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Les lumières de la ville


De Nadine Mouk, le 23 mai 2017 à 20:18
Note du film : 5/6

Pas grand chose à rajouter . J'ai vu ce petit boudoir à croquer hier au soir et pas la moindre indigestion. Un Bernard Blier très jeune et très brillant dans un rôle comme il en a tant avalé. Une ambiance de bistrot parisien, avec ses verres qui se remplissent pour faire oublier mille affres de la vie. Les mêmes que notre bistrotier va connaitre avec sa Blanchette Brunoy de femme, emportée par les pièges d'une vie parisienne trop sournoise. Les âmes, orgueilleuses, fourbes ou maladroites s'y croisent et partagent les mêmes liqueurs pour se retrouver dans le même oubli. Les personnages de la vie ordinaire sont bien vus et traités comme il se doit, derrière leur rempart divin : leur verre .

Le café du cadran, c'est le rendez-vous des grandes désillusions adoucies par l'alcool qui modifie la conscience et les perceptions, et de ce fait le ressenti et les comportements. Dans Le café du cadran, on est quelqu'un d'autre… Tout y est faussé. On y vient pour se perdre croyant y venir pour se retrouver. On y croise aussi des oiseaux de malheur comme ce maudit Félix Oudart, Corbeau maléfique qui donne le frisson. Seul, le magnifique et charmeur Aimé Clariond sait naviguer dans cet endroit mouvant. Le café du cadran (a-t-il vraiment existé ?) est situé juste en face du Café de Paris où on ne va que pour y paraître. Ce film est en fait assez philosophique. Tous les acteurs y sont impeccables et fort bien dirigés par un Jean Gehret qui assista Henri Decoin, encore sous le choc de son purgatoire d'après guerre . Une oeuvrette assez magistrale quand on y regarde de plus près. J'ai beaucoup aimé !


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De Tamatoa, le 4 septembre 2014 à 17:00
Note du film : 5/6

Et bien non, dites donc ! Maintenant que vous en parlez, M'sieur l'commissaire, je fais quelques petits rapprochements mais je ne vous cacherai pas que Madame Bovary est une vieille histoire dans mon vieux cerveau …Mais, effectivement, c'est assez troublant. A part que Blier ne mourra pas, seul dans son jardin mais sûrement sous la guillotine. Celà étant, Decoin et Jean Gehret ont-ils faits eux-même le rapprochement en tournant ça ? Peut-être. Et quand je repense à Aimé Clariond, le vieux beau violoneux qui séduit Blanchette Brunoy, c'est vrai qu'il aurait fait un Rodolphe de première. J'en profite pour dire, ce que je n'ai pas fait dans mon message initial, que la scène où il organise un petit concert très privé pour Brunoy dans l'arrière salle du bistrot est un pur moment de bonheur ! -Ne souriez pas !…. Il y est magnifique ! Et puis tiens : Il n'y a pas le beau qui varie, ma note aussi : je mets 5/6 à cette petite perle ! Ne serait-ce que pour em…..er mon ministre et son camembert !


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