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Pari à demi tenu car au fond impossible, mais...


De vincentp, le 3 novembre à 22:13
Note du film : 5/6


5.4/6. Découvert ce soir sur grand écran à l'occasion de la rétrospective intégrale Mauro Bolognini à la Cinémathèque française (une quarantaine de films projetés en un mois, pour des Stakhanov type Arca1943). Senilita (1962) est effectivement un excellent film. Il sera difficile d'argumenter dans un sens contraire ! J'ai l'impression subjective toutefois que la seconde partie est trop sombre et ne renouvelle pas suffisamment les thèmes et les idées de la première partie. Les qualités de l'oeuvre sont néanmoins globalement très élevées : aspects sonores et musicaux (admirables, une nouvelle fois), photographie, et cadre social en arrière-plan. Fluidité de la mise en scène, gestion de l'espace également. Les plans intégrant les personnages dans leur cadre social peuvent être observés et scrutés comme des cas d'école. Utilisation optimale des décors extérieurs et intérieurs. Le raffinement et l'élégance de la forme, la rigueur du traitement du sujet (un drame axé sur les difficultés de maîtriser les pulsions de son corps ou de ses sentiments) sont celles d'un cinéaste (et d'une équipe) de premier plan. Ce film est à découvrir impérativement pour ceux qui ne le connaissent pas. A mon avis, il s'agit d'un classique situé qualitativement juste en dessous des très grands films du cinéma italien (un peu comme Les jours comptés de Elio Petri ou Journal intime de Zurlini, tous deux également réalisés en 1962).


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De Arca1943, le 8 juin 2008 à 00:44
Note du film : 4/6

…dans mon souvenir, cette adaptation de Senilità, le chef-d'oeuvre littéraire du grand Italo Svevo, est un bon film. Claudia Cardinale convient parfaitement au personnage et Anthony Franciosa, que je trouve généralement bien pâle, est assez surprenant dans le rôle central, en tout cas bien meilleur que d'habitude.

Le calligraphisme est un mouvement du cinéma et de la culture italienne assez difficile à définir, peut-être parce que l'étiquette – souvent voulue péjorative, par opposition au style direct et sans apprêts du néoréalisme – a été décernée un peu arbitrairement à des oeuvres somme toute disparates. Mais si l'on considère que l'on a qualifié ainsi des films qui vont de Piccolo mondo antico de Soldati au Jardin des Finzi-Contini de De Sica, on avouera qu'il y a moyen de tomber en pire compagnie ! En gros, serait calligraphiste – par allusion, évidemment, aux belles pages d'écriture – un type de cinéma à la composition picturale très "léchée" et concertée, qui tend un peu à privilégier la forme sur le fond et trouve ses sujets de prédilection dans la reconstitution historique plutôt qu'au présent de l'indicatif. C'est une forme d'académisme, si l'on veut – mais d'autres diraient : de classicisme.

Enfin bref, quoique difficile à définir, avec Senilità débute la période calligraphiste de Mauro Bolognini : pas celle que j'aime le plus, mais celle qui plaît le plus aux critiques (et à Verdun, dont je sollicite ici le vote !).

Un des points forts de Bolognini – toutes périodes confondues – était d'être un champion du repérage (et aussi des scènes tournées à la sauvette sans permis !) et un des aspects du film qui m'est resté de ce film, c'est Trieste, où Sénilità fut tourné et qui est une ville tout à fait particulière, belle et un peu étrange, dont l'atmosphère imprégnait tout le film.


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