneité délirante. Sans compter sur les complots avec force péripéties qui se trament à l'encontre d'un amoureux transi qui tombe à pic. Outre De Funès et Maillan déjà bourrés de talent, une jolie Mireille Darc donne la réplique à un Claude Nicaud alors en pleine gloire avec la série télévisée L'inspecteur Leclerc enquête. (Très prisée par le public à l'époque, la série n'a pas résisté au passage du temps. J'ai acheté le premier coffret de la saga. Et il y a des choses qui faut laisser à notre mémoire…). Un Guy Tréjan toujours ambigu, artiste touche à tout (Que n'a t'il pas fait dans sa carrière ?) mais plus à l'aise dans le léger, sans oublier le "très grand" Christian marin ("-Le sombrero, ça fait parasol…-") qui deviendra Le Gendarme Merlot et un très jeune Roger Dumas qui se contentera d'être un deuxième voire troisième rôle au cinéma mais qui assumera une brillante carrière théâtrale. Et pour le côté exotique de la chose, signalons la très sensuelle Yana Chouri, brune et aguichante à souhait.

C'est elle qui, dans Le grand restaurant et sous le nom de Maria-Rosa Rodriguez, assurait la sécurité du Président Novalès. Peut'on rêver plus joli garde du corps ?

Bref ! Tout ce petit monde s'amuse franchement en noir et blanc (le film colorisé est une horreur !) et nous fait rondement rire autour d'une concession dont il faut absolument se débarrasser. Bien sur, De Funès…Doit on, est' il indispensable de refaire une fois encore le procès de l'histrion bondissant ? On aime ou on déteste. Moi j'adore. Surtout très bien entouré comme c'est le cas ici. Et surtout fort bien dirigé par un Jean Girault très pointu. Ca n'a pas toujours été le cas. Et même si l'acteur a très vite toisé les ordres des différents metteurs en scène avec qui il a travaillé, il avait besoin, comme les autres, d'une bonne direction. Le talent ne fait pas tout. La grande vadrouille, c'est De Funès, certes, mais c'est surtout Oury, ne nous y trompons pas. En tous cas, ce Pouic-Pouic là, est le beau résultat d'une association reussie.

C'est gai, ça bouge bien. Les portes claquent comme au théâtre. Du cinéma un peu ringard et bon enfant, comme je l'aime. Il y vente un courant d'air bien frais même si le film a quelque peu (un tout petit peu) vieilli. Bien des films de cette époque sont de cet accabit sympathique. Et devant les âneries d'aujourd'hui genre Les Clefs de bagnole, Beur sur la ville ou Halal police d'Etat, ce coq là n'a pas à rougir…


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