Accueil
Voici les derniers messages de ce forum :

Avis


De Steve Mcqueen, le 26 avril 2010 à 09:04
Note du film : 6/6

Note ajustée : 5.8/6…. 4 ans après la bombe "Infernal Affairs", Mak et Keung reviennent sur les lieux du crime, et ça fait mal, très mal….

D'une sophistication extrême, constellé de moments de grâce et zébré d'éclairs de violence, "Confession of Pain" (quel superbe titre anglais….) est un éblouissant polar d'une noirceur insondable, dans lequel Mak et Leung explorent les tréfonds de l'âme humaine pour en extirper les dernières miettes d'humanité. Résultat : un coup de burin monstrueux en plein coeur, qui trouve son rythme dans un tempo langoureux, alternant longues plages comtemplatives et soudaines trouées brutales….

Le film est d'abord une ode nocturne à la Mégalopole, faiblement éclairée par la lumière glauques des néons vacillants, ses rues jonchées d'ordures, ses putains au grand coeur, ses bars remplis d'effluves nicotinées….

Le film est littéralement porté, transcendé par ses deux acteurs principaux. Takeshi Kaneshiro, sur le fil du rasoir, entre coups de coeur et de gueule, accès de fièvre et de violence, est aussi convaincant dans la tendresse refoulée que dans le désespoir le plus profond, dans le pétage de plombs éthylique que dans sa relation touchante avec une jeune serveuse, mignonne et écervelée. Tony Leung, époustouflant dans "Infernal Affairs" (aaaah…ce jeu du chat-et-de-la-souris avec talentueux Andy Lau), son talent atomisant l'écran chez John Woo( l'inégal "Hard Boiled", l'autobiographique "Bullet in the Head") et chez Wong Kar-Wai ("Les cendres du temps " et "Chungking Epress"), électrisant le superbe "Longest Nite" et sauvant en partie le très ennuyeux "2046", est parfait en flic "borderline", auteur d'une machiavélique machination liée à une vengeance personnelle….

…Kaneshiro qui rentre chez lui, s'asseoit sur le lit, embrasse sa copine sur la bouche, soulève le drap et s'apErçoit qu'elle s''est tailladé les veines…. Leung qui massacre 4 hommes à coup de flingue, de couteaux, de statuette de bronze… la femme de Leung qui flippe, observée par un inconnu cagoulé….son appartement qui flambe lors d'une séquence abrasive fulgurante…. Leung, encore lui, qui se rend à l'hopital pour voir sa femme qu'il a lui-même assassinée….il retire son alliance, la remet, sort son flingue et se tire une balle à bout portant en plein front….pendant que Kaneshiro firte avec la jolie serveuse, l'embrasse,lui chuchote des mots à l'oreille, bref revit….

Beau, déchirant, magnifique….


Répondre

Installez Firefox
Accueil - Version haut débit

Page générée en 0.0019 s. - 6 requêtes effectuées

Si vous souhaitez compléter ou corriger cette page, vous pouvez nous contacter